Après les municipales, le «mercato» des «DGS» dans les mairies
In Libération du 29 avril 2026
Après l’installation des nouveaux maires à l’issue des élections, un autre ballet s’enclenche, celui des «DGS». Ces directeurs généraux des services, bras droits administratifs des élus, peuvent en effet, particulièrement en cas d’alternance politique, décider de changer de collectivité. Et si ce «mercato territorial» a déjà commencé, ce n’est que le début. Selon un dirigeant de cabinet de recrutement spécialisé interrogé, les nominations n’interviendront «véritablement qu’en juin, et s’étaleront jusqu’à l’année prochaine, voire dans les deux ans à venir», le temps d’assurer une transition entre les mandats.
«On commence à être sollicités depuis deux mois, mais plus par les candidats eux-mêmes que par les collectivités, relate Antoine Gimenez, directeur de Citéa Consultants, implanté à Paris. Pour eux, il est temps de bouger, car cela leur permet de monter en compétences en évoluant sur des communes plus grandes. Ils veulent gérer des enjeux budgétaires et managériaux plus importants.» «En fonction des partis politiques, il y a des sensibilités, sur le social ou sur l’écologie par exemple. Un DGS a lui aussi ses sensibilités, et va vouloir travailler plus sur une compétence que sur une autre », indique de son côté Julien GALIVEL, gérant du cabinet Parcours public RH, basé à Nantes.
Et ce n’est pas fini...