Les grèves en France et la politique au XX° siècle.
Tel était le thème des premières rencontres de l’Institut Histoire Sociale de la CGT qui se déroulaient aujourd’hui à Montreuil.
Après l’ouverture par Elyane BRESSOL, la Présidente, qui a excusé un certain nombre de personnes, dont le Président d’Honneur, Georges SEGUY, une introduction nous fut proposée par Joël HEDDE, membre du bureau : « La nature multiple du phénomène grève », dans laquelle toute l’assistance (autour d’une soixantaine de personnes) a remarqué la citation de Griffuelhes datant de 1908 : « La grève éduque, elle aguerrit, elle entraîne et elle est créatrice ». Il faut dire qu’après l’automne que nous venons de vivre, on peut dire qu’elle n’a pas pris une ride.
Puis le politologue René MOURIAUX a fait un exposé sur : « Les grèves à visée explicitement politique », qui peuvent être pour la défense des institutions républicaines ou en solidarité pour la liberté d’autres peuples ; mais il peut s’agir aussi de grèves sectorielles ou interprofessionnelles comme de grèves dirigées vraiment vers une cible politique (le 13 mai 1968 : « Dix ans, ça suffit »).
Ensuite, la parole fut donnée à la salle et là je dois m’incliner devant ces mémoires vivantes de la classe ouvrière qui nous témoignaient des actions auxquelles ils avaient participé voici plus de soixante ans : c’est dire que j’étais un des plus jeunes de l’assemblée.
Après un repas pris non pas à la cantine mais dans un salon aménagé, ce fut au tour de Stéphane SIROT, un historien de l’université de Cergy-Pontoise de venir nous parler des « processus de politisation des grèves revendicatives ». Je ne citerai que sa conclusion, que j’ai trouvée très revigorante : « Le syndicalisme peut faire du politique sa courroie de transmission ».
Et ce n’est pas fini…