Sont-ils coupables ?
Au début du mois, un fait divers a fait les gros titres de la presse : un bébé oublié dans une voiture était mort déshydraté. Aussitôt les parents sont accusés de maltraitance et d’indignité. Chacun a prétendu qu’il pensait que l’autre s’était occupé de l’enfant et l’avait couché. Pour avoir vécu quelque chose de presque similaire il y a une vingtaine d’années, je pense qu’on peut accorder un apriori favorable à leurs dires. Et perdre un enfant dans ces conditions est suffisamment traumatisant et culpabilisant pour les entourer de notre sympathie.
A l’époque nous habitions au centre de Bordeaux et Rose devait accompagner Estelle à la gare. Maeva, peu prompte à réagir (comme d’hab !) se décida à descendre au bout de quelques minutes et essaya de rejoindre sa mère et sa sœur sur le chemin du garage. Je continuai de vaquer à mes occupations. Lorsque Rose revint elle me demanda si Maeva s’était calmée. « Mais elle était partie te rejoindre » rétorquai-je. Eh bien non ! Panique à la maison. La nuit était tombée et je fis le chemin jusqu’au garage en regardant dans les rues adjacentes. Personne !
De retour à la maison, j’appelai Castéja (où se situait le commissariat de police à l’époque) et il me fut répondu qu’effectivement il y avait quelqu’un qui avait été ramassé dans le quartier et dont la description semblait correspondre. J’arrivai au commissariat, Maeva n’était pas fière, mais on me la remit sans même vérifier mon identité : les flics devaient être très contents de s’en débarrasser !
Tout s’était donc bien terminé, mais imagine-t-on ce qui aurait pu se passer ?
Et ce n’est pas fini…