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Le blog de Bernard SARLANDIE

En Europe, les salaires reculent pour la première fois depuis trois ans

6 Juin 2026, 18:24pm

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 4 juin 2026 (extraits)

Le choc énergétique déclenché par la crise dans le détroit d’Ormuz provoque une nette baisse du pouvoir d’achat à travers toute l’Europe. L’inflation au mois de mai a atteint 3,2 % sur un an en zone euro, selon les données publiées par Eurostat, mardi 2 juin. Le rythme de la hausse des prix dépasse ainsi celui de la progression des salaires, qui devrait être de 2,6 % cette année, selon l’indice publié par la Banque centrale européenne.

Cette baisse des salaires réels intervient alors que les ménages se remettaient à peine du choc inflationniste de 2022 et 2023. Pendant deux ans, les salaires avaient très fortement baissé, avant d’entamer un rattrapage progressif du pouvoir d’achat perdu. Au troisième trimestre 2025, seule la moitié des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques avait retrouvé un niveau de salaire moyen équivalent à celui de la fin 2021 ; dans la zone euro, les rémunérations restaient en moyenne en recul de 2 %, et en France, d’environ 1 %.

Cette nouvelle baisse du pouvoir d’achat s’explique presque exclusivement par le quasi-doublement des prix du pétrole et du gaz depuis le début des attaques américano-israéliennes sur l’Iran, le 28 février. En mai, la hausse des prix de l’énergie sur un an atteignait 10,9 %, tandis que le reste de l’inflation n’était que de 2,4 %. « C’est uniquement un choc de prix, mais pas un petit choc, commente Emile GAGNA, économiste. [Avant le conflit], on attendait à peu près 2 % d’inflation en zone euro cette année. Finalement, on sera plutôt à 3,5 %. Ça fait un prélèvement de pouvoir d’achat de 1,5 %. » Il prédit que les salaires réels en zone euro vont stagner cette année. « Et en France, ils seront négatifs », ajoute sa collègue Florence PISANI.

Si la France est un peu plus touchée que le reste de l’Europe, c’est parce que la situation de l’emploi y était déjà médiocre avant le début du conflit au Moyen-Orient. Le chômage est reparti à la hausse, à 8,1 % au premier trimestre 2026, en hausse de 0,7 point sur un an. Cela réduit le pouvoir de négociation des salariés pour obtenir des augmentations. Par ailleurs, à cause du déficit public déjà très élevé, le gouvernement français a pour l’instant choisi de protéger ses citoyens au minimum, se contentant d’aides ciblées aux grands conducteurs et à quelques métiers spécifiques (pêcheurs, agriculteurs…). Le reste des pays européens se montre plus généreux, l’Espagne ayant réduit de moitié la TVA sur l’essence, tandis que l’Italie et l’Allemagne ont mis en place des aides fiscales similaires. Ces décisions amortissent en partie les pertes de pouvoir d’achat. « La France ne réduit pas les taxes parce qu’elle ne peut pas se le permettre. Les consommateurs français subissent le choc de plein fouet », expliquait le 25 mai Claus VISTESEN, du cabinet de conseil économique Pantheon Macroeconomics.

Le nouveau choc salarial pèse davantage alors que pendant près de deux décennies le pouvoir d’achat des ménages n’a progressé que faiblement en Europe.

Et ce n’est pas fini...


 

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Edgar MORIN, 29 mai 2026

5 Juin 2026, 14:15pm

Publié par Bernardoc

Citoyen du Monde "de la première heure" (1948-1949), il possédait la carte n° 006524.

Ancien résistant ayant résidé à Toulouse, puis plus tard à Montpellier, Edgar MORIN avait adhéré avec enthousiasme aux Citoyens du Monde ainsi que le rappelait en 2010 une brochure du mouvement Cahors Mundi.
Lire l'article complet : https://medialot.fr/edgard-morin-avait-adhere-aux-citoyens-du-monde
De très nombreux autres articles ont été publiés en hommage à cette personne d'exception.

Faites comme lui !

Et ce n’est pas fini...

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Au congrès de la CGT, le bilan de Sophie BINET largement adopté

4 Juin 2026, 11:25am

Publié par Bernardoc

In Libération du 2 juin 2026

«Un point d’équilibre à la CGT», affirmait le sociologue spécialiste des syndicats Karel YON à propos de Sophie BINET, au moment de son arrivée à la tête du syndicat en 2023. Trois ans plus tard, alors que les délégués CGT sont réunis à Tours pour leur congrès, ses mots semblent toujours appropriés. Le rapport d’activité de la numéro 1, qui a acquis une légitimité depuis son élection surprise, a été approuvé, ce mardi 2 juin, à une large majorité de 81,36%. Si ce résultat n’a rien de surprenant, il reste un signal important pour la secrétaire générale car lors du dernier congrès du syndicat à Clermont-Ferrand, les congressistes avaient rejeté pour la première fois à 50,32% le bilan de son prédécesseur Philippe MARTINEZ. Avec ce désaveu, ce dernier avait aussi dû encaisser le rejet de la candidature de Marie BUISSON qu’il voulait voir lui succéder.

La capacité de Sophie BINET à porter la parole du syndicat dans les médias et sa connaissance des dossiers sont souvent louées. Seule candidate à sa succession, elle devrait, sauf surprise, être reconduite comme secrétaire générale, vendredi. Cette année, le congrès du deuxième syndicat de France se déroule donc dans un contexte plus apaisé mais les objets de débats n’en sont pas moins nombreux, à commencer par le dossier des retraites qui reviendra vite sur la table, lors de la campagne présidentielle. «Nous avons refusé de tourner la page et nous avons tenu parole : nous avons fait échouer le conclave et décalé l’application de la réforme», a déclaré Sophie BINET, lundi 1er juin, à son pupitre, précisant que l’objectif reste l’abrogation du texte.

Le rapport d’activité adopté souligne justement l’importance de la séquence de la réforme des retraites lors de son mandat et «des 15 journées de mobilisation – atteignant les 1, 2 ou 3 millions de manifestants – pendant six mois». Pour la CGT, les journées de lutte contre le recul de l’âge de départ à 64 ans ont permis de redonner toute leur place aux syndicats mais ont aussi mis en lumière «la radicalisation du patronat» satisfait de la réforme. Quant au nombre de syndiqués en chute libre depuis les années 1980 (-10% environ), la CGT revendique une hausse entre 2023 et 2024, les mobilisations contre la réforme des retraites ayant permis de repasser la barre des 600 000 adhérents. Mais le syndicat décrit une hausse en trompe-l’œil, expliquant que ces nouveaux venus ne restent pas.

Si bien que la représentativité de la CGT (25%), doublée en 2017 par la CFDT (30%), continue de s’effriter. Dans les grandes entreprises, par exemple, où beaucoup d’emplois d’ouvriers ou d’employés sont externalisés, la CGT est concurrencée par le syndicat des cadres, la CFE-CGC. Selon Sophie BINET, les ouvriers et employés sont aussi «de plus en plus nombreux et nombreuses dans les petites entreprises, le tertiaire, la logistique, le commerce et les services», des secteurs où la CGT est moins implantée.

Dans l’objectif de faire grandir leurs forces face au patronat, la CGT et la FSU – où 15% des enseignants sont syndiqués – ont entamé un processus de rapprochement depuis le 10 juillet 2023. «Nous avons lors de ce congrès, la possibilité d’enclencher une autre dynamique en posant les fondations d’une maison commune», a déclaré Sophie BINET avant de préciser qu’il ne s’agissait pas d’une fusion. La coopération s’inscrit dans la stratégie intersyndicale renforcée pendant les journées de lutte contre réforme des retraites alors qu’historiquement, les centrales restaient divisées. Lors du prochain mandat, l’un des enjeux de l’intersyndicale sera donc faire gonfler le nombre de grévistes autant que le nombre de manifestants lors des journées de mobilisation car «nous n’avons pas réussi à étendre la grève, après le 7 mars, jour où l’intersyndicale avait appelé à mettre le pays à l’arrêt», a mis en garde la secrétaire générale.

Se qualifiant de «locomotive de l’unité», la CGT a aussi listé, dans son rapport, les dernières victoires syndicales, comme celle de «l’enterrement d’une réforme de l’assurance chômage» – portée par Gabriel ATTAL puis reprise par François BAYROU qui voulait durcir les règles d’indemnisation – ou encore l’annulation de «la mise en place de trois jours de carence pour les fonctionnaires et la désindexation du régime de base de pensions des retraités». Tout en admettant qu’il faut «désormais porter des projets concrets dans les territoires», la CGT se félicite d’avoir mis le sujet de la désindustrialisation sur le devant de la scène, notamment via sa liste noire des plans de licenciements mise à jour régulièrement.

Outre ce bilan, à l’approche des présidentielles, le congrès est aussi et surtout pour la CGT l’occasion de refaire infuser dans les esprits un autre défi de taille : la lutte contre l’extrême droite et son rapprochement avec le patronat. «Le RN est traité comme un parti comme les autres par le Medef. Les masques tombent ; la vraie idylle cachée de Jordan BARDELLA, a lâché la secrétaire générale, ce n’est pas la princesse des Deux-Siciles mais le patronat».

Et ce n’est pas fini...

 

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Scop-Ti et 1336 en force pour abreuver d’idées les délégués

3 Juin 2026, 11:41am

Publié par Bernardoc

In La Marseillaise du 2 juin 2026

Quatre salariés et anciens salariés de l’usine de thé de Gémenos et coopérative ouvrière Scop-Ti sont venus présenter leurs produits aux congressistes de la CGT. Et rappeler leur lutte toujours d’actualité.

Un stand a peut-être plus de saveurs que d’autres dans le parc des expositions de Tours. C’est celui des ouvriers de Scop-Ti, alias les Fralib, qui expose la myriade de produits de leur marque de thé 1336.

« On est en résistance permanente, c’est la solidarité qui nous a permis de gagner et c’est la solidarité qui nous permet de continuer l’histoire », campe Cynthia SANCHEZ, chargée de promotion du modèle économique de la coopérative. Et Scop-Ti propose un vrai soutien aux congressistes : « Tous les congressistes ont un bon dans leur sacoche du congrès pour venir choisir une boîte de thé offerte par la confédération et sur les stands de la plénière, tous ont une boisson fraîche 1336 », explique Dominique Basset, retraité bénévole de Scop-Ti et ancien délégué CGT du site.

Un cadeau bienvenu et qui implique toute une logistique : « On a fait livrer une palette à part la semaine dernière, et nous, on est venu de Gémenos vendredi avec le camion pour préparer le stand.» Cynthia SANCHEZ abonde : « L’objectif c’est de proposer à ceux qui veulent nous soutenir de populariser la marque au plus grand nombre.» Et de prendre pour exemple : « Créer des points de vente, ventes groupées, proposer des bons cadeaux, des remises à des comités d’entreprise...». Plus que du thé de qualité, c’est aussi un message envoyé à leurs « camarades ». « Dans ce monde capitaliste, on montre qu’on peut faire autrement: sans hiérarchie, sans patrons », explique Gérard CAZORLA, président de l’association Fraliberthé. Avant de conclure : « Ce congrès, c’est chez nous, tout comme l’usine appartient à toute la CGT. »

Et ce n’est pas fini...

 

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Sélection

2 Juin 2026, 16:47pm

Publié par Bernardoc

in L'Humatinale du 2 juin 2026

Plus d’un million de candidats et plus de 14 millions de vœux et sous-vœux. La machine Parcoursup est en marche et devrait livrer ses premiers résultats aujourd’hui à partir de 19 heures. Une loterie qui décidera de l’avenir de ces jeunes lycéens et étudiants fébriles et stressés en attendant un tirage qui ne doit rien au hasard. Car ici, faute de places en nombre suffisantes pour assumer une ambitieuse démocratisation de l’enseignement supérieur, la règle du jeu est celle de la sélection. Et de sa double perversion. Non seulement les inégalités sont reines, mais c’est aux élèves - soi-disant pas assez « méritants » - qu’est renvoyée la responsabilité de cette reproduction sociale instituée. Une machine à broyer qu’il est temps de stopper.

Et ce n’est pas fini...

 

 

 

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Vive la guerre ! A bas les services publics !

1 Juin 2026, 18:19pm

Publié par Bernardoc

In La Tribune du 30 mai 2026 (extraits)

L’exécutif a transmis, jeudi 28 mai, au parlement deux décrets qui annulent 847 millions d’euros de crédits budgétaires. Au total, Bercy met 4 milliards d’euros de côté sur la sphère de l’État, en comptant 3,2 milliards d’euros de gel de crédits.

Nous devons prévoir d’ores et déjà un certain nombre de mesures à hauteur de 6 milliards d’euros, avait annoncé, le 21 avril, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David AMIEL. Ce dernier constatait une dégradation des finances publiques de l’Hexagone en raison de la guerre au Moyen-Orient. Et de préciser la répartition suivante : 4 milliards d’euros de freinage de la dépense de l’État et 2 milliards d’euros sur la Sécurité sociale. Le gouvernement a indiqué, le 22 mai, que « l’enveloppe budgétaire dédiée aux allégements généraux n’augmentera pas » avec la revalorisation du Smic au 1er juin. Cette décision permet une économie de 2,2 milliards d’euros sur la sphère sociale. Toutefois, l'exécutif n’avait jusqu’à présent rien détaillé sur le volet État.

Ce jeudi 28 mai, l’exécutif a finalement expliqué dans un échange avec la presse qu’il allait prendre trois mesures : un surgel de crédits des ministères de 3,2 milliards d’euros — ces crédits sont rendus temporairement indisponibles mais pourraient être « dégelés » en cours d’année si la situation économique s’améliore —, une annulation pure et simple de crédits à hauteur de 847 millions d’euros et une ouverture de crédits de 407 millions d’euros pour financer les aides annoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Pour réaliser techniquement ces annulations et ouvertures de crédits budgétaires, l’exécutif a rédigé deux décrets. Il les a transmis, jeudi soir, pour avis aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat.

La crise iranienne a déjà alourdi le poids de la dette de 3,6 milliards d’euros à ce jour. Mais Bercy n’a pas détaillé ce que recouvre précisément cette somme.

En revanche, le ministère a bien transmis un décret « portant annulations de crédits » d’un montant de 440 millions d’euros en autorisations d’engagement (AE) et un autre de 407 millions d’euros. « Ces annulations concernent exclusivement les crédits hors masse salariale. Elles portent, pour l’essentiel, sur la réserve de précaution », écrit le ministre Amiel. Ce courrier annexé est adressé au président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Éric COQUEREL. C’est-à-dire, détaille Bercy, « des crédits qui étaient mis en réserve depuis la loi de finances et qui n'avaient ni objet ni destination de manière précise ».

À la lecture des deux tableaux joints aux décrets, on s’aperçoit que l’exécutif a choisi de « couper » de manière transversale sur les ministères, tout en préservant les ministères régaliens — notamment les Armées et la Justice. Aucun crédit n’a été annulé pour le Défense par souci de « cohérence », indique Bercy. Les dépenses sont en effet en hausse cette année en raison du conflit au Moyen-Orient. En revanche, « les Armées et la Justice contribuent quand même à l’effort collectif via des mesures de surgel de crédits », précise le ministère. Par ailleurs, l’Outre-mer a aussi été épargné en raison d'« un gel anticipé de crédit en mars ».

Les chiffres des coupes donnés par mission budgétaire permettent quelques constats : près de 200 millions d’euros ont été annulés sur la mission « Régimes sociaux et de retraite ». Cela concerne les retraites de la SNCF et de la RATP. Par un jeu de transfert de charges, l’État a pris un arrêté en décembre dernier. Cet acte augmente la contribution employeur de ces entreprises publiques. C’est pourquoi l’annulation de ces crédits a été rendue financièrement possible.

Par ailleurs, la mission « Recherche et enseignement supérieur » est amputée de 139 millions d’euros et celle concernant « Travail, emploi et administration des ministères sociaux » de 122 millions d’euros. Au sein de cette dernière, le programme « Accès et retour à l’emploi » est particulièrement touché avec 112 millions d’euros en moins pour cette année. Par ailleurs, la mission « Enseignement scolaire » perd près de 44 millions d’euros de crédits. La mission « Culture » voit quant à elle s’annuler 38 millions d’euros.

En parallèle, le gouvernement a pris un décret d’avance qui ouvre 407 millions d’euros de crédits en autorisations d’engagement. Ces crédits vont être imputés à la mission « Écologie, développement et mobilité durables » et dans le programme « Énergie, climat et après-mines ». Le ministre de l’Action et des Comptes publics juge cette manière de procéder « impérative » pour financer les aides annoncées par le Premier ministre.

Concrètement, cet argent va permettre de « financer l’aide forfaitaire » de 100 euros aux grands rouleurs. Pour rappel, elle correspond à 20 centimes d’euro par litre de carburant. Elle s’adresse aux foyers jusqu’au 5e décile de revenus utilisant leur véhicule à des fins professionnelles ou pour leurs trajets domicile-travail. Elle peut être sollicitée sur le site de l’administration fiscale, impots.gouv.fr, depuis le 27 mai. Au cours de l’échange avec la presse, Bercy a précisé que cette aide représente un coût de 320 millions d’euros pour l’État.

Autre dispositif que ces crédits vont financer : le chèque énergie qui a été « élargi » ce printemps. Bilan : 700 000 ménages supplémentaires ont perçu un chèque moyen de 153 euros. Ce qui a un coût de près de 100 millions d’euros pour l’État. La réforme du chèque énergie a aussi « étendu l’aide spécifique à tous les résidents des logements-foyers conventionnés APL, aux logements en intermédiation locative et aux revenus les plus modestes des établissements accueillant des personnes âgées ». Là encore, le coût pour l’État s’élève à 36,6 millions d’euros au titre de 2025 et de 50 millions d’euros pour 2026 (86,6 millions d’euros au total).

Pour contrebalancer ces ouvertures de crédits, des annulations d’un même montant (407 millions d’euros) ont été « intégralement gagées » sur « des crédits ministériels hors masse salariale issus de la réserve de précaution », insiste Bercy. Elles sont intégrées aux chiffres de coupes budgétaires cités plus haut.

À ce stade, le gouvernement de Sébastien LECORNU vise toujours une cible de 5 % de déficit en 2026. Mais la marche paraît de plus en plus haute. L’Insee a en effet annoncé, ce vendredi 29 mai, un recul de la croissance de l’Hexagone de 0,1 % au 1er trimestre.

L’avis qui sera rendu par l’Assemblée nationale et le Sénat d'ici à jeudi prochain devrait, selon Bercy, « clore cette première phase de freinage de la dépense publique ». Fin juin se déroulera un nouveau comité d’alerte des finances publiques à l’issue duquel de nouvelles mesures pourraient être prises par le gouvernement.

Et ce n’est pas fini...

 

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