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Le blog de Bernard SARLANDIE

Face à l’extrême droite, l’unité des travailleurs s’impose !

10 Mars 2026, 11:29am

Publié par Bernardoc

In L’Humanité du 9 mars 2026

La secrétaire confédérale de la CGT Nathalie BAZIRE alerte sur les menaces que fait peser l’extrême droite sur les intérêts des salariés, qu’il s’agisse des conquêtes sociales ou des droits syndicaux et politiques. Elle appelle les candidats aux municipales à refuser toute alliance avec ces formations politiques.

Depuis plus d’un siècle, la CGT défend, sans relâche, les droits, la dignité et les intérêts des travailleurs. Notre boussole est simple : l’émancipation par le progrès social, la solidarité et l’égalité. Au nom de ces principes, nous affirmons avec gravité que l’extrême droite est une menace pour le monde du travail. L’histoire sociale de notre pays montre que les mouvements d’extrême droite se sont toujours construits sur la ­division : entre nationaux et étrangers, entre travailleurs précaires et salariés protégés, entre celles et ceux qui auraient « droit » à la solidarité et les autres. Or le mouvement syndical s’est bâti sur une conviction inverse : c’est l’unité des travailleurs, quels que soient leur origine, leur religion ou leur statut, qui permet d’arracher des droits et d’améliorer les conditions de vie.

Derrière les pseudo-discours sociaux, l’extrême droite entretient des liens étroits avec le patronat, adoptant des positions économiques favorables à ses intérêts. Les programmes portés notamment par le Rassemblement national révèlent une réalité préoccupante. À l’Assemblée nationale ou au Parlement européen, les élus d’extrême droite votent régulièrement contre des mesures visant à renforcer les droits des salariés, à lutter contre la précarité, contre l’augmentation du Smic, pour l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, pour la défense des plus riches face à la taxe ZUCMAN.

Ils défendent une vision autoritaire du pouvoir, hostile aux corps intermédiaires et aux syndicats. Contre les violences structurelles de l’extrême droite, le syndicalisme est le dernier barrage pour défendre les intérêts du monde du travail, alors qu’on assiste à une nouvelle étape dans la banalisation de ses idées racistes, xénophobes et antisémites.

L’extrême droite prospère sur la colère sociale et le déclassement. Au lieu de s’attaquer aux véritables responsables des inégalités, les logiques financières, la dérégulation, la course au moins-disant social, elle désigne des boucs émissaires : les étrangers, les bénéficiaires de minima sociaux ou bien les institutions démocratiques. Cette stratégie détourne les travailleurs de leurs intérêts communs et affaiblit les solidarités indispensables pour gagner de nouveaux droits.

La réponse aux difficultés des salariés ne peut être le repli nationaliste ni la stigmatisation. Elle passe par l’augmentation des salaires, le renforcement des services publics, la sécurisation de l’emploi et la transition écologique juste. Elle passe aussi par le respect de l’État de droit, des libertés publiques et du pluralisme syndical.

LA CGT appelle tous les travailleurs à la vigilance. Les conquêtes sociales – congés payés, Sécurité sociale, retraite, droit du travail... – ont été obtenues par la mobilisation collective. Elles seront remises en question si les forces qui méprisent la démocratie sociale, prônent l’autoritarisme et les intérêts du capital accèdent au pouvoir. Lorsque l’extrême droite prend le pouvoir, elle ne le rend pas. Preuve en Italie, en Hongrie ou en France dans les collectivités territoriales, comme à Béziers, Hénin-Beaumont ou Perpignan.

L’échéance des élections municipales doit nous alerter et la CGT appelle les candidats à ne faire aucune alliance avec l’extrême droite, ni au premier ni au second tour, les 15 et 22 mars. L’extrême droite ne répond en rien aux aspirations des territoires et organise les inégalités entre les citoyens. La CGT a conscience que les collectivités sont asphyxiées par les budgets d’austérité successifs, mais il n’en demeure pas moins que d’autres choix s’imposent dans un moment où le danger est à nos portes. Alors que l’extrême droite flèche les budgets des collec­tivités pour alimenter l’appétit du privé au détriment des missions des services publics.

Face aux crises, notre responsabilité est de rassembler, de renforcer la démocratie sociale, non de l’affaiblir, et de remettre les questions sociales au centre des débats. La CGT continuera, fidèle à ses valeurs, à défendre une société de justice, d’égalité et de solidarité. Elle œuvre à défendre le partage des richesses, le droit et les libertés publiques, dans l’intérêt du monde du travail, et plus largement de la population, contre ceux qui veulent les détruire. L’heure n’est ni à la résignation ni au pessimisme : construire l’unité du monde du travail est fondamental contre l’extrême droite, ennemie de la démocratie et du progrès social. 

Et ce n’est pas fini...

 

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