Mais comment font-ils ?
Je veux parler des cumulards en politique, dont L’Express vient de publier un classement.
- 1. Michel DELEBARRE, sénateur-maire de Dunkerque, 26 mandats et fonctions (PS)
- 2. Yves JEGO, député de Seine-et-Marne, 13 mandats et fonctions(UDI)
- 3. Jean GERMAIN, sénateur-maire de Tours, 12 mandats et fonctions (PS)
- 4. Martin MALVY, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, 12 mandats et fonctions (PS)
- 5. Pierre JARLIER, sénateur du Cantal, 11 mandats et fonctions (UDI)
- 6. Jean-Paul POURQUIER, président du Conseil général de Lozère, 11 mandats et fonctions (UMP)
- 7. Jean-Michel BAYLET, sénateur du Tarn-et-Garonne, 10 mandats et fonctions (PRG)
- 8. Philippe DURON, député-maire de Caen, 10 mandats et fonctions (PS)
- 9. Christian ESTROSI, député-maire de Nice, 10 mandats et fonctions (UMP)
- 10. Yves ROME, sénateur-président du Conseil général de l'Oise, 10 mandats et fonctions (PS)
Sur les 10 premiers, on voit que le PS occupe la moitié des places, ce qui est normal, puisque c’est lui qui a le plus d’élus. Mais les autres partis ne sont pas en reste ; je rappelle pour mémoire les deux chevaliers verts que sont la sénatrice-maire de Montreuil et le député-maire de Bègles ; ce doit être une bonne sinécure. Pourtant, en principe, les indemnités sont plafonnées, mais cela s’applique aux fonctions électives, mais sûrement pas aux autres. C’est peut-être ainsi qu’on arrive millionnaire au gouvernement ?
Et ils sont prêts à continuer ; la preuve ? Le projet de loi interdisant le cumul d'un mandat parlementaire avec un mandat d'exécutif local a été rejeté par la commission des Lois du Sénat, ce mercredi.
Pas d’épuisement professionnel pour eux. A mon avis, ils ne peuvent faire autrement que de « zapper » un ou plusieurs mandats ou fonctions, sinon, quelle empreinte écologique !
Et ce n’est pas fini…