Hard brexit ?
C'est ce qu'on entend depuis hier dans tous les médias, qui paraissent s'en étonner. Mais pourtant, c'est bien ce qui était annoncé, sinon à quoi bon avoir fait un référendum ? Il faut dire que ce n'était pas évident vu le résultat qui a surpris tout le monde, y compris les initiateurs et les militants pour cette sortie de l'Europe. D'ailleurs ces derniers ont préféré disparaître une fois leur forfait accompli. Comment on appelle ça ? De la perfidie ? Non, tout simplement de la lâcheté. En France au moins, notre président sortant a assumé jusqu'au bout son refus de renégocier les traités européens après en avoir fait un des points forts de sa campagne. Mais outre-Manche il a fallu trouver un nouveau premier ministre, comparée dès le début à la sinistre Thatcher (le modèle de certains de nos candidats), ce qu'elle se révèle bien être. Deviendra-t-elle le lampadaire cher à Renaud ?
Il nous reste donc à aider ce pays à réaliser bien vite sa séparation : que la frontière britannique se retrouve de nouveau à Douvres et non plus à Calais, les accords du Touquet devenant caducs. Cessons d'utiliser l'anglais comme langue privilégiée au sein de l'UE ; mettons fin aux contrats des fonctionnaires recrutés parce qu'ils étaient des « native English speakers ». Abandonnons l'anglais comme langue de travail dans toutes les relations intra-européennes, notamment éducatives ou syndicales. On ne va pas quand même ne pas prôner la réciprocité : nous leur devons bien ça !
Tiens, à propos de référendum, j'ai entendu Hamon parler du 49,3 citoyen ce matin ; intéressant comme promesse...électorale, dont chacun sait bien etc, etc...
Et ce n'est pas fini...