La laïcité ? On s’en fout !
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Le samedi 9 décembre 1905 était publiée la loi de séparation des Églises et de l’État. Il y aura 120 ans mardi prochain. Ce principe constitutionnel, pilier de notre République avait déjà été envisagé lors de la Révolution (Condorcet) ; il avait été mis en œuvre par la Commune (Édouard VAILLANT), et repris par Jules FERRY.
Depuis 120 ans cette loi reconnaît la liberté absolue de conscience, c’est à dire le droit de croire ou de se fier à la Raison. Comme dirait Iannis RODER : « C’est une double émancipation : du politique débarrassé de toute tutelle d’un dogme religieux ; du religieux, libéré de tout asservissement au politique. »
La laïcité j’y suis tombé dedans tout petit quand j’accompagnais mon père, cuisinier, dans les escaliers de la Goutte d’Or à Paris pour faire signer la pétition contre la loi Debré. C’est pour cela que j’y attache une importance fondamentale.
Ayant fait toute ma carrière dans l’Éducation nationale, je pensais qu’un ciné-débat autour de ce thème pouvait intéresser les collègues, surtout que dans chaque école se trouve affichée au vu de tous la charte de la laïcité. C’est pour cela que j’avais donné l’information à l’ensemble des établissements scolaires de ma commune.
Nous nous sommes retrouvés à neuf dans L’Entrepôt, et je ne peux croire que les deux réunions électorales de droite qui se déroulaient en même temps aient absorbé tous les spectateurs potentiels de ce film vieux de vingt ans qui n’a pas pris une ride.
J’espère qu’il y aura plus de monde pour assister à la plantation d’un arbre de la laïcité mardi par l’école de mes petits-enfants, car c’est vraiment à l’école LAÏQUE que cette éducation peut se faire. Et n’oublions pas ce que disait Aristide BRIAND, le rapporteur de la loi : « La loi doit protéger la foi, aussi longtemps que la foi ne prétendra pas dire la loi. »
Et ce n’est pas fini...