Simple, paraît-il.
Le jour du 14 juillet je n’étais pas resté dans mon lit douillet, mais je profitais (enfin !...) du soleil, donc je n’ai pas suivi l’interview du Président pour qui j’ai voté la dernière fois (et comprenez « dernière » comme vous le souhaitez). J’ai donc seulement entendu des extraits, et je me suis dit alors que j’avais bien fait de ne pas en entendre plus. Deux exemples : les gens vivent plus vieux, donc il faut en tenir compte pour la retraite, et tout le monde, y compris les retraités seront ponctionnés ; chacune des assertions étant ponctuée d’un : chacun le comprend aisément.
Eh bien non, Monsieur le Président, malgré tout le respect que je vous dois à travers votre fonction, je ne comprends pas. Il est vrai que je n’ai fait ni HEC, ni l’ENA (la mienne avait deux « N » : ENNA !).
Il y aurait sans aucun doute moyen de prendre l’argent là où il se trouve…si l’on voulait bien s’en donner les moyens. C’est ce que réclame un éminent membre du bureau du Parti Socialiste, Gérard FILOCHE, qui demande l’embauche de 2 000 contrôleurs du fisc. Ainsi, on pourrait récupérer, au moins en partie les 80 milliards qui échappent aux recettes de l’Etat pour cause de fraude fiscale. Ceci est un chiffre syndical, mais la Commission Européenne, qu’on ne peut soupçonner de vouloir favoriser une socialisation de l’économie, parle, elle, de 50 milliards, ce qui est quand même une coquette somme qui se répartit ainsi : 32 milliards de recettes d’impôts sur les sociétés qui se perdent quelque part offshore, 15 milliards des plus riches évadés dans les paradis fiscaux. Même si la fraude à la sécu et aux prestations familiales existe à hauteur de 3,7 milliards, cela ne représente qu’environ 5% de la fraude fiscale.
Et vu le manque de personnel, les contrôles insuffisants ne parviennent à récupérer que 4 milliards.
Alors, on manque vraiment de sous pour nos retraites (car les sommes sont annuelles et sont donc perdues chaque année)?
Et ce n’est pas fini…