Découverte de l'aïkido
Rentrée 1989, de nouveau à Lormont, mais bénéficiant d’un « congé administratif » jusqu’à Noël, je décide de rejoindre mon ancien club, le CLAM et de m’inscrire aux cours d’aïkido. Tant qu’à faire, de même que j’avais commencé le judo avec Rose, je convainquis Estelle, qui entrait en 6ème de m’accompagner.
Daniel BARRAN, qui était toujours Président à l’époque, me vit revenir avec grand plaisir, et il ne tarda pas à me proposer de rentrer à nouveau au conseil d’administration.
L’ambiance des cours était sympa, il y avait quelques jeunes déjà d’un bon niveau qui en voulaient vraiment. Il fallait apprendre les déplacements, très importants pour ce sport d’esquives, et apprendre à chuter de façon beaucoup plus souple qu’au judo.
A la fin de mes années judo, je prenais de moins en moins de plaisir, car la « voie de la souplesse » s’était transformée en un affrontement musclé où le jeu consistait en priorité à essayer de casser en deux le partenaire afin de l’empêcher de tenter tout mouvement. Si bien qu’en aïkido les termes qui me furent rabâchés pendant toute la première saison étaient : « Souple, tu n’es plus au judo ici ! ». Une des différences étaient aussi que je pouvais avoir la barbe relativement longue, elle n’était pas saisie comme au judo quand mes partenaires, en allongeant un peu les doigts saisissaient à la fois le kimono et la barbe, ce qui mettait un terme au randori.
Juste avant d’aller prendre contact avec mon futur lycée, quelques jours après la Toussaint, je décidai cependant d’aller me faire raccourcir barbe et cheveux. A la leçon suivante, au bout de quelques minutes sur le tatami, Michel vint vers moi et, s’étant aperçu que je connaissais certaines pratiques, me demanda où j’avais déjà pratiqué. Le changement de look était tel qu’il ne m’avait pas reconnu !
Nous interrompîmes notre pratique pendant un an, lors de notre séjour à Aiguillon, car il aurait fallu aller à Agen pour nous entraîner. J’en profitais donc pour faire du théâtre.
Et ce n’est pas fini…