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Le blog de Bernard SARLANDIE

Cravate or not cravate ?

5 Septembre 2009, 08:21am

Publié par Bernardoc

         A l’oral de mon premier concours (PEG de CET), j’en avais mis une : j’étais jeune et il fallait que je montre mon sérieux ! Les oraux de PLP2 et de CPE, réussis la même année, se sont déroulés sans : j’arrivais de BoraBora et la cravate ne faisait pas partie de ma garde-robe du Pacifique. J’ai dû passer deux fois l’oral du concours de personnel de direction et j’ai étonné certaines de mes camarades de promotion quand je leur ai dit que la deuxième fois, lors de mon admission donc, je m’étais présenté sans. Pourtant, dès que j’ai entamé mon stage de formation, j’ai adopté l’uniforme du jeune cadre intermédiaire.

Quelle que soit la température, j’ai toujours porté une cravate le jour de la pré-rentrée, sauf en deux occasions, lorsque les deux collèges que j’ai dirigés successivement ont été déclassés, c'est-à-dire que je travaillais plus pour gagner moins (autour de 180 € par mois de baisse de revenus), et que donc j’avais décidé de faire des économies sur cet accessoire vestimentaire.

Lorsque la première journée de grève s’est présentée au collège Francisco Goya de Bordeaux, j’ai demandé à mon chef (j’étais adjoint à l’époque) si l’on restait dans notre logement de fonction ce jour-là. Bien sûr que non, me répondit-il, tu es au boulot. J’ai donc décidé de verser ma journée au syndicat et de venir sans cravate ces jours-là.

Au bout de trois ans, j’ai changé de chef. Et oui, nous étions arrivés ensemble, mais les chefs bien syndiqués ont toujours priorité sur les adjoints pour muter ! Mon nouveau patron m’a découvert en tenue décontractée en train de peaufiner l’emploi du temps et de terminer le bulletin de rentrée, un outil important de communication. Il se demandait si j’allais venir en cravate à la rentrée, voire même si j’en avais une ! Donc, pendant six semaines, j’ai porté une cravate différente chaque jour pour lui prouver que la cravate ou la chemise tahitienne étaient un choix que je voulais le moins contraignant possible. J’ai fait allusion à ce début de coopération entre nous lorsque nous nous sommes séparés quatre en plus tard, pour nous recroiser ensuite maintes et maintes fois dans des circonstances très variées, et il était très étonné que ce détail m’ait marqué à ce point.

Ensuite, dans mon premier poste de chef, nous rivalisions avec le Principal-adjoint pour l’originalité de nos cravates. Mais je m’avoue humblement battu : il a fait très fort quand il est arrivé avec une sur laquelle était écrit : « Moi j’aime pas les cravates ! ».

Et ce n’est pas fini…

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