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Le blog de Bernard SARLANDIE

Noël 1975

8 Février 2010, 09:30am

Publié par Bernardoc

         Nous étions à l’arrière du camion qui n’était pas fermé, ce qui me donna l’occasion de recevoir le crachat d’un autre voyageur assis quelques places devant moi et qui n’avait pas pensé que quelle que soit la force d’expulsion qu’il imprimait à son crachat, la vitesse du vent, conséquence de la marche du camion, serait supérieure et plaquerait son éjection le long du véhicule. 

         300px-The Niger near the Kennedy Bridge, NiameyMais nous arrivions bientôt à Niamey et là une vue féérique nous fit oublier nos mésaventures de l’après-midi : le soleil se couchait sur le fleuve Niger, et se découpant au-dessus du pont, une caravane de chameaux terminait sacamels on the bridge prefRes traversée du désert. Image inoubliable, à jamais gravée dans ma mémoire, car je ne pensais pas que ces animaux arrivaient jusque là.

         La douche de l’hôtel fut la bienvenue et l’eau s’écoulait toute rouge, chargée de la poussière de latérite qui nous recouvrait. Et le repas de réveillon nous apporta le réconfort nécessaire.

         250px-Niamey riverLe lendemain de Noël nous prîmes contact avec le concessionnaire Renault pour aller chercher la voiture qui allait être immobilisée huit jours. Nous en profitâmes pour aller jusqu’à Tillaberri puis nous décidâmes de passer le reste du temps sur une île du Niger, où la seule climatisation était la brise qui soufflait parfois, insuffisamment cependant pour chasser les moustiques. Mais avant, nous avions visité le musée national où nous avons retrouvé les mêmes objets que nous avions acheté bien plus cher  (et encore, après avoir marchandé) à un colporteur en Haute-Volta, ce qui nous a conduit à revoir notre façon de marchander !

         En récupérant la voiture, le garagiste ne se cacha pas de n’avoir pu réparer totalement le train avant, si bien que, en l’absence de parallélisme, les pneus duraient un maximum de douze mille kilomètres, en les permutant et les retournant tous les mille cinq cents kilomètres. Ce qui nous a conduits à faire provision de pneus dès que nous en trouvions en vente.

         En route pour Ouagadougou, nous nous arrêtâmes à Fada n’Gourma et à six heures du matin, au moment du départ, je sentis venir une crise de paludisme. Deux heures plus tard je passais le volant à Rose et une heure après j’enfilais un pull car je m’étais mis à grelotter. J’avais hâte d’arriver dans la capitale voltaïque.

Et ce n’est pas fini…

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