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Le blog de Bernard SARLANDIE

La fin d'une belle aventure humaine

8 Décembre 2009, 16:35pm

Publié par Bernardoc


Et oui, même si je pense que je suis resté une année de trop à Langevin, il n’en reste que les bons souvenirs. Je l’ai quitté en même temps que Monique, notre documentaliste ; j’ai utilisé une carte de France pour lui rendre hommage, car partout où elle avait navigué, elle avait monté un CDI.

         Pour moi, il n’y eut pas de discours mais des chansons. En voici une ci-dessous :


   
Monsieur le Principal

 

Monsieur le Principal

On vous chante une lettre

Que vous r’lirez peut-être

Quand vous s’rez au Haillan

 

Depuis six ans déjà,

Vous gérez ce collège

Vous partagez ses peines,

Dirigez ses combats

 

Monsieur le Principal,

Vous avez tant écrit,

Résisté, tempêté,

Pour que cette école vive.

 

Vous avez instauré

Les ateliers lecture

Le Printemps des Poètes

Et les journées du Cesc

 

Nous avons partagé

Chorale et bonnes soirées

Journées banalisées

Et succès au brevet

 

Vos chemises tahitiennes

Nous ont ensoleillés

Vos colères tropicales

Nous ont fait sursauter

 

Nos idées, nos projets

Jamais vous n’étiez contre

Vous rêviez la rencontre

Des pays étrangers

 

Grèves, syndicats, manifs,

Vous portez haut vos convictions

Et tous ici reconnaissons

Comm’ vous êtes réactif

 

Il y a eu des blessures

Et des malentendus

C’est toute une aventure

Qu’ensemble on a vécue

 

Pour toutes les occasions

Où vous nous avez soutenus

Encouragés ou défendus

Soyez remercié.

 

Monsieur le Principal,

On vous donne cette lettre

Que vous r’lirez peut-être

Quand vous s’rez au Haillan.


       Chanté par l’ensemble du personnel sur l’air du Déserteur, cet hommage m’a laissé sans voix. Il paraît qu’en six ans c’était la première fois que je restais silencieux aussi longtemps.  Je peux considérer que ma carrière professionnelle heureuse  s’est arrêtée à ce moment-là, la collusion objective entre la hiérarchie et une forte minorité d’enseignants de Zola m’ayant rendu la vie très difficile pour mes trois dernières années au point que je suis parti avec la haine d’une institution pour laquelle je m’étais battu pendant une quarantaine d’années. J’en ai toujours voulu au « socialiste » Jospin de n’avoir pas pérennisé le Congé de Fin d’Activités, car deux ans plus tôt je serais parti de manière plus apaisée.

 

                   Et ce n’est pas fini…


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