Pincement au coeur.
Suite à l’arrivée imminente d’un canapé convertible d’angle, nous nous séparons d’une pièce de mobilier qui avait participé à sept de nos déménagements : notre canapé en orme brun que nous avions acquis en 1979 chez Monsieur Meuble, un magasin qui a disparu depuis longtemps de la galerie marchande de Lormont. Il était assorti à notre salle à manger et nous l’avions fait retapisser deux fois. Chaque fois cette rénovation coûtait plus cher que l’achat originel, c’est dire que nous y tenions.
Mais voilà, plus de déménagement prévu et un salon télé-cheminée qui appelait un autre aménagement…pour les 33 ans à venir !
Et c’est effectivement avec un pincement au cœur que nous avons vu partir notre vieux canapé. On ne pouvait se faire à l’idée de l’envoyer à la déchetterie, alors nous avons opté pour Emmaüs, en espérant qu’il puisse faire le bonheur de quelqu’un d’autre au moins autant que ce que nous l’avons apprécié.
C’était un avant-goût, bien réduit, de ce qui nous attend à Las Brunhas : vider petit à petit la maison familiale avant de tenter de la louer. Mais nous repoussons sans cesse cette échéance, car ni Josiane ni moi ne sommes encore dans l’urgence pour accomplir cette tâche : trop de souvenirs que nous ne souhaitons pas effacer concrètement encore. Nous avons besoin du concret pour continuer à entretenir la présence du passé. Ca viendra : nous avons déjà distribué le linge, j’ai même commencé, oui, moi ! à jeter quelques livres ou archives. Reste la vaisselle, l’électroménager,… Un jour viendra où nous aurons la force et la volonté, mais aussi le temps, de franchir le pas. Ce fut beaucoup plus rapide à La Poterie, mais les conditions n’étaient pas les mêmes puisque la maison devait être transformée et réhabitée.
Et ce n’est pas fini…