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Le blog de Bernard SARLANDIE

Colloque IHSA.

15 Septembre 2011, 08:04am

Publié par Bernardoc

         Vous êtes observateur et/ou acteur de la vie économique et sociale en Aquitaine, inscrivez-vous gratuitement au colloque du

Jeudi 29 septembre 2011

De 9 à 17 heures

Au Conseil régional.

ihsacgt@wanadoo.fr

 

Colloque IHSAColloque IHSA2

Et ce n’est pas fini…

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Avantage au privé ?

14 Septembre 2011, 00:42am

Publié par Bernardoc

23 000 élèves privés de demi-pension dans le Val d’Oise.

         Ce ne sont pas des enfants de chômeurs, mais des enfants qui fréquentent des écoles dont les municipalités ont vendu la restauration au privé. Et les travailleurs de cette entreprise, filiale de la Sodexho, ont décidé de se mettre en grève pour protester contre l’aggravation de leurs conditions de travail avec un salaire qui ne suit pas. On ne peut en vouloir à ces camarades de la CGT de se battre et de signifier ainsi au patron que les profits ne doivent pas se faire au détriment des acteurs de terrain.

         Les enfants de ces écoles ont pu manger néanmoins, mais les municipalités ont dû trouver en catastrophe des systèmes de remplacement au pied levé, afin que les élèves n’attendent pas la fin de la journée pour se sustenter.

         Quelle différence avec une régie municipale de restauration ? La droite réduit le nombre de fonctionnaires « qui prennent en otage » la population lorsqu’ils revendiquent par un mouvement de grève, MAIS, lorsqu’une grève est organisée par des services territoriaux, elle est annoncée à l’avance et les collectivités ont la possibilité de prévenir les familles et de prendre les dispositions nécessaires pour que tout se passe au mieux en attendant les négociations. Nous avons donc là un exemple flagrant de la supériorité du service public, au service du public, les sociétés privées étant avant tout au service des actionnaires.

         Deux mots sur l’exclusion de certains enfants des écoles de Thenon : lorsque j’étais parent d’élèves en maternelle et primaire, il fallait un justificatif de travail des deux parents pour que l’enfant puisse manger à la cantine, et le dernier a quitté l’école primaire en 1998. Rien de nouveau sous le soleil donc, sinon, et c’est ce qui est grave, la stigmatisation des familles déjà en difficulté.

Et ce n’est pas fini…

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Travailler mieux, moins, tous.

13 Septembre 2011, 12:52pm

Publié par Bernardoc

         Qui, à gauche, ne pourrait être d’accord avec ce slogan répété à l’envi par Gérard FILOCHE, ce valeureux inspecteur du travail à la retraite, en butte à sa hiérarchie pour avoir voulu accomplir sa tâche – faire respecter le code du travail-  avec une opiniâtreté qui a souvent déplu au patronat. Seulement voilà, militant au Parti Socialiste, il est persuadé que ce parti mettra en place les mesures nécessaires à la réalisation de ce slogan. Légitimiste comme le Président du conseil général de Gironde, c’est-à-dire soutenant à fond Martine AUBRY, il commence à s’adresser à François HOLLANDE pour lui demander d’appliquer, en union avec les écologistes, le programme suivant :

-      35 : retour aux 35 heures pour tous ;

-      60 : retour à la retraite à 60 ans ;

-      1700 : hausse du SMIC à 1700 € ;

-      20 : salaire maximum égale 20 fois le Smic.

Rien à redire sur ces revendications ; on (Le Haillan en action) les avait utilisées l’an dernier au moment des luttes pour la sauvegarde de nos retraites ; une a disparu : le retour aux 37,5 annuités. Oubli ou renoncement pour se rapprocher de la ligne du PS ?

Franchement, pour appliquer ce programme de rupture avec les dix ans que nous venons de vivre sous le libéralisme le plus débridé, qui a conduit la France et ses services publics à un état de délabrement jamais atteint, et auquel on a du mal à croire tant la destruction des conquêtes sociales a été rapide et délibérée, au mépris de toutes les protestations politiques et citoyennes, je ne vois qu’une solution, qui nous conduirait vers la Révolution citoyenne que nous appelons de nos vœux : le Front de Gauche, bien élargi à l’occasion de cette présidentielle et porteur de tous nos espoirs.

Signalons la publication du programme du FdG, publié chez Librio, au modique prix de 2 € et intitulé : L’humain d’abord ! N’est-ce pas un titre qui donne envie de lire et de partager ces engagements ?

Et ce n’est pas fini…

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Bourgi, Banon, même combat ?

12 Septembre 2011, 17:48pm

Publié par Bernardoc

         Deux informations au 13 heures de France 2 : le sinistre BOURGI indique qu’il n’a aucune preuve de ce qu’il avance ; l’ex ministre STRAUSS KAHN indique que les accusations portées contre lui sont pures affabulations. Tous deux devraient se retrouver devant la justice en position d’accusé.

         Dilemme pour les juges : aucune preuve, parole contre parole pour des faits remontant à plus de six ans. Comment peut-on enquêter dans ces cas-là ? Dans une affaire, il y aurait des témoins africains qui pourraient corroborer les faits énoncés par BOURGI, et dans ce cas tout dépendra de leur volonté de nuire, car je ne pense pas qu’ils soient particulièrement intéressés par la justice française. Pour l’autre cas, et comme la plupart des fois, sauf lorsqu’il s’agit d’une agression en groupe, le violeur et la violée (c’est en général ce cas de figure) sont seuls. Et la victime a attendu huit ans pour se déclarer.

         D’aucuns ne manqueront pas de ressortir la théorie du complot. Il est vrai que le tardif repenti (je ne parle pas de DSK) ressemble un peu à un incendiaire tentant d’établir un rideau de fumée qui paraît bien arriver comme un cheveu sur la soupe villepino-chiraquienne. Je vous laisse deviner qui est susceptible de se cacher derrière ce rideau. Pourtant, si l’on écoute l’ancienne magistrate, nouvelle écologiste qui a eu l’occasion de se pencher sur des faits similaires, tout apparaît crédible. De toute façon, si les plaintes sont vraiment déposées, je suppose que CHIRAC aura un mot pour ne pas assister aux audiences, quant à VILLEPIN il est déjà en attente de jugement. Wait and see.

         Pour Mademoiselle BANON, elle devait bien attendre le retour de celui qu’elle accuse pour que son affaire avance. On nous a longuement expliqué que sa mère l’avait dissuadée de porter plainte à l’époque, mais il ne faut pas négliger le sentiment de culpabilité qui toujours frappe les victimes d’agressions sexuelles, et à l’époque je ne suis pas sûr qu’existait déjà dans la police un service spécial pour accueillir ces femmes. A New York, l’acte n’avait duré que 9 minutes nous ont appris les journaux, avec Tristane BANON il n’a même pas été consommé. Je pense que la justice française fera bien la différence et ne se montrera pas moins clémente que celle des USA. Et oui, Mesdames, il y a des moments où il vaut mieux réagir rapidement.

Et ce n’est pas fini…

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Kalambaka était dans la place.

11 Septembre 2011, 16:58pm

Publié par Bernardoc

         A l’occasion de notre fête annuelle de rentrée, nous accueillions un groupe de visiteurs de notre ville jumelle grecque.  Et notre accueil à nous fut privilégié puisque nos hôtes arrivaient un jour plus tôt en voiture, à la suite d’un long périple à travers l’Europe.

         Après le seul repas à la maison jeudi soir, qu’ils ont eu l’air d’apprécier, nous avions pensé à les emmener à St Emilion le vendredi, mais ils manifestèrent l’envie d’aller sur le Bassin ; ce fut donc Arcachon, cité balnéaire et ville d’hiver, repas au Mouleau d’où nous pûmes apercevoir la dune du Pyla (ce qui leur a suffi !) et arrêt sur le port de Larros à Gujan au retour. La sieste fut la bienvenue avant d’attaquer la soirée officielle (les longs discours étaient là pour le montrer) au Relais de l’Europe, où après un bon repas offert par la municipalité, nous eûmes droit à des démonstrations de danses grecques auxquelles nous fûmes, bien entendu, invités à participer.

         Samedi, visite guidée de Bordeaux ; ce fut encore de nouvelles découvertes pour moi, comme à chaque visite, et en plus, celle-là se terminait par une dégustation au musée du vin. Agréable déjeuner dans un restaurant basque sur les quais, puis retour en passant par le stade du Haillan et les Girondins, Elias étant président d’un des deux clubs de football de Kalambaka.

 

Kalambaka au haillan 2011 076

         Le soir Le Haillan est dans la place, fête populaire s’il en est, unanimement appréciée par nos visiteurs qui ne s’attardèrent pas après le feu d’artifice, le départ étant prévu entre 8 et 9 heures ce matin.

 

Kalambaka au haillan 2011 077

         Une très belle fin de semaine, et une incitation à leur rendre à notre tour visite l’an prochain.

Plus de place pour mettre des photos directement sur mon blog ; le lien ci-dessous devrait vous conduire à un album.

https://picasaweb.google.com/bernard.sarlandie/20110911KalambakaAuHaillan2011?authkey=Gv1sRgCNPy3pfHje-0ggE

Et ce n’est pas fini…

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Kiu parolas esperanton ?

10 Septembre 2011, 01:42am

Publié par Bernardoc

         C’est la question que j’aimerais poser aux amis grecs de Kalambaka, notre ville jumelle, que nous accueillons ce week-end.

Le couple que nous hébergeons ne parle pas français, seul le mari dispose de quelques mots réduits de langue anglaise. Nous ne pouvons donc, malheureusement, guère échanger avec Elias et Christie, fort sympathiques au demeurant.

Je répète donc, comme je l’avais fait chaque fois que je participais à un stage européen, que si les participants de l’échange, de part et d’autre, étudiaient l’esperanto deux heures par semaine dans les six mois qui précèdent la rencontre, les échanges seraient bien plus fructueux.

J’invite donc tous mes lecteurs qui ne l’ont déjà fait à se rendre sur le site www.esperanto-au-bac.fr et à signer la pétition dont je vous donne les arguments ci-dessous.Esperanto1

 

Esperanto2

 

Esperanto3

 

Esperanto4

Et ce n’est pas fini…

 

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Il est revenu le temps du Siné...

9 Septembre 2011, 08:02am

Publié par Bernardoc

         Après plusieurs mois d’interruption dans les kiosques, Siné revient. Belle revanche pour celui qui avait été viré pour des motifs non avérés par le directeur de France Inter, qui a d’ailleurs été condamné depuis. Ce n’est plus un hebdomadaire, mais un mensuel qui sortira le 1er mercredi.

         Je me suis bien entendu précipité dessus dès sa sortie et j’y ai retrouvé…l’odeur : même papier, même encre, en deux fois plus épais que l’hebdo. Ensuite, après la manipulation du journal, vint la lecture. La zone n’a rien perdu de sa fougue et de sa volonté militante : c’est à dessein que le journal tenait à reparaître avant les élections présidentielles, et les thèmes abordés rejoignent, comme avant, ceux qui sont développés par le Front de Gauche. 

         Les mêmes fidèles collaborateurs s’y retrouvent, y compris Filoche, qui s’apprête à se lancer dans la campagne de Hollande lorsque ce dernier aura été élu aux primaires socialistes. Position peut-être pas facile à tenir dans le journal. Toujours Michel WARSCHAWSKI en Israël, pour nous rendre compte des exactions commisses impunément pas cet état, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

         Une nouvelle rubrique : les fiches-conseils de Siné Mensuel : 4 sur une feuille (à découper si on le souhaite). Les quatre premières :

-      CUISINE : la tarte à entarter (par Noël GODIN) ;

-      VIE PRIVEE : changer de banque (par Catherine LE GALL) ;

-      TRAVAIL : obtenir une augmentation de salaire (par Gérard FILOCHE) ;

-      ACTIVISME : réussir sa garde à vue (par Laurent HAZGUI).

Chacune présente les différentes étapes à mettre en place (de 5 à 12) pour arriver à la réussite.

         Et toujours la chronique d’Etienne LIEBIG « Débaptisons-les ! » ; je me demande si les précédentes ont été regroupées, sinon, je fais cette suggestion.

Et ce n’est pas fini…  

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Plaisir télévisuel.

8 Septembre 2011, 11:31am

Publié par Bernardoc

         Décidément, la « rentrée » réserve d’heureuses surprises, et sur le service public, ce qui ne gâte rien. Hier soir donc, sur France 2, Aïcha, un film de Yamina BENGUIGUI, mettant en scène la vie dans une cité d’outre-périphérique.

         Présenté comme un drame par TV magazine, c’était en fait une délicieuse série de portraits, allant du réalisme à l’idéalisme, malgré tout assez criants de vérité : parfois j’avais l’impression d’être replongé plus de trente ans en arrière, à la glorieuse époque où je militais dans ma cité avec la CSCV (Confédération Syndicale du Cadre de Vie).

         Le thème tournait autour du mélange des cultures et de la difficulté d’arriver à s’entendre pour progresser ensemble.

         Aux côtés de l’héroïne, l’actrice Sofia ESSAIDI (jolie comme un cœur), on a pu découvrir dans toute sa créolité un étonnant Philippe LAVIL, en vieux célibataire neuneu plus vrai que nature, réclamant du vin pour accompagner le couscous, et incapable de se rendre compte de la drague amoureuse d’une habitante de la tour, quasi sosie de Rachida DATI, très fière d’avoir vécu et habité à Paris, dans un quartier qu’elle refusera toutefois de nommer. Le père de famille, autre figure centrale, mais cependant out par rapport à ce monde de femmes, était campé par Amidou, qui semble cultiver avec soin la ressemblance avec Jack LANG. Firmine RICHARD, personnifiant l’Antillaise madame Ginette, donnait à ce personnage une épaisseur qui renforçait cette galerie de portraits.

         Un détail était, hélas, bien vu : alors que les mères, immigrées de la première génération, s’étaient en quelque sorte libérées et « occidentalisées», les filles, nées et éduquées en France, se cachaient les cheveux et les oreilles sous le foulard qu’avaient rejeté leurs mères.

         Une faiblesse dans la réalisation : l’introduction d’une communauté rom, qui paraissait difficilement crédible.

         Donc, bravo au service public dont nous espérons d’aussi bonnes soirées à venir.

Et ce n’est pas fini…

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36 (1936 ! )

7 Septembre 2011, 08:13am

Publié par Bernardoc

         Lundi soir, en rentrant d’une réunion en mairie, je tombe, en zappant, sur France 5, qui projetait un film de Claude GORETTA, datant de 2 000, et intitulé : Thérèse et Léon. Il s’agissait du couple BLUM, comme le titre de cette chronique pouvait le laisser supposer.

         C’est Claude RICH, criant de vérité, qui incarnait le symbole du Front Populaire que fut Léon BLUM. J’ai eu le temps d’entendre quelques phrases prononcées par ce grand socialiste, héritier de JAURES, et d’apprécier l’élan qui animait ce grand transformateur, ou plutôt, si j’ose le néologisme, améliorateur de la vie quotidienne du peuple français. Congés payés, 40 heures, conventions collectives,…qui déjà jetaient les bases de ce que le Conseil National de la Résistance allait conforter quelques huit ans plus tard après la tragédie de la barbarie nazie et l’occupation de notre pays.

         Une forte séquence fut le moment de négociations entre Léo LAGRANGE, ministre des loisirs et de l’éducation populaire, dont le nom se perpétue encore par le biais de la fédération qui porte son nom et dont je fus militant pendant quelques années, et les patrons des sociétés de chemin de fer avec qui il devait négocier les billets de congés payés. Etait-ce la vérité historique ? Je n’en sais rien, mais j’ai bien aimé le bras de fer entre le ministre et les patrons lorsqu’il leur faisait remarquer, pour les forcer à accepter cette avancée sociale, qu’ils auraient pu être nationalisés.

         Le film se termine par la mort de Thérèse, atteinte d’un cancer de l’estomac, et la douleur de Léon qui transparaît à travers l’humanisme dont il a toujours su faire preuve, même dans les épreuves qu’il a dû affronter pendant ses années de pouvoir.

         Un exemple à méditer quand on voit la droite la plus réactionnaire faire tout son possible pour se maintenir au pouvoir et tenter de continuer la destruction systématique des conquêtes ouvrières de nos grands-parents.

Et ce n’est pas fini…

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22 élèves par classe ?

6 Septembre 2011, 08:46am

Publié par Bernardoc

         Samedi matin je visitais la ville, en compagnie des nouveaux habitants et d’une enseignante de maternelle. Naïvement je lui posais la question pour savoir si sa classe comportait 22 élèves, moyenne nationale que le ministre CHATEL annonçait sur les antennes nationales la semaine dernière. « Tu rigoles, me répondit-elle, j’en ai 27, et au chef- lieu de canton certaines montent jusqu’à 30 ». Quant à bordeaux, dans certaines écoles, c’est 39 en grande section !

         Je ne me permettrai pas d’accuser le ministre de mentir, mais je me contenterai, en utilisant les exemples que j’ai pratiqués, de montrer la manipulation scandaleuse des chiffres, aboutissant à une moyenne qui ne veut rien dire, un peu comme la tentative européenne de faire du rosé en mélangeant vin blanc et vin rouge.

         Ainsi, au collège, la moyenne serait de 25 élèves par classe, ce qui, en passant, est une (très) vieille revendication syndicale. Dans le département de la Gironde, ce nombre était le nombre maximum retenu pour les collèges situés dans ce qui était encore les ZEP, les autres collèges ayant 28 élèves en 6ème et 5ème et 30 en 4ème – 3ème. C’est en fonction de ces chiffres que le conseil général de Gironde fournissait le mobilier. Avec mon bac philo et mes études littéraires, je ne suis pas capable d’arriver à 25 en faisant la moyenne entre 28 et 30. Il y a donc une autre façon.

         Certaines disciplines, telles la technologie, les SVT doivent être enseignées en groupes. D’autres sont des options (langues rares ou langues anciennes par exemple) et ont donc des effectifs inférieurs à celui du groupe-classe. Dans certains collèges il y a aussi une SEGPA (effectif 16 par classe), voire une UPI (effectif 10). Donc, si l’on fait une moyenne indifférenciée, on a quelque chance d’arriver au chiffre énoncé par le ministre, mais le professeur de lettres, d’histoire, d’anglais, de mathématiques ou de disciplines artistiques se retrouvera bien lui avec ses 28 ou 30 élèves devant lui…et 5 élèves en plus, on les sent peser dans une classe.

         Le calcul est le même pour l’enseignement professionnel où les groupes d’atelier, pour des raisons de sécurité, tournent autour de 12 élèves, alors que l’enseignement général, discipline où cette catégorie d’élèves a en général des difficultés, se déroule en classe entière.

         Donc, lorsque les syndicats contestent les chiffres du ministre, ils parlent d’expérience, eux. Je propose donc aux parents dont les enfants seraient dans des classes qui n’entreraient pas dans la moyenne chatelienne d’en avertir le ministre.

Et ce n’est pas fini…

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