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Le blog de Bernard SARLANDIE

Trump et le climat.

8 Janvier 2026, 16:35pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 8 janvier 2026 (extraits)

Le président américain Donald TRUMP a annoncé mercredi 8 janvier la sortie des États-Unis de 66 organisations, notamment la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) et le Giec, accusées par Marco RUBIO de promouvoir une « idéologie progressiste ».

Donald TRUMP a signé mercredi 7 janvier un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains », a annoncé la Maison-Blanche dans un message sur X. L’exécutif américain a précisé que parmi elles se trouvaient 31 organisations liées à l’ONU.

Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), traité fondateur de tous les autres accords climatiques internationaux, conclu en 1992 lors du sommet de la Terre de Rio. C’est dans le cadre de la CNUCC qu’a notamment été signé l’accord de Paris de 2015, dont Donald TRUMP a claqué la porte une deuxième fois dès son retour à la Maison-Blanche il y a un an.

Lors de son premier mandat, il avait également quitté l’accord de Paris, mais pas la CNUCC, permettant aux États-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat.

Cette annonce pourrait également représenter un défi juridique, alors que la Constitution américaine, qui permet au président de rejoindre un traité après un vote de deux-tiers des sénateurs, ne dit rien sur sa sortie.

Si Donald TRUMP avait fait sortir les États-Unis de l’accord de Paris lors de son premier mandat, avant que Joe BIDEN n’y revienne, « sortir de la CNUCC est radicalement différent », estime Jean SU, avocate pour le Centre de la diversité biologique. « Nous estimons qu’il est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité qui requiert un vote de deux-tiers du Sénat », a-t-elle indiqué, évoquant des « options légales » pour le prouver.

Le décret ordonne également le retrait des États-Unis du comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (Giec), la référence en matière de science climatique, ainsi que d’autres organisations liées à la protection de la planète, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ou encore ONU-Eau.

En septembre, depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, Donald TRUMP avait provoqué de vives réactions en s’en prenant sans détour à la science climatique, qualifiant le réchauffement de « plus grande arnaque de notre histoire » et faisant l’éloge du charbon « propre et magnifique ».

Le climat n’est pas la seule cible de l’administration Trump qui s’en prend à d’autres principes défendus par les Objectifs de développement durable de l’ONU destinés à améliorer l’avenir de l’humanité, comme l’égalité femme-homme. Le décret publié mercredi ordonne ainsi la sortie des États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé de la mère et de l’enfant, et d’ONU-Femmes. Également sur la liste, l’agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced).

Dans un communiqué, le secrétaire d’État américain Marco RUBIO a accusé les organisations visées de promouvoir une « idéologie progressiste », dénonçant notamment « les campagnes pour l’égalité de genre et l’orthodoxie climatique ».

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald TRUMP met en œuvre sa vision de « l’Amérique d’abord ». En plus de l’accord de Paris, il a notamment décidé de retirer à nouveau les États-Unis de l’Unesco. Il a en outre claqué la porte de l’Organisation mondiale de la santé.

Le président républicain a également largement coupé l’aide américaine à l’étranger, amputant les budgets de nombreuses agences onusiennes forcées de réduire leurs activités sur le terrain, comme le Haut-commissariat aux réfugiés ou le Programme alimentaire mondial. Il a plus généralement lancé des attaques contre l’ONU, selon lui « très loin de réaliser son potentiel ».

Et ce n’est pas fini...

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