Les média me gonflent.
Un joueur de foot urugayen vient d’être renvoyé dans ses pénates et interdit d’approcher un stade pendant quatre mois. Et aussitôt tous les média de crier à l’injustice d’une sanction disproportionnée. Qu’avait-fait ce footballeur ? Un croc-en-jambe ? Un pied en avant ? Un coup de poing ? Que nenni ! Il a « simplement » mordu un de ses adversaires.
Mais où-va-t-on ? On nous bassine sans arrêt sur les vertus éducatives du sport, sur l’exemple que doivent montrer les champions,…Et l’on assiste là à un spectacle digne de gamins de maternelle. Et en plus, il paraît qu’il s’agit d’un récidiviste. Mais qu’il retourne à ses combats de rue et qu’il abandonne ses crampons. J’espère pour le mordu que l’agresseur n’était pas séropositif.
Mordre pour se défendre (ou attaquer) nous fait faire un gigantesque bond en arrière, du temps où les premiers homo-sapiens ne possédaient pas encore de langage articulé. Est-ce que l’Uruguay ne pourrait-pas payer quelques cours d’expression à ce joueur ? S’il savait parler, il se rendrait peut-être compte que la parole est au moins autant, sinon bien plus, efficace que la morsure. Même notre Ribéry national arrive à aligner quelques mots ; je ne dirai pas qu’on comprend tout car la langue qu’il utilise est quand même assez éloignée de celle de Molière ou d’Hugo, mais si « la routourne tourne », il va sûrement progresser.
Non seulement je trouve que la sanction est assez légère (si j’ai bien compris on ne s’en prend même pas à son porte-monnaie) et pour moi cet individu n’a absolument pas sa place sur un stade. Alors, un peu de décence, Messieurs les journalistes.
Et ce n’est pas fini…