Une bien belle manif
Nous étions incontestablement plus nombreux que le mois dernier ; mais combien ? 40 000 ? 62 000 ? 70 000 ? Attendons-nous à voir annoncer 27 000 par la police, pour qu’ils n’apparaissent pas trop ridicules et décalés. C’était de toute façon un démenti cinglant au fiel déversé par le Medef via l’IFOP et Le Figaro dans un sondage publié hier, et aussitôt dénoncé par Bernard THIBAULT, interdit d’antenne depuis quelques jours.
Il fallait voir les cheminots arrivant en cortège depuis la gare, les soignants depuis l’hôpital St André : tout cela faisait chaud au cœur. Et nous avons pu expérimenter en direct, et non plus via la télévision, les fameuses vuvuzellas. Les manifs vont y gagner du bruit !
Le salut de la bourse du travail
Nous devions (le comité haillanais de défense des retraites) défiler ensemble avec le comité départemental, mais nous avions omis de fixer un point de rendez-vous. Comme je n’ai trouvé personne, je me suis posté avant le début du cortège en attendant de les voir passer.
Au bout de dix minutes, l’Unsa (qui ouvrait le défilé), la Fsu et Sud étaient passés devant moi. Arriva ensuite la Cgt dont les militants passèrent devant moi pendant une cinquantaine de minutes, suivis de la Cfdt (dix minutes), et juste avant le parti socialiste : la Cftc.
Un grand absent comme d’habitude : FO. Je m’étonne qu’on n’ait pas applaudi les quelques militants unitaires et conscients de la nécessité d’un vaste rassemblement qui avaient osé braver l’interdiction de leur confédération et qui défilaient avec leur drapeau.
Je dus donc me rendre à l’évidence : pas de groupe haillanais, alors que nous étions tous présents à différents endroits de la manifestation. Une stratégie à revoir ?
Le COSS, comme d'habitude
Une bien belle fin. Pourtant, parmi les slogans de la CGT il y avait : "Aujourd'hui dans la rue, demain on continue". Je ne l'ai hélas pas entendu, et demain tout va continuer comme hier.
Le PG était bien visible.
Et ce n’est pas fini…