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Le blog de Bernard SARLANDIE

Quels étaient les prénoms les plus portés en France au Moyen Âge ?

7 Décembre 2025, 18:22pm

Publié par Bernardoc

Article de Marine CESTES

Quelle que soit la période historique, on observe des tendances qui déterminent la popularité de certains prénoms. Ceux-ci ne présentent pas forcément une signification ou un affect particuliers pour l’enfant. Ils possèdent avant tout une fonction pratique pour identifier les individus. Retour sur une liste des prénoms les plus courants au Moyen Âge.

Au cœur de la période médiévale, les prénoms n’ont pas un grand intérêt pour la population. Il peut être question de souligner l’appartenance à une communauté ou à une famille. On écarte toutefois une symbolique particulière, voire un rapprochement entre le caractère d’un individu et son patronyme. En France, au Moyen Âge, on distingue moins d’une dizaine de prénoms pour identifier près de la moitié de la population. De père en fils, les parents transmettent souvent leur propre patronyme. D’une ascendance aristocratique ou paysanne, le statut social des personnes importe aussi dans le choix des prénoms. À l’époque, l’état civil n’existe pas. Les naissances et les prénoms des enfants sont inscrits dans les registres paroissiaux.

Au Moyen Âge, la Bible constitue la principale source d’inspiration des prénoms. Pendant cette période, la popularité de Jean demeure incontestable. Il fait référence au saint et possède de nombreuses déclinaisons dans les langues européennes. À titre d’exemple, on peut évoquer Juan, Giovanni, John et Yoan. Il connaît une variante en prénom féminin avec Jeanne. La racine hébraïque de cette dernière, Yohanan, peut se traduire par « Dieu a fait grâce ». Parmi les autres prénoms courants, on retrouve Roland, en référence à la chanson éponyme.

La littérature arthurienne a joué un rôle important dans le choix des prénoms au Moyen Âge. D’après les chevaliers de la Table ronde du légendaire roi Arthur, Lancelot, Gauvain et Tristan sont très appréciés. Certaines grandes figures inspirent également l’admiration et expliquent la popularité de certains prénoms. C’est le cas d’Aliénor, en référence à Aliénor d’Aquitaine. Quant à celui de Mathilde, il possède une origine germanique et demeure très usité dans le nord de la France. En effet, la reine Mathilde était originaire des Flandres. Son étymologie évoque la force et la puissance au combat. On peut aussi s’attarder sur le prénom Clovis qui renvoie au souverain.

Qu’ils soient de nature masculine ou féminine, on retrouve d’autres prénoms populaires, au cours du Moyen Âge. Parmi ceux-ci figurent Baudouin, Edwin, Eudes, Gauthier et Guillaume en français. Les garçons pouvaient aussi s’appeler Philippe, Gervais ou René. Pour une petite fille, les parents appréciaient Emma, Constance et Adélaïde. À cela s’ajoutent Éléonore, Agnès, Marie et Isabelle. Ces prénoms, comme d’autres, pouvaient avoir un regain de popularité ou devenir plus rares selon la période.

Et ce n’est pas fini...

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Le Mexique pousse son salaire minimum toujours plus haut

6 Décembre 2025, 11:17am

Publié par Bernardoc

In Les Echos du 5 décembre 2025

Où l’on voit que la droite utilise toujours les mêmes arguments pour combattre le progrès social, quel que soit le continent.

L'annonce d'une nouvelle augmentation de 13 % du salaire minimum au Mexique confirme la politique sociale ambitieuse de la gauche.Elle a permis une réduction significative de la pauvreté, mais le recul de la productivité inquiète les milieux économiques.

Le Mexique est engagé dans une expérience socio-économique audacieuse. La présidente de gauche, Claudia SHEINBAUM, l'a annoncé ce mercredi : les Mexicains verront leur salaire minimum augmenter de 13 % en 2026. Il sera porté à 15 euros (315 pesos) par jour, soit 449 euros (9.582 pesos) par mois. Loin d'être une mesure isolée, la politique de revalorisation du salaire minimum est la pierre angulaire de l'agenda social du gouvernement mexicain, qui a permis de tripler le salaire minimum journalier entre 2018 et 2025.

« Une correction historique nécessaire qui avait été trop longtemps reportée, pour le directeur de l'Institut mexicain des experts-comptables, Rolando Silva Briceño. Ces augmentations sont perçues comme radicales, mais en réalité, elles viennent combler des décennies de retard salarial accumulé. » Les revalorisations successives auraient permis, selon une analyse de la Commission nationale des salaires minimums, de sortir de la pauvreté 6,6 millions de personnes.

« Tout cela est fantastique dans un contexte de croissance », raille Sofia RAMIREZ, directrice de l'observatoire économique 'Mexico, como vamos ?'. Mais comme le souligne cette analyste, la productivité du Mexique stagne, et a même « régressé » pour revenir à ses niveaux de 2018.

Cette divergence croissante est la principale source d'inquiétude pour les économistes, qui la décrivent comme une course contre la montre. Pour Sofia RAMIREZ - classée en 2024 par « Forbes Mexico » parmi les économistes les plus influentes du pays -, le gouvernement raisonne « de façon purement arithmétique ». Elle rappelle que la productivité avait bondi pendant la pandémie parce que l'emploi informel s'était effondré. « Une productivité artificielle, dit-elle. On ne peut pas bâtir une politique durable sur une illusion statistique. »

Le risque le plus immédiat est le transfert des coûts salariaux accrus vers les prix à la consommation. Le secteur des services est particulièrement exposé : selon les prévisions de Banamex, il devrait subir des pressions inflationnistes persistantes.

Face à cette augmentation des coûts, les entreprises pourraient être poussées à ajuster leur modèle. Rolando SILVA évoque le risque d'une substitution technologique, où les employeurs investissent dans la robotisation pour remplacer la main-d'oeuvre. L'expert évoque également le risque d'un impact sur toute la grille salariale : « Pour maintenir les écarts de rémunération, les salaires des cadres doivent aussi être augmentés », alourdissant l'ensemble de la masse salariale.

Le marché du travail montre déjà des signes de tension. La création d'emplois formels stagne, tandis que l'économie informelle a gagné du terrain, augmentant récemment de près de 2 points, pour atteindre 56 % de la main-d'oeuvre. Ce sont les micro et petites entreprises, souvent moins productives, qui sont les plus affectées. Dans ces structures, le salaire minimum annuel pèse déjà plus de 70 % du salaire moyen. « Je ne doute pas que certains chefs d'entreprise soient contraints de réduire leurs effectifs, mais ce qui m'inquiète le plus, c'est que cette augmentation se transforme en un frein à la création d'emplois. Peut-être ne licencieront-ils personne, mais si quelqu'un part, ils n'embaucheront pas de remplaçant », prévoit encore Sofia RAMIREZ.

Malgré ces avertissements, le gouvernement mexicain affiche une détermination politique sans faille à poursuivre son programme social. Claudia SHEINBAUM a clairement indiqué qu'elle continuerait à miser sur des augmentations de salaire significatives. L'objectif affiché est d'atteindre une capacité d'achat de 2,5 « canastas basicas » (ou paniers de biens essentiels, un concept utilisé au Mexique pour mesurer le pouvoir d'achat) par mois, d'ici à 2030.

Et ce n’est pas fini...

 

 

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La laïcité ? On s’en fout !

5 Décembre 2025, 20:18pm

Publié par Bernardoc

Le samedi 9 décembre 1905 était publiée la loi de séparation des Églises et de l’État. Il y aura 120 ans mardi prochain. Ce principe constitutionnel, pilier de notre République avait déjà été envisagé lors de la Révolution (Condorcet) ; il avait été mis en œuvre par la Commune (Édouard VAILLANT), et repris par Jules FERRY.

Depuis 120 ans cette loi reconnaît la liberté absolue de conscience, c’est à dire le droit de croire ou de se fier à la Raison. Comme dirait Iannis RODER : « C’est une double émancipation : du politique débarrassé de toute tutelle d’un dogme religieux ; du religieux, libéré de tout asservissement au politique. »

La laïcité j’y suis tombé dedans tout petit quand j’accompagnais mon père, cuisinier, dans les escaliers de la Goutte d’Or à Paris pour faire signer la pétition contre la loi Debré. C’est pour cela que j’y attache une importance fondamentale.

Ayant fait toute ma carrière dans l’Éducation nationale, je pensais qu’un ciné-débat autour de ce thème pouvait intéresser les collègues, surtout que dans chaque école se trouve affichée au vu de tous la charte de la laïcité. C’est pour cela que j’avais donné l’information à l’ensemble des établissements scolaires de ma commune.

Nous nous sommes retrouvés à neuf dans L’Entrepôt, et je ne peux croire que les deux réunions électorales de droite qui se déroulaient en même temps aient absorbé tous les spectateurs potentiels de ce film vieux de vingt ans qui n’a pas pris une ride.

J’espère qu’il y aura plus de monde pour assister à la plantation d’un arbre de la laïcité mardi par l’école de mes petits-enfants, car c’est vraiment à l’école LAÏQUE que cette éducation peut se faire. Et n’oublions pas ce que disait Aristide BRIAND, le rapporteur de la loi : « La loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi. »

Et ce n’est pas fini...

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Ces restos qui fraudent le fisc à fond la caisse

4 Décembre 2025, 10:37am

Publié par Bernardoc

In Le Canard enchaîné du 3 novembre 2025

Bercy traque les logiciels qui font artificiellement baisser le chiffre d'affaires.

«NOUVELLE DESCENTE, hier soir, dans 10 établissements du XIe arrondissement », « 70 restaurants perquisitionnés en trois jours », « Ils vérifient les logiciels de caisse et la compta »... Depuis plus d'un mois, des boucles WhatsApp de restaurateurs se font l'écho de coups de filet opérés au sein d'un milieu pourtant réputé peu bavard.

Selon les éléments recueillis par « Le Canard », ces visites inopinées visent des brasseries parisiennes équipées d'un matériel de caisse installé par une petite boîte de l'Aude, Morel CHR. Employant un seul salarié et dépourvue de locaux, celle-ci verse à son actionnaire unique 500 000 euros de dividendes par an. Une bonne petite affaire ! Depuis deux ou trois ans, de plus en plus de restos ont recours à ses services. « C'est un secret de polichinelle dans le milieu : elle refourgue un système avec un logiciel de caisse bidouillé qui permet de faire du black », glisse un restaurateur.

Le logiciel en question a été développé par Phare Software, une microsociété de Marseille. Il est dans le collimateur du fisc depuis que deux restaurants normands se sont fait rattraper par la patrouille : grâce à une clé USB, ils pouvaient, en deux clics, supprimer des opérations et ainsi diminuer leur chiffre d'affaires déclaré. Contactées par le Volatile, les deux boîtes ne se sont pas manifestées en retour.

Depuis 2018, les restos doivent utiliser un logiciel de caisse - certifié par un organisme accrédité - qui mémorise et enregistre au fur et à mesure tous les paiements reçus. Mais il y a un trou dans la raquette : la certification n'est pas obligatoire. Pour être conciliant, Bercy a permis aux éditeurs de logiciels de s'autocertifier en rédigeant une simple attestation affirmant que leur système « correspond aux critères de la loi ». Censé représenter l'arme absolue contre la fraude, le logiciel de caisse est ainsi devenu l'outil magique des margoulins, et l'affaire n'a pas échappé à l'administration fiscale, qui multiplie les contrôles. En 2022, un distributeur de logiciels bidouillés et ses complices ont écopé de plus de 1,2 million d'euros d'amende. Une note plutôt salée.

En théorie, l'autoattestation - qui n'existe dans aucun autre pays d'Europe — vit sa dernière année. Magnanime, Bercy a laissé aux éditeurs concernés jusqu'au 1erseptembre 2026 pour se faire certifier. Rien ne presse : il ne s'agit que de mettre en vigueur une mesure décidée en... 2016.

Depuis des mois, cependant, les parlementaires sont la cible d'un lobbying forcené contre la fin programmée des autoattestations. Une flopée de petites boîtes affolées invoquent la sauvegarde de l'emploi. A l'Assemblée, en pleine discussion sur le budget 2026, un amendement rétablissant l'autoattestation a été adopté le 20 novembre par 128 voix (RN, EPR, ciottistes et Liot), 22 contre (Écologistes) et 52 abstentions (LFI, PS et Horizons).

Au Sénat, le même amendement a été déposé dix fois, y compris par le groupe communiste, avant le débat en séance, le 2 décembre. La preuve que les parlementaires savent remettre le couvert ?

Et ce n’est pas fini...

 

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On ne fera pas taire la CGT et sa secrétaire générale !

3 Décembre 2025, 15:27pm

Publié par Bernardoc

La CGT apprend avec effarement la mise en examen de sa Secrétaire générale, Mme Sophie BINET, faisant suite à une plainte pour injures publiques déposée par l’association "Mouvement des entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance", présidée par Mme Sophie de Menthon. RTL est également mis en examen en tant que diffuseur des propos.

On reproche à Sophie BINET ses propos tenus lors de son intervention sur RTL le 31 janvier dernier, lorsqu’elle fut interrogée sur le « chantage à l’emploi » de la part de certains grands patrons, venus se succéder dans les médias « pour alerter sur la fiscalité et les réglementations » et affirmer que « pour pousser à la délocalisation, c'est idéal ! ». Certains affirmant même « Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. »

Elle avait alors dénoncé ces propos et ces comportements en disant « Moi j'ai envie de dire : les rats quittent le navire ».

Il va sans dire que cette déclaration était une image, reprenant une expression populaire bien connue visant à dénoncer les pratiques permanentes de délocalisation et de chantage à l’emploi des multinationales.

La CGT dénonce avec force cette énième procédure-bâillon de la part d’un lobby patronal, financé par un milliardaire d’extrême droite, Édouard STERIN. Il s’agit d’une attaque d’un degré inédit puisqu’elle vise directement la Secrétaire générale d’une des plus grandes organisations syndicales du pays. Empêcher un syndicat de dénoncer les pratiques patronales c’est l’empêcher de jouer son rôle et porter directement atteinte aux libertés syndicales. Cette tentative manifeste de judiciariser la critique sociale et de détourner le débat public illustre une nouvelle fois la volonté de certains lobbys patronaux au service des plus riches pour faire taire les voix qui dérangent.

La CGT rappelle que la liberté syndicale est une liberté fondamentale, indispensable au fonctionnement démocratique. Chercher à en entraver l’exercice constitue une atteinte grave à un droit essentiel, protecteur de l’ensemble du monde du travail.

Au-delà de cette affaire, la CGT alerte sur une tendance inquiétante : c’est la 5e procédure judiciaire contre un membre du bureau confédéral de la CGT en 2 ans. Sur le terrain, des centaines de militants et militantes font face à une répression de plus en plus décomplexée sur leurs lieux de travail et dans leurs pratiques syndicales.

Et ce n’est pas fini...

 

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Netanyahou demande une grâce présidentielle dans son procès pour corruption

2 Décembre 2025, 11:56am

Publié par Bernardoc

In Marianne du 30 novembre 2025

Rappel : on ne demande grâce que lorsqu’on est coupable.

Le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU, a officiellement demandé une grâce présidentielle dans son procès pour corruption, pour mettre fin, selon lui, aux divisions suscitées dans le pays par ses démêlés judiciaires, fort du soutien de Donald TRUMP qui avait demandé un tel geste à son homologue israélien. Benyamin NETANYAHOU, qui nie toute faute dans ces affaires, est régulièrement entendu dans le cadre d'au moins trois procédures judiciaires, dans lesquelles aucun jugement n'a encore été rendu.

Les services du président israélien Isaac HERZOG ont annoncé dimanche qu'il avait adressé au président « une demande de grâce exceptionnelle, aux conséquences significatives ». « Après réception de tous les avis, le Président de l'État examinera la requête avec responsabilité et sérieux », ont-ils ajouté dans un communiqué.

Tout en affirmant vouloir mener le procès à terme pour prouver son innocence, le Premier ministre a ensuite justifié cette demande au nom de « l'intérêt public » dans une vidéo diffusée par ses services, mettant en avant les « immenses défis » que le pays doit relever.

« La poursuite du procès nous déchire de l'intérieur, suscitant de vives divisions et intensifiant les fractures », a plaidé Benyamin NETANYAHOU dans sa vidéo, sur fond de vives divisions politiques entre ses partisans et ses détracteurs. « Je suis certain, comme beaucoup d'autres dans le pays, que la fin immédiate du procès contribuera grandement à apaiser les tensions et à promouvoir la réconciliation générale dont notre pays a tant besoin », a-t-il poursuivi.

Rappelant que son procès avait débuté il y a près de six ans, il a aussi affirmé que témoigner trois fois par semaine était « une exigence impossible à satisfaire ».

Le ministre de la Défense, Israël KATZ, a affirmé dans un communiqué soutenir la demande de grâce pour « mettre fin à la déchirure profonde qui accompagne la société israélienne depuis une décennie, et de permettre à l'État de se rassembler de nouveau face aux défis et aux opportunités qui se présentent à nous ». Le ministre des Finances, Bezalel SMOTRICH, a quant à lui estimé que « Netanyahou a été persécuté pendant des années par un système judiciaire corrompu qui a fabriqué des affaires politiques contre lui ».
Dans l'opposition, les critiques contre cette demande n'ont pas tardé, le chef de l'opposition, Yaïr LAPID, demandant au président Herzog dans une vidéo de ne « pas accorder une grâce à Netanyahou sans qu'il ne reconnaisse sa culpabilité, exprime des remords et se retire immédiatement de la vie politique ». Yaïr GOLAN, chef du parti « Les Démocrates » (gauche), a lui aussi appelé, sur X, à ce que le Premier ministre « prenne ses responsabilités, reconnaisse sa culpabilité, quitte la politique et libère le peuple et l'État, seule manière d'obtenir l'unité nationale ».

En septembre, Isaac HERZOG avait laissé entendre qu'il pourrait lui accorder une grâce, déclarant dans un entretien à la radio de l'armée que le procès du Premier ministre « pes(ait) lourdement sur la société israélienne ». Donald TRUMP, avait d'ailleurs écrit à Isaac HERZOG plus tôt ce mois-ci pour lui demander d'accorder une grâce à M. Netanyahu.

Benyamin NETANYAHOU est accusé, ainsi que son épouse, Sara, d'avoir accepté des produits de luxe d'une valeur de plus de 260 000 dollars (environ 225 000 euros), tels que cigares, bijoux et champagne, de la part de milliardaires, en échange de faveurs politiques. Dans deux autres affaires, il est accusé d'avoir tenté de négocier une couverture plus favorable dans deux médias israéliens.

A 76 ans, il est le Premier ministre israélien ayant passé le plus grand nombre d'années en exercice, avec plus de 18 ans à la tête d'Israël depuis 1996. Il a annoncé qu'il se présenterait aux prochaines élections, qui auront lieu avant la fin de l'année 2026.

Au cours de son mandat actuel, qui a débuté fin 2022, son parti a proposé des réformes judiciaires de grande envergure qui, selon ses détracteurs, visaient à affaiblir les tribunaux. Son projet a déclenché des manifestations massives qui n'ont pris fin qu'après le début de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.

Dans le passé, l'ancien Premier ministre israélien Ehud OLMERT, interrogé par la police dans une présumée affaire de corruption, avait démissionné en 2009 avant d'être jugé et condamné à 27 mois de prison pour fraude. Benyamin NETANYAHOU est le premier chef de gouvernement en fonction de l'histoire d'Israël à être mis en examen pour corruption.

Vous verrez que bientôt il candidatera au Nobel de la paix.

Et ce n’est pas fini...

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2 DÉCEMBRE 2025 : LES RETRAITÉS EN ACTION

1 Décembre 2025, 15:35pm

Publié par Bernardoc

Alors que le débat parlementaire sur les projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale se poursuit en ce moment au Sénat, l’UCR CGT appelle les retraités à se mobiliser massivement le 2 décembre prochain.

Pourquoi ?

Certes, des mesures telles que la suppression du gel du barème de la CSG, de la contribution supplémentaire des complémentaires santé, de l’élargissement des franchises médicales ou encore l’augmentation de la taxe sur les retraites chapeaux ont été validées par l’Assemblée nationale.

Mais, un certain nombre de dispositions néfastes pour la population, et plus particulièrement les retraités, demeurent :

➷ maintient du taux de la contribution tarifaire d’acheminement prélevé sur les factures de gaz et électricité et dont les excédents vont continuer à financer la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse. Ce sont donc les usagers, via leur facture de gaz et d’électricité, qui vont continuer à compenser les exonérations de cotisations sociales ;

➷ le doublement des franchises médicales et participations forfaitaires existantes est maintenu.

Le reste à charge pour les patient·es sera donc doublé en 2026 et pourrait atteindre 200€ alors que 30% de la population a renoncé à des soins en 2024 faute de moyens ;

➷baisse du budget des hôpitaux de 6 milliards d’€ alors que les besoins de santé n’ont jamais été aussi importants. Cette mesure va entraîner des conséquences dramatiques sur la prise en charge des malades et les conditions de travail des personnels hospitaliers.

Les textes sont actuellement en discussion au Sénat dont la majorité des membres a, d’ores et déjà, annoncé vouloir revenir sur les bougers actés par l’Assemblée nationale.

Dans un contexte où le taux de pauvreté des retraités est en hausse, où 60% ont une retraite inférieure au SMIC.

Non les retraités ne sont pas des privilégiés et ne sont pas responsables du déficit de la sécurité sociale.

En revanche, les 70 à 80 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales annuelles accordées aux entreprises, les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées aux entreprises sont la cause du déficit de la sécurité sociale.

Seule la mobilisation massive de la population et, plus particulièrement des retraités, sur lesquels les mesures d’austérité budgétaires vont principalement peser, peut faire bouger les lignes.

L’UCR-CGT, appelle l’ensemble des retraités :

➤ à poursuivre la signature de la pétition pour exiger un autre financement de la sécurité sociale ;

➤ à être présents massivement dans les manifestations le 2 décembre 2025, partout en France, aux côtés des salariés, des précaires et privés d’emploi ;

➤ à se réunir pour construire une nouvelle mobilisation au cours du 1er trimestre 2026.

 

BORDEAUX 12 H

RDV DEVANT LE RECTORAT

5 RUE JOSEPH DE CARAYON LATOUR

AVANT UNE "MARCHE (SATIRIQUE) POUR LES RICHES!"

Et ce n’est pas fini...

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