Correspondances amoureuses.
Deux grands écrivains français du XIX° siècle, Gustave FLAUBERT et Honoré de BALZAC, ont entretenu une courte ou très longue habitude épistolaire avec des femmes attirées par leur talent et leur personnalité.
C’est ce que Marie-Hélène SAINTON nous a fait découvrir hier à la bibliothèque du grand Parc.
Sa conférence commença par la présentation de la correspondance entre Balzac et Eve HANSKA, qu’elle intitulait : « Un fiancé très patient ». Et effectivement, « l’étrangère » qui contacta l’écrivain de façon anonyme dut attendre plusieurs dizaines d’années, y compris plusieurs années après son veuvage, avant d’épouser l’élu de son cœur pour un mariage qui ne dura que quelques mois avant que la mort ne terrasse Honoré.
La deuxième partie, intitulée « L’ermite amoureux ? » concernait les échanges entre Flaubert et Louise COLET, une poétesse beaucoup plus connue que l’écrivain à l’époque. Ce n’était pas du tout la même configuration que pour le premier couple qui n’attendait qu’une chose pouvoir être ensemble. Flaubert, lui, mettait beaucoup plus de distance avec son amoureuse et leur liaison, orageuse, fut beaucoup plus courte. Même si Flaubert fut très affecté par la mort de Louise, plusieurs années après leur rupture.
Avec ses talents de conteuse, Marie-Hélène nous retraça avec humour et gourmandise ces aventures amoureuses, inspirées par ou inspirant les œuvres des écrivains.
Les applaudissements furent nourris à la fin de la « performance » (pardon pour l’anglicisme) et chacun se demandait « A quand la prochaine, et sur qui ? ».
Et ce n’est pas fini…