Que reste -t-il de mai 68 ?
Cinquante ans après le plus grand conflit social que la France ait connu, dans lequel se sont impliquées plusieurs générations, des étudiants mais aussi des salariés, provoquant une onde de choc qui a parcouru les générations suivantes, les « événements » continuent d’interpeller, de questionner, de déranger… La « commémoration » de 2018 ne sera pas seulement le fait de nostalgiques qui revivent avec émotion des moments exaltants ou d’« anciens combattants » qui veulent enterrer dans l’oubli « l’aventure » où ils estiment s’être fourvoyés, parce qu’ils ont changé et renié les idéaux de leur jeunesse. Le mouvement représente encore aujourd’hui une expérience riche, il fut porteur de valeurs humaines toujours d’actualité.
Il ne peut être enfermé, comme anesthésié, dans les vitrines des musées, vidé de son souffle, de son insolence, de l’espérance qu’il a nourrie. Dans le cadre de cette journée d’étude organisée par les Rencontres « la classe ouvrière c’est pas du cinéma » et l’Institut d’histoire sociale CGT d’Aquitaine, les interventions et débats tenteront d’évaluer les répercussions qu’a pu avoir le puissant mouvement de rupture que fut Mai 68, les changements qu’il a introduits dans différents domaines de la vie sociale, et comment ces transformations ont pu perdurer jusqu’à aujourd’hui.
Lundi 29 janvier 2018
Musée d'Aquitaine, BORDEAUX
20 cours Pasteur, Bordeaux (tram B / arrêt Musée d’Aquitaine)
14 h / 19 h 30
journée d’étude
préparée par
Pierre ROBIN avec l’IHS-CGT Aquitaine
> 14 h. Présentation par Pierre ROBIN, historien.
Suivie de quatre contributions-débats ciblées sur des aspects particuliers de l’apport de Mai 68.
> 14 h 30 à 15 h. La place et le rôle des femmes,
par Maryse DUMAS, secrétaire confédérale de la CGT de 1995 à 2009.
> 15 h 10 à 15 h 40. L’évolution de la jeunesse et sa place dans la société, par Vincent TIBERJ, sociologue, professeur des universités associé à Sciences Po Bordeaux.
> 15 h 50 à 16 h 20. Les droits et acquis de 68 et leur évolution, par Lucien GAY, de l’Institut d’histoire sociale CGT d’Aquitaine.
> 16 h 30 à 17 h. Pratiques syndicales et formes de luttes ouvrières pendant et après 68, par Jean LAVIE, président de l’Institut d’histoire sociale CGT d’Aquitaine.
> 18 h . Synthèse par Michel PIGENET, professeur émérite, Université Paris 1, responsable du Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Suivie d’un débat.
Et ce n'est pas fini...