Parrainage républicain.
Les termes me paraissent plus justes que « baptême civil ».
J’ai eu le bonheur de célébrer mon premier parrainage ce matin, en mairie du Haillan. Il s’agissait d’un petit Jonathan, âgé d’à peine trois mois. Et que ceci se déroule au milieu d’un « pont » suscité par une fête religieuse n’était sans doute pas un choix dû au hasard.
Sous le triptyque « Liberté, Egalité, Fraternité », c’est avec un immense plaisir que j’ai lu les termes du certificat de parrainage qui place l’enfant « sous l’égide et la protection de l’autorité civile et républicaine ». Je me demande ce que le chanoine de Latran, qui était bien entendu présent en image, pense de telles célébrations, malheureusement insuffisamment nombreuses à mon goût. Le texte recommande en outre aux parrain et marraine de poursuivre l’éducation de leur filleul « hors de tous préjugés d’ordre social et philosophique et dans le culte de la raison, de l’honneur, de la solidarité et de la défense des intérêts du peuple français ». « Ils s’engagent par ailleurs à développer en lui les qualités morales, humaines et civiques, indispensables afin qu’il soit à sa majorité, un citoyen dévoué au bien public et animé des sentiments de fraternité, de compréhension et solidarité à l’égard de ses semblables ».
A la lecture de cet acte, je peux comprendre que le haut-commissaire en Polynésie, terre cléricale s’il en est, n’ait pas autorisé le maire de BoraBora à pratiquer l’acte républicain que j’avais sollicité, mais je ne comprends toujours pas pourquoi le maire de Lormont, ancien directeur d’école publique, a refusé ce parrainage pour notre fille en 1978.
Vive la République !
Et ce n’est pas fini…