Le placard.
Sud Ouest Dimanche d’hier relate l’histoire d’un inspecteur du fisc mis au placard à Agen. Les motifs semblent être la mise à l’écart d’un trublion de l’administration, absolument pas déloyal, mais qui faisait son boulot sans s’occuper de la fonction de ceux sur qui il faisait les vérifications fiscales, en appliquant simplement les règles déontologiques.
Ceci a fortement déplu et a entraîné un avertissement disciplinaire par un ministre du budget au-dessus de tout soupçon, puisqu’il s’agissait d’Eric WOERTH. De son placard agenais, il s’apprêtait à vérifier les comptes d’un futur successeur de Woerth, un certain Cahuzac. Mais ses supérieurs ne l’entendaient pas de cette oreille et il fut éloigné de ses instruments de recherche.
Ayant attaqué l’administration, il a déjà gagné douze fois et lui réclame maintenant 600 000 € pour les préjudices moral et pécuniaire qu’il a subis. J’en connais certain qui en toute honnêteté évalue le préjudice moral à plusieurs dizaines de millions.
Cet exemple pourrait parfois presque conduire à douter de l’impartialité de l’Etat et à se demander si l’adage de La Fontaine « Selon que vous serez puissant ou misérable… » est toujours d’actualité. Je me refuse à le croire et pourtant ce cas n’est pas le premier : souvenons-nous du cas Filoche, inspecteur du travail, qui lui aussi a dû aller devant les tribunaux pour faire reconnaître son intégrité.
L’administration doit être au service du public et protéger ses agents plutôt que les empêcher de faire correctement leur travail. C’est à ce prix qu’on fera taire les attaques contre les fonctionnaires. Je ne vous dis pas d’où elles viennent !
Et ce n’est pas fini…