Nos autres occupations du jeudi.
Je ne m’étendrai pas sur les traditionnels cours de danse et le cabaret, mais aux alentours de midi, nous avons assisté à une étonnante performance d’une grand espérantiste cubaine : Georgina ALMANZA, qui avait déjà déclamé un poème de Zamenhof le jour de l’ouverture, et qui maintenant, seule sur scène pendant une petite heure a fait un tour du monde des plus belles œuvres originales ou traduites en esperanto. Etonnante jeunesse chez cette femme que des amis avaient déjà trouvé très vieille il y a plusieurs années lorsqu’ils l’avaient vue pour la première fois.
Et le soir, tandis que se déroulait au Théâtre national de Cuba le concert « Canto General » en esperanto par une chorale internationale, nous avions réservé de France (dans l’ignorance de la date du spectacle) une excursion pour aller assister à la kanonpafado, c'est-à-dire le tir quotidien du canon. Pour cela nous avons traversé le fleuve pour nous rendre à La fortaleza San Carlos de la Cabaña. C’est une tradition qui remonte à la construction de cette forteresse par les Espagnols en 1763 et qui annonçait à 21 heures la fermeture des portes de la ville et la fermeture du port par une chaîne.

En arrivant dans la forteresse, qui pour le novice que je suis n’est pas sans rappeler les fortifications de Vauban, un peu avant la tombée de la nuit, on a une vue magnifique sur la vieille Havane. Ce qui m’a étonné, ce n’est pas le nombre de touristes étrangers auquel je m’attendais, mais le grand nombre de Cubains qui venaient là en famille pour assister à la cérémonie. Et la mise à feu n’était pas exécutée par des soldats en treillis, mais par des militaires en costume d’apparat du XVIII° siècle.

La forteresse contient un très grand musée disséminé dans les différentes casemates, et (n’oublions pas que c’était une construction espagnole) une chapelle.

Nous avons terminé la soirée dans un restaurant du port « Los dos hermanos », qui était un bar à putes avant la révolution. Animation tout à fait correcte, à laquelle, comme à son habitude, le groupe espérantiste a contribué.

Et ce n’est pas fini…