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Le blog de Bernard SARLANDIE

culture

L'homme aux lèvres de saphir

8 Novembre 2010, 22:16pm

Publié par Bernardoc

         C’est un des derniers polars écrit par Hervé LE CORRE, un auteur bordelais que j’avais découvert en 1996, alors qu’il publiait dans la Série noire un livre intitulé Les effarés (livre devenu « collector » maintenant) et qui avait pour cadre les derniers moments de « la cité lumineuse », une immense barre amiantée qui se trouvait au quartier Bacalan, au pied du pont d’Aquitaine. Hémoglobine à gogo dans ce roman, au point d’avoir choqué un ancien habitant de la cité à qui je l’avais prêté. Je l’avais apporté au printemps dernier lorsqu’Hervé LE CORRE était venu présenter ses dernières œuvres à la médiathèque du Haillan, et je l’avais fait dédicacer.

         Mais je fus attiré par la présentation de L’homme aux lèvres de saphir, un polar qui se déroulait à Paris, au XIX° siècle, et où je pensais retrouver un peu de l’atmosphère de Zola. C’est d’ailleurs ce que disait la dédicace : « …ce Paris d’antan entre Zola et Lautréamont, entre espérances d’aubes neuves et terreurs de nuits noires… ».

         Et c’est vrai que, dans ce livre de 500 pages, les descriptions des épisodes de vies ouvrières, amoureuses, policières,…dans les années 1860, vont côtoyer les peintures des crimes les plus sauvages, les plus barbares qui soient dans notre capitale napoléonienne. Ce livre est un témoignage de la solidarité qui existait entre les gens du peuple, et qui vont se trouver, malgré eux, entraînés et devenir acteurs dans des affaires criminelles sanglantes que seul le hasard leur a fait rencontrer.

         Comme dans le précédent roman, l’hémoglobine est libérée, au début par des armes blanches, jusqu’à ce que les protagonistes mettent la main sur des armes à feu, encore rares à cette époque-là chez les truands. Le suspense est mené de main de maître, et à chaque instant on se prend à espérer qu’Untel ou un autre vont en réchapper. Ce ne sera pas le cas de la majorité d’entre eux, mais la fin me fait penser à ces films de Charlot où le héros disparaît dans un rond de lumière qui devient de plus en plus petit jusqu’à disparaître.

         Maintenant, il me reste à lire Les chants de Maldoror, ce que je n’ai pas encore fait, alors que le livre faisait partie des lectures conseillées dès la 1ère par mon prof. de français.

 

Les effarés : série noire n° 2439.

L’homme aux lèvres de saphir : Rivages/noir n° 531 9€

Et ce n’est pas fini…

 

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Partons pour Pluton.

22 Octobre 2010, 00:06am

Publié par Bernardoc

C’était le titre du spectacle proposé le mercredi 20 octobre, pour la deuxième saison des mercredis du Haillan.

Gwen Aduh, alias M. JAMBOU, a reçu d’incroyables pouvoirs donnés par d’improbables Aliens. Au mépris des sarcasmes du public, il va nous démontrer tous les pouvoirs dont il a été doté depuis qu’il a rencontré les Plutoniens.

Ce pseudo professeur de physique, qui compare systématiquement son public à sa classe de 5ème B, va arriver à ébranler les plus rationnels d’entre nous, et je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu de complicité dans le public, ou alors c’est complètement délirant.

Un exemple : une spectatrice monte sur scène et va choisir parmi trois nombres, écrits par des spectateurs de la salle, l’un d’entre eux, qui sera celui de la page de l’annuaire de Paris. Comme la spectatrice est droitière, elle posera sa main droite, doigts écartés, sur la page de droite, et lira le numéro de téléphone qui se trouve au dessus de son auriculaire. M. JAMBOU donnera le nom et le prénom du titulaire du numéro ; comme le prénom ne correspondait pas, il vérifie avec la spectatrice, et c’est lui qui avait raison. Il va même donner le prénom du mari et l’appelle en direct…pour se faire rabrouer lorsqu’il force l’intimité de son interlocuteur.

Alors ? Véritable télépathie ou habile manipulateur ? En tout cas, un excellent spectacle qui a rempli le hall de l’Entrepôt.

Et ce n’est pas fini…

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Autour des années 30

7 Octobre 2010, 07:31am

Publié par Bernardoc

         C’est le titre du cycle de réflexions organisé ce semestre par l’Université Populaire de Bordeaux, « une formidable caisse à outils pour savoirs populaires ». Ces rencontres du mardi soir se déroulent au centre social du grand Parc, dans des conditions qui n’ont rien à voir avec celles d’une institution savante, et dans lesquelles il est affirmé que « le savoir n’est ni un produit, ni une marchandise. »

         Cette première séance, dont l’animation avait été confiée à l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT33 était intitulée : Lutter en Aquitaine avant 1930.

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       Après une introduction d’Anny qui brossait le tableau du contexte 1917-1930, nous nous répartîmes en quatre groupes, avec chacun des documents différents, qui devaient traiter en trente minutes de :

-         Culture ouvrière, culture patronale (Lucien)

-         Les femmes dans l’engagement social (Anny)

-         Pacifisme et révolution (Bernard)

-         Revendications et accords sociaux (Jean).

 

Ceci étant ensuite mis en commun et discuté avec l’ensemble des participants.

UPBx 003

 

Les documents utilisés dans mon groupe comportaient : une adresse de l’Union des Syndicats Ouvriers Fédérés de la Gironde aux sénateurs, députés et conseillers généraux, rédigée le 10 mars 1918 et qui faisaient des propositions pour une politique de guerre, pour la politique économique de l’heure présente et pour celle de l’après-guerre : étonnamment moderne et visionnaire, ce texte pacifiste laissait déjà entrevoir des idées qui seront reprises par le Conseil National de la Résistance.

Un autre document de 1919 indiquait combien syndicalisme et politique (socialisme) étaient étroitement imbriqués.


UPBx 004

 

Enfin, un texte de l’UD de la Gironde prônait « la disparition des armées permanentes et le désarmement général dans tous les pays ». Ce fut l’occasion pour moi de faire découvrir au groupe cette citation de Paul VALERY : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas » et de leur rappeler que le pacifisme n’avait pas disparu puisque le regretté sénateur socialiste girondin Marc BŒUF avait cosigné en 1992 une proposition de loi pour le désarmement unilatéral de la France.

Et ce n’est pas fini…

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L'université populaire de Bordeaux : une initiative inédite

4 Octobre 2010, 22:20pm

Publié par Bernardoc

Années Trente entre le noir et l'espoir : un cycle à ne pas manquer 

« Autour des années 30 » 

Tous les mardi soir à partir du 5 octobre 2010 pendant 10 semaines

de 18h30 à 20h30,

Au centre social du Grand Parc à Bordeaux -  Place de l’EuropeDétail des séances : voir site http//universitépopulairedebordeaux.asso-web.com

 

Ce cycle sera l’occasion de parcourir une autre crise, celle de 1929, au regard de notre expérience de la crise qui nous écrase aujourd’hui. Il s’agira au cours de dix séances, de retrouver une certaine histoire, un fragment de mémoire, qui n’a pas eu la diffusion qu’elle devrait. En effet, en se replongeant dans cette époque, c’est un hommage au mouvement ouvrier, aux luttes des femmes, mais aussi et surtout à cet espoir qui né de la réunion des exploités que nous souhaiterions aborder. Le cycle le permettant, les analogies entre les maux, et les mots, d’aujourd’hui et ceux d’hier ne manqueront sûrement pas. Espérons que nous serons nombreux à faire ce petit pas en arrière sur cette période pour joindre nos forces dans un saut en avant au cours d’un automne placé sous le signe de la lutte politique. (Extrait du site de l’UPBx)

 

 

L’IHS CGT 33 assurera l’animation de deux soirées :

-         1ère séance d’ouverture du cycle le mardi 5 octobre « Lutter en Aquitaine avant 1930 »

-         5e séance du cycle le mardi 2 novembre « Les années de tous les dangers pour les classes populaires en aquitaine : 1930 à 1937 »

Ces deux ateliers donnant à voir l’état du monde du travail, ses luttes, à ces époques et  principalement en Gironde.

 


♦ Des convergences intéressantes pour les salariés

La rencontre  entre L'Université Populaire de Bordeaux (UPBx) et l'Institut CGT d'Histoire Sociale de la Gironde (IHS 33) laisse apparaître des convergences intéressantes entre nos deux organisations qui se rejoignent sur plusieurs objectifs et plus particulièrement :

-         une volonté de trouver des solutions aux "crises" actuelles, entre autre en investissant le terrain du savoir, avec l'objectif de mise à disposition pour le plus grand nombre d'éléments donnant à connaître et à penser par soi-même, éléments souvent confisqués par une minorité et réservé à une autre minorité.

-         L'appropriation par tous de connaissances en matière d'histoire sociale dont le monde syndical est trop souvent le seul dépositaire.

 

Les pratiques de l’UPBx consistent à organiser des cycles de débat sur des thèmes précis, dont certains mêlant l'histoire et l'actualité, à partir d'éléments concrets et d'une mise en réflexion par groupe.

Elles sont de nature à favoriser des rapports entre les dits "savoir savant" et "savoir populaire", trop souvent séparés alors qu'ils sont en permanence en dynamique.

Le savoir dit "populaire", son rôle, trop souvent représentés comme ceux d'un monde du travail vu avec restriction, y gagneront une valorisation nécessaire et justifiée, tant à ses propres yeux qu'aux yeux des autres. Les formes de débat proposées, autant que les sujets traités étant de nature à faire sauter des barrières qui ne sont souvent que dans nos représentations respectives.

 

Au delà de la mise en lumière de connaissances diverses touchant à l'humain (faits sociaux, historiques, politiques, philosophiques, économiques, artistiques… etc.), ils sont aussi de nature à développer des pratiques collectives et individuelles permettant de réfléchir au présent et à l'avenir en construction par le rôle acteur de chacun et des luttes.

C'est une dynamique concrète pour dépasser ensemble les fatalités par une (ré)appropriation de son propre sens critique, de ses capacités, ouvrant des perspectives sur nos réalités diverses convergentes ou séparées.

 

Enfin, l’existence d’initiatives d'universités populaires, en France et dans le monde depuis la fin du 19e, le début du 20e siècle, ou à la Libération, montre des réalisations concrètes et positives, notamment entre la CGT et le milieu universitaire en direction du monde du travail, qui sont intervenues dans des périodes sociales d'ouverture et de développement.

Si rien n'est comparable car l'histoire ne se rejoue pas, on peut retenir la volonté de passage du négatif au positif des situations, le changement de regard "du noir à l'espoir" qui porte toujours ses fruits surtout quand elle passe par des actions dans l'Union.

♦ Modalités pratiques :

 

- Participation gratuite au cycle.

- Pas d’obligation de participer à toutes les séances mais c’est intéressant bien sûr pour saisir l’ensemble des questions se rapportant au thème.

- Chaque séance décline une approche particulière du thème général, à partir d’entrées diverses sur la problématique et animée par des intervenants différents.

C’est sous forme d’ateliers et de mise en recherche et en débat des participants avec les intervenants qu’elles se dérouleront.

 

- Mardi 5 octobre : Thème de la séance  de 1917 à 1930 - l’IHS CGT 33 animera la séance (Anny Gleyroux, Bernard Sarlandie, Jean Lavie, Lucien Gay).

 

- Rendez-vous sur le site de l’UPBx pour voir le détail des séances et des quatre autres cycles  qui se tiennent respectivement dans quatre lieux différents, un par jour de la semaine.


♦ Diffusez l’info, participez aux débats qui ont lieu à égalité entre intervenants et participants, mettant en jeu le savoir que chacun possède déjà et un savoir plus précis venant de recherches historiques. Pour cela alternance d’un magistral, d’un travail de recherche en groupe à partir de documents d’archives et débat collectif : la pédagogie mise en œuvre participant elle aussi à cette recherche de formes nouvelle pour que chacun  s’empare du savoir qui l’intéresse.

 

Programme du second semestre de l’Université Populaire de Bordeaux

 

Les lundis : « Les petits ateliers d’auto-défense médiatique » au centre social Queyries, rive droite.

Les mardis : « Autour des années trente » au centre social du Grand Parc

Les mercredis : "L'engagement dans la culture latino-américaine" à l'Institut Cervantès de Bordeaux

Les jeudis : « Histoire des monde musulmans » au centre d’animation Saint Michel

Les vendredis : « Un vendredi sur le zinc » au centre social Paul Bert

Et ce n’est pas fini…

 

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Choeurs et musique : une association dynamique

3 Octobre 2010, 17:33pm

Publié par Bernardoc

          Si vous vous sentez l’âme d’un chanteur, et que vous habitiez Le Haillan ou une commune limitrophe, pourquoi ne pas venir partager le bonheur de chanter avec les sympathiques membres de cette chorale ? Seule obligation : être libre le lundi soir (20h30-22h30) pour les répétitions, ce qui les prive de ma voix de ténor.

         Mais ils ne se contentent pas de chanter et ménagent des moments de convivialité, tant dans le travail que dans les loisirs.

 

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         Des échanges ou des partenariats avec d’autres chorales sont monnaie courante et je me souviens de cette animation place de la Bourse à Bordeaux avec une chorale corrézienne. Si les chanteurs avaient fait la quête, je suis sûr qu’ils auraient engrangé, mais seul le plaisir de chanter les guidait !

 

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         Au mois de juin, j’avais mis en ligne un reportage sur le courant de Huchet, en quelque sorte « la sortie de fin d’année », mais deux fois par an il y a un dimanche « chorale » avec un repas pris en commun et pour lequel chacun contribue de façon raisonnée, et cela contribue à souder un groupe véritablement mû par le même plaisir de chanter.


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         Leur engagement est régulièrement récompensé par la municipalité qui reconnaît ainsi l’apport positif à la vie de la commune.


Tous les primés

Et ce n’est pas fini…

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Hommage à Georges CHARPAK

30 Septembre 2010, 14:14pm

Publié par Bernardoc

« La main à la pâte » : quel beau titre pour encourager les enfants à s’intéresser aux sciences, une activité aussi abordable que la cuisine.

En effet, la France manque de scientifiques, mais fait-on tout ce qui est nécessaire pour susciter des vocations ? Je suis sûr que vous avez tous en mémoire le souvenir de ces profs de maths plus prompts à sanctionner les erreurs que d’accompagner le tâtonnement expérimental donnant déjà aux élèves le goût de la recherche. Nous en avons tous eu, et même nos enfants ont eu à en pâtir. Comment peut-on espérer encourager les élèves à se diriger vers des carrières scientifiques quand dès le départ ils sont enfoncés par leurs profs de maths ?

         Je me souviens, il y a quelques années, avoir feint de m’étonner lors d’un conseil de classe de 3ème : « Alors, on peut avoir la moyenne en maths en 3ème ? », ce qui venait d’arriver avec un changement d’enseignant. Et à partir du moment où on encourage les élèves, notamment en valorisant leurs résultats, les parents n’avaient plus l’occasion de débarquer dans mon bureau en me demandant ce que moi je pouvais faire pour éviter que leur enfant quitte le collège dégoûté à jamais des mathématiques et des disciplines scientifiques.

         Je pense que les choses ont évolué quand même, et lors d’une inspection groupée de mathématiques l’inspecteur de la discipline, après avoir consulté les résultats globaux du collège au Diplôme National du Brevet, a fait remarquer aux professeurs qu’ils ne prenaient pas forcément le bon chemin. Et lui savait de quoi il parlait, pas comme moi qui essayait depuis plusieurs mois de faire passer le message alors que je n’étais qu’un modeste ancien professeur d’anglais !

         Ah ! ce que j’ai pu apprécier de voir certains collégiens de ZEP, à l’initiative de leur professeur de sciences, se lancer dans des recherches et des démonstrations scientifiques, allant même jusqu’à gagner un prix qui leur a permis d’aller à Barcelone visiter le musée des sciences. J’avais eu la joie de les accompagner et ce fut un véritable moment de bonheur.

         Ou dans un autre établissement, dans le cadre des Itinéraires De Découvertes, un groupe, dans un cadre multidisciplinaire porter un projet innovant et fort avancé dans le cadre du Développement Durable.

         Merci Monsieur CHARPAK pour ce que vous avez semé !

Et ce n’est pas fini…

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Absolument débordée !

24 Septembre 2010, 08:28am

Publié par Bernardoc

         Je viens de terminer la lecture du livre de Zoé SHEPARD, qui n’est pas un chef d’œuvre de littérature, mais qui sûrement ne méritait pas d’occasionner à son auteure la sanction dont elle a été victime.

         Critique de la fonction publique ? Je ne crois pas, mais bien évidemment critique de la gabegie et de l’absence de discernement dans l’utilisation des ressources humaines.

         Elle situe son livre dans une mairie, alors qu’il s’agissait du Conseil régional d’Aquitaine. Mais en fait, que lui reproche-t-on ? De s’être inspirée de situations réelles pour écrire une fiction corrosive. Et alors ? PORTE et GUILLON ne font-ils pas la même chose avec bonheur sur une radio du service public ? Ah bon ? On les a virés ? MOLIERE, reviens, ils sont devenus fous !

         Moi qui ait passé une bonne quarantaine d’années au service du public, j’ai effectivement été témoin de situations qui n’étaient pas sans rappeler certaines de celles décrites par Zoé. J’ai participé à plusieurs concours de recrutement et il me semble que nous essayions de recruter des gens pour les mettre à leur place, et en toute équité. Je me souviens d’une fois où je faisais partie d’un jury qui recrutait ceux qu’on appelait à l’époque Ouvrier d’Entretien et d’Accueil (OEA) pour les établissements du second degré. Nous avions des candidats qui sortaient de Segpa et d’autres qui se présentaient avec un Bac+2. Et bien, toutes choses égales par ailleurs, s’il n’y avait qu’une place, nous privilégions le candidat qui avait peu de chance d’être recruté sur un autre poste. Mais après, nous ne maîtrisions plus rien quand à l’affectation. C’est ainsi que j’ai pu voir un candidat, qui avait un CAP Horticulture, nommé dans un établissement avec un grand parc et se retrouver confiné à faire exclusivement du ménage. Bel exemple de gaspillage des compétences.

         Mais le service public doit avoir une fonction sociale et montrer l’exemple. C’est pour cela que les travailleurs en situation de handicap (quel qu’il soit) doivent être accueillis et intégrés dans un travail qui leur permet de mener une vie digne, bien entendu sans brimade ni malveillance, et c’est peut-être le seul reproche à faire à Zoé.

         Quant aux recrutements par copinage, le concours était là pour les combattre, mais la décentralisation et les recrutements locaux mettent les recruteurs à rude épreuve car les pressions ou les « recommandations » sont devenues monnaie courante.

Et ce n’est pas fini…

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Les mounaques

28 Juin 2010, 13:26pm

Publié par Bernardoc

  Comme chaque été, les mounaques ont fait leur apparition à Vensac, petite commune du Médoc que nous traversons régulièrement pour aller à Euronat. Je suppose que c'est une action fédératrice à laquelle participent bon nombre d'habitants. Cette année, les mounaques se sont mises au vert, et comme d'habitude, l'humour est omni-présent.courant de huchet 001

 

Afin de revaloriser la valeur travail, il est bien normal que les écoliers participent à l'effort de transport vers l'école.

 

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Un bon moyen d'économiser l'énergie : cuire un oeuf au plat grâce au soleil.

 

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La force humaine (et cycliste !)ne sert pas qu'à faire tourner les machines à laver, mais est également bien utile pour les scieurs de long.

 

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Différents oiseaux en fonction de la nature du courrier à distribuer.

 

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La force de gravitation pour faire décoller la fusée.

 

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Le cheval ne se contente pas de tracter la caravane, il tire aussi la Twingo, bien chargée.

Et ce n'est pas fini...

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Choeur et musique dans le courant du Huchet

27 Juin 2010, 19:59pm

Publié par Bernardoc

 

  Rendez-vous ce matin à 7h15 à la Sablière d'où le car municipal devait nous emmener jusqu'à Léon, dans les Landes, pour une expérience aquatico-musicale.courant de huchet 078

  Nous partîmes par un beau soleil, et après la pluie que certains ont vue (pas moi, je dormais) pendant le voyage, nous arrivâmes sous un ciel gris et un temps pas très chaud pour embarquer au bord du lac de Léon. Nous pouvions embarquer six personnes par barque ; elles étaient manoeuvrées tantôt à la rame, tantôt à la godille, tantôt à la perche par de vigoureux bateliers.

courant de huchet 024 Nous nous éloignâmes de l'embarcadère, en une flottille d'une demi douzaine de bateaux, traversâmes une partie du lac avant d'arriver vers le chenal qui, si nous l'avions suivi jusqu'au bout, nous conduisait à l'océan. Mais c'est une balade de quatre heures et qui n'a lieu que les après midi d'été.courant de huchet 028

 

 

 

Au cours de ces deux heures de navigation, en admirant de nombreuses familles de canards ainsi que la flore très luxuriante, j'eus tout le loisir de prendre mon pied.courant de huchet 030    

 

 

 

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                 Des canards tranquilles et pourtant chassés

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Hortensia sauvage

 

courant de huchet 044Le début du courant

 

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Sous la forêt galerie...

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...le pilotage peut être sportif.

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Oui, oui, Jean-Alain, elle était bien là !

 

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Et on fait descendre les passagers pour remonter les rapides.

 

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Le centre culturel de Léon...courant de huchet 072

 

...juste à côté du restaurant qui nous a accueillis.

 

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L'aubade sur la place

 

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  Retour au lac, près de la future maison du parc naturel, qui a permis à un architecte de se faire plaisir !

 

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Et je reste des heures à regarder le lac...

Et ce n'est pas fini...

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Bourse du travail

22 Juin 2010, 15:01pm

Publié par Bernardoc

  Vous y passez souvent devant en bus pour aller à la gare ou vers Mériadeck. Mais si vous n'êtes pas adhérent de la CGT (ou d'un ancien syndicat de la FEN), vous n'y êtes probablement jamais entré. Ce lieu, inauguré au moment du Front populaire, recèle pourtant des trésors : outre une salle de spectacles, dont on attend toujours la rénovation, il abrite des fresques remarquables dont vous pouvez découvrir quelques exemples ci-dessous.

  La Bourse fait partie du patrimoine architectural de Bordeaux centré autour de la période arts-déco et qui inclut, entre autres, l'hôpital St André, les anciens abattoirs (qui ont brûlé il y a quelques années), et le collège Francisco Goya, dont l'entrée avec son parterre mosaïque, sa liste de "morts pour la France" et sa fresque ont été heureusement préservés lors de la rénovation. paris bourse eo 018

 

Les armoiries de Bordeaux

 

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Gloire aux grands hommes

 

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Tout est allégorie

 

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La République est omni-présente.

 

 Une pétition est signable en ligne sur le site de l'UD-CGT pour demander la fin de la rénovation de ce bâtiment historique.

Et ce n'est pas fini...

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