Funestes 11 septembre.
Il y a 40 ans c’était le coup d’état au Chili ; Franco n’était pas encore mort et il a servi de modèle au sinistre criminel Pinochet. A quoi bon se servir des urnes quand des bombardiers peuvent faire le boulot ? Je me souviens, je venais de prendre mes fonctions de maître d’internat à Nice lorsque le coup d’état eut lieu et la consternation qui s’est répandue au sein des démocrates locaux. J’ai passé l’année avec le portrait d’Allende en poster dans ma chambre, peut-être moins glamour que le Che, mais authentique démocrate.
11 septembre 2001 : nous étions en voiture, en route pour rencontrer le psychiatre, avec Maeva qui n’arrêtait pas de hurler dans la voiture au moment où nous vivions en direct le deuxième avion entrant dans la deuxième tour.
11 septembre 2013 : c’est la quatrième fois que nous n’avons pas le bonheur de fêter l’anniversaire de ma mère, qui aurait eu 93 ans.
12 septembre 2013 : on nous annonce la mort d’Albert JACQUARD, décédé la veille. Je l’avais rencontré une seule fois, lors du lancement de l’agenda 21 de Mérignac. Quelle clarté, quelle limpidité dans les propos ! Quand je pense qu’il y en avait eu un qui avait osé questionner ses dires : ils ne jouaient simplement pas dans la même cour. Mais un de ses derniers actes visionnaires fut de parrainer la pétition pour l’espéranto au bac. Voici ce qu’il indiquait sur le 4-pages qui fut abondamment distribué (tous mes collègues élus peuvent en témoigner) : « Je reçois comme un honneur la proposition que me font les deux associations Espéranto-France et SAT-Amikaro de parrainer cette pétition en faveur de l’espéranto. Je souhaite que l’enseignement de l’espéranto soit officialisé par les autorités de nombreux pays. Un jour viendra où tout être humain saura utiliser l’espéranto comme instrument de mise en commun. »
Et ce n’est pas fini…