Désespoir.
Nuit d’émeutes en Grèce. Trahi par ses « représentants », le peuple laisse éclater sa colère et s’en prend à des bâtiments, pas forcément les bonnes cibles, tel ce cinéma incendié.
Mais ce genre d’émeutes n’est pas nouveau ; Il y en a déjà eu le 16 juin dernier, puis le 30 ; on a remis ça le 21 octobre. A chaque fois le point de départ est un nouveau plan d’austérité dicté par les prétendues « agences de notation » qui ne sont que des nuisibles que l’on doit éradiquer au plus vite, car elles ont tout faux. Chaque plan d’austérité, au lieu d’améliorer le sort du pays et de son peuple, ne fait que l’enfoncer davantage dans le marasme et la pauvreté. Et l’Europe, dont le rôle démocratique devrait être de soutenir et de conforter ses habitants en souffrance se plie aux diktats des oligarques qui financent les nuisibles à leur profit et au lieu d’aider ses peuples ne se contente pas de les garder à flot, mais au contraire s’ingénie sans vergogne à les maintenir sous l’eau.
Oui, l’Europe est une bonne chose, mais pas cette Europe-là ! Construire l’Europe des peuples, sans mettre ces derniers sous tutelle, voilà un beau projet, mais c’est un projet alternatif, loin du consensus entre les sociaux-démocrates et les conservateurs, dont certains ont viré à la droite extrême sous le regard volontairement impuissant des autres membres de l’UE.
Alors oui, de toutes nos forces, soutien au peuple grec qui vient d’effectuer un remarquable bond en arrière qui le plonge vers les heures les plus noires de son histoire. Gloire aux courageux députés socialistes grecs qui ont refusé d’entériner la punition infligée par les dirigeants de l’UE ! Et méfiance vis-à-vis de l’évolution des autres pays, dont certains risqueraient de basculer vers les démagogiques et réactionnaires solutions inspirées par un « sauveur suprême ».
Et ce n’est pas fini…