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Le blog de Bernard SARLANDIE

Blanquefort

11 Décembre 2009, 08:18am

Publié par Bernardoc

           Premier poste où je débarquai en septembre 1977 au retour du Ghana. Dans ma fiche de vœux, j’avais demandé « tout poste dans l’académie de Bordeaux », et je me retrouvais nommé sur le poste vacant le plus près de Bordeaux. Nous trouvâmes à nous loger à Lormont, ce qui impliquait la traversée quotidienne du pont d’Aquitaine, qui était quand même plus fluide que maintenant.

         Je découvris un emploi du temps alléchant, surtout pour un professeur stagiaire : à part le lundi où j’avais une journée complète de sept heures, je finissais à midi et mon week-end commençait le vendredi à dix heures ! J’avais donc tous mes après-midi pour préparer mes cours. Ce qui était moins drôle, c’était les périodes de deux heures consécutives avec les mêmes classes ; si cela était acceptable en français, c’était une aberration en anglais, mais c’était tellement plus facile pour établir les emplois du temps ainsi, et tant pis pour les élèves qui ne voyaient leur prof d’anglais qu’une fois par semaine. Bien que pour certains ce fût largement suffisant, notamment ceux qui n’avaient pas d’épreuve à l’examen. Je me souviendrai toujours de la classe que j’avais le mardi de dix heures à midi. Il s’agissait des 2MRTP (terminale BEP des Mécaniciens Réparateurs de matériels de Travaux Publics) ; ils étaient 36 (alors que l’année précédente ils étaient en groupes) et pouvaient, s’ils le souhaitaient, demander à passer une épreuve orale. Inutile de dire que ceux qui s’intéressaient à l’anglais étaient très minoritaires et ce qui se passait dans ma classe était tout sauf un cours d’anglais. A dix heures donc, le mardi matin, j’étais le dernier à quitter la salle des professeurs…quand vraiment je ne pouvais pas faire autrement, et j’angoissais, comme j’étais stagiaire à l’idée que l’inspectrice pourrait se pointer à ces heures-là.

         Stagiaire j’étais, mais le rectorat a mis du temps à s’en apercevoir car il n’avait pas dans l’idée qu’un professeur débutant puisse rester stagiaire pendant quatre ans, ce qui était mon cas puisque entre mon année d’ENNA (Ecole Normale Nationale d’Apprentissage – un remarquable lieu de formation) et mon arrivée au CET (Collège d’Enseignement Technique) de Blanquefort, s’étaient écoulées mes deux années de VSNA (Volontaire au Service National Actif) au Ghana. Si bien que je reçus le soutien d’une conseillère pédagogique la semaine d’avant les vacances de Noël, et elle me proposa de ne commencer qu’à la rentrée de janvier, ce qui me parut raisonnable.

Et ce n’est pas fini…

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