Ma délégation
Avant le début de la campagne j’étais allé voir le Maire en lui disant que tant qu’à être candidat, autant être élu ; en conséquence, je ne souhaitais pas faire partie du dernier quart de la liste. Sa réponse fut que j’aurais une délégation qui devrait me convenir.
Contrairement à ce que disait l’article de Sud Ouest, conseiller municipal n’était pas « une corde qui manquait à mon arc » mais la possibilité d’une expérience de service à ses concitoyens, sans relation avec mon activité professionnelle : pour moi, il s’agissait de faire de la Politique au sens noble du terme.
Ayant compris que j’étais branché sur l’ouverture internationale le Maire me proposa donc d’être « délégué aux jumelages et aux relations internationales ». Cela me convenait tout à fait d’ailleurs, encore Principal j’avais accueilli (en anglais) au collège nos visiteurs britanniques car le jumelage était parti de Zola il y a bien longtemps. Mais depuis les départs en retraite des deux enseignants qui avaient été à l’initiative de ces échanges, ces derniers avaient périclité. J’avais même récidivé quelques mois plus tard avec la venue de nos jumeaux de Colindres, ce qui avait choqué certains représentants de la droite locale, qui pensaient qu’il y avait confusion des genres ! Il est vrai que penser que des jeunes puissent être associés à des actions de jumelage est quasiment révolutionnaire.
Quant à Kalambaka, c’est loin, et donc c’est cher. En plus, la municipalité grecque actuelle n’est pas très aidante pour les relations.
Mais il y a d’autres associations haillannaises engagées sur des actions internationales, principalement avec des buts humanitaires de solidarité : quatre en direction de l’Afrique (deux vers le Burkina Faso, une vers la terre touarègue et une vers le Sénégal) et France Cuba dont
les actions solidaires contribuent à alléger un peu les souffrances liées au blocus de plus d’un demi-siècle de cette île des Caraïbes.
Dans le cadre de ma délégation j’ai participé à la première rencontre nationale des comités de jumelage et j’ai tenté de faire profiter de ce que j’avais appris les personnes susceptibles d’être intéressées, sans grand succès à ce jour. Mais aujourd’hui j’ai croisé au rectorat la Déléguée Académique aux Relations Européennes, Internationales et à la Coopération, qui m’a parlé de nouveaux programmes Comenius avec des dossiers allégés et de bonnes chances de financement. Une nouvelle piste à creuser pour tenter de motiver les Haillannais, car une politique de relations internationales réussie ne doit pas se contenter des actions des associations ad-hoc, mais y associer un maximum de concitoyens.
Et ce n’est pas fini…
