Soldat SARKOZY, rompez et exécutez !
C’est le dernier ordre du Medef au président à sa solde. En effet, dans le cadre du « toujours plus », les riches actionnaires ont décrété que les bénéfices n’augmentaient pas assez vite. Il fallait donc diminuer leurs « charges » sociales, c’est-à-dire les contributions de solidarité qui ne sont pas versées directement aux salariés, mais aux organismes de protection sociale.
Toujours aux ordres de ses commanditaires, le président sortant s’est empressé d’obtempérer et a ordonné au ministre du chômage (qui a l’outrecuidance de se faire appeler ministre du travail, de l’emploi et de la santé) de mettre en place ce nouveau cadeau au patronat. Mais comme il est toujours urgent de faire croire que le gouvernement tente de réduire le déficit qu’il creuse avec une application qui mérite d’être saluée, il était nécessaire de trouver d’autres sources de financement.
Et où va-t-on les trouver, selon vous ? Et bien comme d’habitude, chez les pauvres qui sont, regardez autour de vous, beaucoup plus nombreux que les riches. L’artifice, c’est d’augmenter la TVA, en la baptisant « sociale ». Il s’agit donc bel et bien d’un transfert des cotisations sociales des patrons vers les salariés. Et quel que soit son salaire, la TVA sera la même sur une machine à laver, que l’acheteur touche le RSA ou une indemnité de parlementaire.
Comme il l’avait annoncé, le président élu en 2007 est bien le président du pouvoir d’achat…pour certains. Mais peut-être espère-t-il l’union sacrée ? Certains économistes socialistes ne disent-ils pas que la TVA est l’impôt le plus juste ?
Enfin, il y a au moins une promesse qu’il aura tenue : ne pas augmenter les « impôts » (chacun entend « impôt sur le revenu »). En revanche, il demande à d’autres corps de se charger de la collecte de l’impôt ; il en est ainsi de la taxe sur les mutuelles (7% de la cotisation reversée à l’état), les commerçants (par le biais de cette TVA dite « sociale »),…Il fallait bien ça pour compenser les 300 000 riches qui ne paient plus l’Impôt Sur la Fortune !
Plus que quatre mois !
Et ce n’est pas fini…