Merci les femmes !
En 2009, au festival du rire de Montreux, Laurent GERRA qualifiait DSK de « queutard du FMI », FMI voulant dire « Fourre-Moi Immédiatement ».
En 2010, le chroniqueur humoriste Stéphane GUILLON fut viré de France Inter après avoir fait référence aux penchants de DSK, qui l’avait d’ailleurs très mal pris.
En 2011, arrive l’histoire que tout le monde connaît, et, comme un seul homme, la classe politique s’apitoie sur le sort de celui qui souhaitait incarner la gauche de droite lors des élections présidentielles à venir. Entre un homme immensément riche et puissant et une bonne dans un hôtel, comment pouvait-il y avoir l’ombre d’un problème ? Il s’agissait à coup sûr d’un complot. Après tout, comme l’ont dit certains de nos grands penseurs, il ne s’agissait que d’un troussage domestique qui n’avait pas entraîné mort d’homme.
Et il a fallu attendre que les mouvements féministes se mobilisent pour qu’on voit les dirigeants du parti qui aspire au pouvoir émettre du bout des lèvres que, s’il y avait un accusé présumé innocent, il devait y avoir aussi une victime (présumée coupable ?).
Maintenant vient de se mettre en branle la justice américaine. Depuis deux jours, on nous rebat les oreilles sur la fortune que doit dépenser mensuellement l’accusé pour ne plus dormir en prison. Et également le prix à payer pour mettre en doute le témoignage de l’accusatrice. Les défenseurs de cette dernière disposeront-ils des mêmes moyens pour alimenter le débat dans l’autre direction ? Qu’il me soit permis d’en douter. Reste une solution, Mesdames, les témoignages spontanés et bénévoles. Certains viennent d’être révélés ; sont-ce les seuls ?
Attendons le procès. Si le résultat apparaît indépendant des sommes investies par les protagonistes, je dirai « Chapeau ! » pour la justice américaine. Wait and see.
Et ce n’est pas fini…




