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Le blog de Bernard SARLANDIE

Mort d’un casque bleu français au Liban : la paix prise pour cible

20 Avril 2026, 15:07pm

Publié par Bernardoc

In La Croix du 19 avril 2026 (extrait)

La mort d’un soldat français au Liban sous les couleurs des casques bleus (la seule armée qui mérite d’exister) de la Finul, dans un Moyen-Orient en feu, est un drame à plusieurs égards. Elle pose la question des moyens actuels et futurs de la paix.

La mort, samedi 18 avril, du soldat français Florian MONTORIO, tué dans une opération de déminage menée par les casques bleus de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) mérite qu’on s’y arrête. D’abord, pour honorer sa mémoire et celle des militaires indonésiens tombés fin mars. Pour souligner l’engagement de ses trois camarades blessés dans la même embuscade et celui de tous leurs frères d’armes. Pour prendre part à la tristesse de sa femme et de leurs deux enfants. « La nation s’incline avec respect », déclarait samedi le président de la République française.

Par souci de justice ensuite. Les opérations de la communauté internationale au Liban répondent à une résolution des Nations unies, en l’occurrence la 1701 de 2006. Car il ne s’agit pas ici de la mort d’un combattant mais du meurtre d’un acteur du droit international, « par un tir direct à l’arme légère », selon la ministre des armées Catherine VAUTRIN.

Par souci de l’avenir, enfin. Chaque fois qu’un soldat de la paix est frappé, une claire indignation doit être manifestée. Nous qui connaissons fort bien la dévastation que la guerre produit, et qui sentons chaque jour un peu plus combien sa menace se fait proche sur notre continent, nous ne pouvons nous résigner à ce que la paix soit bafouée dans le silence. Les armes ont leur fracas ; les appels à la paix doivent avoir leurs cris.

Reste l’immédiat de la géopolitique à gérer. Au 31 décembre 2026, le mandat de la Finul prendra fin. La force onusienne aura ensuite quelques mois pour cesser toute activité. C’est alors sur le seul gouvernement libanais que reposera la charge de la sécurité du Sud-Liban, face d’une part à l’armée israélienne qui empiète une nouvelle fois sur son territoire et d’autre part à la milice chiite du Hezbollah qui mine son autorité de l’intérieur.

Et ce n’est pas fini...

 

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