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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Les nouveaux mercenaires.

21 Décembre 2013, 12:05pm

Publié par Bernardoc

         C’est ainsi que sont qualifiés, dans un rapport parlementaire, certains médecins, notamment en anesthésie, médecine d'urgence, radiologie, gynécologie-obstétrique et pédiatrie. Ils seraient à peu près 6 000 en France à être entrés dans cette nouvelle pratique.  Et "Les candidats à ce mode d'exercice qui a ses contraintes mais peut s'avérer très lucratif ne manquent pas", relève le député auteur du rapport.

Dans 30% des cas, il s'agit d'un professionnel de l'intérim qui cherche à "gagner autant en travaillant moins ou à gagner beaucoup plus", jusqu'à 15.000 euros par mois. Certains cumulent leur fonction de titulaire avec des missions courtes ailleurs sur leurs week-end, congés, RTT, voire repos de sécurité, une pratique "totalement illégale".

Cette pratique coûte cher à la collectivité. Un médecin intérimaire touche en moyenne de 600 à 800 euros nets pour une journée de travail et son collègue titulaire 260 euros, selon le rapport. Au final, cela représente un coût de 1.370 euros TTC à l'hôpital, soit "plus du triple du coût normal d'une journée de travail pour un praticien hospitalier (médecin titulaire)". Le surcoût est évalué "de l'ordre de 500 millions d'euros" par an pour l'hôpital public.

Comment en est-on arrivé là dans notre société dont le système de santé repose (reposait ?) sur les principes du Conseil National de la Résistance et la mise en place de la sécurité sociale par Ambroise CROIZAT ? Nous sommes en train de payer les conséquences du numérus clausus alors que les médecins « protégés » de l’époque sont en train de partir à la retraite et que le nombre de remplaçants n’est plus suffisant pour assurer un service médical public de qualité. Et donc, et on l’a vu plus haut, certains nouveaux médecins, dont la République a financé la formation, n’hésitent pas à vouloir pressurer encore davantage les caisses de la sécu en visant un salaire mensuel de 20 000 €, bien plus avantageux qu’un salaire habituel, et très nettement insuffisant d’après eux de 8 000 € par mois !

Certains parlaient de « moraliser le capitalisme » (tu parles !), mais à quand une moralisation des actes concernant notre santé ?

Et ce n’est pas fini…

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Le degré zéro de la politique.

19 Décembre 2013, 11:43am

Publié par Bernardoc

Cela s’est passé il y a un peu plus d’un mois : une caméra de vidéosurveillance a filmé l’adjoint au maire UMP de la commune de Woippy, près de Metz, et un futur candidat PS aux prochaines municipales en train de se battre dans la rue.

Alors que depuis des années on insiste beaucoup tant à l’école que dans les services publics sur la notion de citoyenneté et la lutte contre les incivilités, nous voici revenus au bon vieux temps préhistorique où un gourdin faisait office de cerveau. Quand deux Hommes (le « H » est voulu), qui se targuent d’être des acteurs politiques, délaissent leur langue au profit de leurs pieds et poings, cela laisse mal augurer de l’avenir dans cette cité concordataire.

Habituellement pourtant, ce genre d’attitude est plutôt fréquent chez les militants d’extrême-droite, comme nous l’ont montré en France les ligues factieuses qui tentaient de renverser la République entre les deux guerres. Mais là, il s’agit de militants de deux partis républicains qui alternativement font et défont les lois au parlement. Imagine-t-on un tel spectacle se dérouler dans les couloirs de l’Assemblée nationale ? Et un mauvais exemple de ce type peut réduire à néant des mois d’éducation civique au sein de l’école.

Honte à vous messieurs ! Votre combat de rue est une disgrâce pour la démocratie et la République. Il ne vous reste qu’une issue : que l’élu démissionne et que l’autre renonce à être candidat. C’est à ce prix et après quelques travaux d’intérêt général au bénéfice de la population que vous pourrez peut-être  recommencer à vous regarder sans honte dans la glace.

Et ce n’est pas fini…

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Deux trajectoires de syndicalistes.

18 Décembre 2013, 16:17pm

Publié par Bernardoc

Xavier MATHIEU (Conti) : "Il manque un gouvernement, un État qui appuient les revendications des salariés, imposent des solutions au patronat".

Pour moi, l’industrie, le travail manuel, c’est mort : zéro proposition. Les seules propositions concernent un métier des plus précaires : le cinéma. Aujourd’hui, ça ne me permet pas de vivre. Évidemment je me pose des questions sur ce que j’ai perdu dans ces années de luttes. La maîtrise de ma vie par exemple. Avec l’envie de retourner à la pêche, aux champignons. Penser, agir avec les autres, collectivement, mais aussi penser à soi.

Des regrets ?
                     Pas de regret pour tout ce que j’ai fait, ce que l'on a fait. Lutter, c’est magnifique, ça laisse des traces, beaucoup de souvenirs. Les mauvais s’effacent, il ne reste que les bons.

Si je peux gagner 1 500 euros jusqu’à la retraite… pourquoi pas ?

 

Edouard MARTIN (Florange) : « Il y a quinze jours, vous réfutiez toute volonté de vous engager. Que s'est-il passé pour que vous finissiez par accepter ? »

Le PS a beaucoup insisté. Harlem Désir a voulu me rencontrer. Il a été clair. Il m'a expliqué : « On attend de toi que tu mènes à Strasbourg le même combat qu'à Florange. » Je lui ai dit que je n'avais pas l'intention d'adhérer au PS. Il m'a répondu que ce n'était pas un problème, que sa seule exigence était que je rejoigne le groupe socialiste au Parlement européen. J'ai dit OK. « Défendre d'autres couleurs que celles du PS, celles du Front de gauche, par exemple, cela ne vous a pas traversé l'esprit ? »

Le Front de gauche ne m'a rien proposé. Et puis j'ai toujours voté socialiste.

"Dans votre livre, Ne lâchons rien vous écrivez : « Jean-Marc Ayrault est un traître…M. Désir est plat à en mourir d'ennui. J'ai l'impression de me trouver face à un chargé de communication de la politique gouvernementale » Vous le pensez toujours ?"

 Je ne renie rien de ce que j'ai fait ou dit.

Député européen : au moins 10 500 € nets.

 

No comment

 

Et ce n’est pas fini…


 

 

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Humour politique (volontaire ou non).

17 Décembre 2013, 14:57pm

Publié par Bernardoc

Première sélection pour cette année :

-      Henri GAINO : Sans Nicolas Sarkozy "il n’y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde".

-      Alain JUPPE : "En politique, on n’est jamais fini. Regardez-moi !"

-      Nadine MORANO : "On a une recrudescence de violence… par exemple le vol de portables à l’arraché. Ça n’existait pas avant que les portables existent".

-      Valérie PECRESSE : "On a besoin d’une Angela MERKEL en France et cela peut être un homme".

-      Arnaud MONTEBOURG : "Je crois à un retour de Nicolas Sarkozy ; mais menotté".

-      François HOLLANDE : "Quand ça va bien, on devrait se rappeler que ça ne va pas durer. Et quand ça va mal, on peut penser que cela pourrait aller plus mal ou que ça ne va pas durer".

Auront-ils autant de succès que Gérard LONGUET, le grand vainqueur de l’an dernier, qui avait déclaré :

« Hollande est pour le mariage pour tous…. Sauf pour lui ! »

Et ce n’est pas fini…

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Où allons-nous ?

5 Décembre 2013, 15:19pm

Publié par Bernardoc

« Pour réduire le déficit et les impôts, les Français sont prêts à sacrifier les fonctionnaires. »

Un sondage IFOP réalisé pour Le Figaro auprès de 2 793 personnes révèle la tendance des français à préférer une réduction du coût des services et institutions publiques afin de remédier au déficit national. Au final, plus de 6 français sur 10 considèrent qu'il serait nécessaire d'économiser en grignotant ce secteur, clé de voute de la République.

Sûrement ces 61% de Français sont ceux qui protestent contre le non-remplacement des professeurs, contre le temps d’attente aux urgences hospitalières ou aux guichets de La Poste. Ils sont aussi sans doute les premiers à protester contre le manque d’entretien des routes et la dégradation des conditions de transport. Mais savent-ils que ces services publics, c’est-à-dire au service du public, sont ce qui permet d’éviter le délitement de notre République. Savent-ils que l’impôt a été décidé au moment de la Révolution française et que sa perception et son utilisation figurent dans les articles 12 à 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen d’août 1789, déclaration acceptée par le Roi ?

Je suis un défenseur inconditionnel de l’impôt républicain. C’est lui qui m’a permis de vivre, car j’en constatais les effets sur mon bulletin de salaire, et j’étais heureux d’y contribuer en fonction de mes moyens. Mais je suis également partisan d’un impôt juste, et dans lequel les fonctionnaires ne soient pas pénalisés, au détriment des détenteurs du capital qui nous coûte tant…et de plus en plus.

Allons, une mesure social(ist)e pour montrer que nous n’avons pas complètement voté pour rien !

Et ce n’est pas fini…

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Qu'est-ce qu'on est bien au gouvernement !

20 Novembre 2013, 08:54am

Publié par Bernardoc

         C’est indéniablement ce que pensent les écologistes vissés sur leurs strapontins. Et c’est pour cela qu’ils sont de tous les renoncements quant aux idées qu’ils avaient prétendu défendre durant les dernières législatives, à preuve : leur vote du budget. Ce n’est pas un hasard si des figures historiques (quoi qu’on pense d’elles) ont quitté leur parti, soit pour rejoindre le Front de Gauche (et notamment le PG), soit pour rejoindre la droite, rebaptisée « centre » pour l’occasion.

         Mais où est l’espoir qu’avait pu faire naître chez certains cette volonté de vouloir faire de la politique autrement ? Est-ce à dire qu’EELV est arrivé à maturité et qu’il a suffisamment appris de ses grands frères l’ère de la magouille et le carriérisme lié à la chose politique ?

         Je me souviens avoir entendu clamer les écolos que jamais, au grand jamais ! ils ne succomberaient au cumul des mandats. Les meilleurs exemples de ce reniement nous sont donnés par deux anciens candidats à la présidentielle : nous avons une sénatrice-maire, élue contre un maire sortant de gauche, et un député-maire élu de la même façon. Et dire que j’ai voté au moins une fois pour eux !...

         Je termine mon premier, seul et unique mandat « politique » comme élu municipal. J’ai vu…Ce genre de « carrière » ne m’intéresse pas, mais je ne regrette pas d’être allé au charbon pendant quelques années. C’est un engagement citoyen qui devrait être, comme la conscription en son temps ou les jurés d’assises, offert à tout Homme (« H » pour parler du genre humain) de bonne volonté. Sans aucun doute, cela motiverait sûrement les jeunes générations pour s’intéresser à la vie de la cité, et donc à la politique au sens noble et généreux du terme.

Et ce n’est pas fini…

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AAA...tchoum !

19 Novembre 2013, 08:13am

Publié par Bernardoc

         Quelle lecture réjouissante et réconfortante que celle du dernier Marianne (n° 865, du 16 au 22 novembre) ! Ceci grâce à deux articles que l’on souhaiterait voir dans l’ensemble de la presse, or c’est tout à fait l’opposé qui se passe. Je veux parler de la « dégradation » de la « note » de la France.

         Cette évaluation vient de Standard & Poor’s, filiale de McGraw-Hill, fort mal notée par…Moody’s ! D’après mes souvenirs mathématiques,   (-) x (-) = +. Donc, être mal noté par une agence elle-même mal notée peut être considéré comme positif. C’est peut-être la raison pour laquelle notre gouvernement (provisoire ?) prétend ne pas s’en faire.

         Laurent NEUMANN rappelle les plantages des agences de notation : crise grecque, Enron, subprimes, Lehman Brothers, dégradation des USA suite à une erreur de 2 000 milliards de $,…Et là je cite le journaliste : « Les notations de ces agences ne valent guère plus que les prévisions astrologiques d’Elizabeth Teissier ! ».

         Il ne faut donc pas prêter attention à ce qu’elles racontent, mais ce qui est désespérant, c’est de voir qu’elles sont sollicitées, et je suppose à prix d’or, par des collectivités territoriales, alors que les seuls qui sont capables d’évaluer leur action, ce sont les citoyens avec leur bulletin de vote.

Et ce n’est pas fini…

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1 680 000.

30 Septembre 2013, 11:53am

Publié par Bernardoc

         C’est en euros la somme que devrait récupérer le ministère des finances suite à l’ouverture, interdite par décision judiciaire, de 14 magasins de bricolage hier. C’est un bon moyen de contribuer au renflouement des caisses de l’état, et disons-le, de récupérer une infime partie des  vingt milliards de cadeaux offerts aux patrons.

         On aurait pu s’attendre à ce que l’Etat fasse appliquer la loi ; mais sans présager de ce qui va en sortir, je constate qu’au lieu de faire le nécessaire pour encaisser les amendes, le gouvernement reçoit ce matin les patrons séditieux. Encore un bel exemple de rodomontade, comme celle à laquelle on avait pu assister, dans un autre domaine régalien, concernant la Syrie.

         A côté de cela, on peut constater à la réception des taxes foncières, que l’austérité de la politique menée par le gouvernement a déjà des répercussions au niveau local, et sans parler de la consommation. Ainsi, si le taux de la commune a été maintenu et revalorisé seulement de l’inflation, le département lui a augmenté sa part de 0,3%. Ceci est rendu nécessaire par les économies préconisées par la troïka, et auxquelles le gouvernement essaie de complaire, même si nous n’en sommes pas encore au stade de la Grèce. Rappelons-nous tous les services qui avaient été délégués aux départements sans les transferts financiers correspondants. Les départements de gauche n’avaient d’ailleurs pas manqué de protester à l’époque. Mais voici que les transferts ne sont même pas maintenus, ce qui provoque un silence assourdissant des mêmes, et donc la compensation se fait sentir dans les impôts locaux ; Et là, le gouvernement ne manquera pas de mettre en cause la gestion des départements « dépensiers ».

         Est-ce bien cela que nous avons souhaité le 6 mai 2012 ?

Et ce n’est pas fini…   

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La santé : un droit pour tous ?

26 Septembre 2013, 14:22pm

Publié par Bernardoc

Mon ami Bernard me pardonnera d’utiliser en titre le nom de l’association qu’il préside et dont je fais partie, mais les chiffres sont effrayants. Alors que le gouvernement s’apprête à faire cracher au bassinet l’ensemble des ménages, et notamment les plus modestes pour alimenter les cadeaux aux entreprises, on constate qu’il ne fait aucun geste pour supprimer le fameux secteur 2 mis en place sous Giscard. Sans doute pense-t-il que les médecins (contrairement aux fonctionnaires - 2ème degré !) ne sont pas des nantis. Et voici ci-dessous ce que révèle une enquête de l’UFC.

En un an il y a eu une hausse moyenne de 1,7% des honoraires des médecins, quasiment le double de celle de l'inflation (+0,9%).

Les deux tiers des spécialistes ont modifié leurs tarifs en un an : 45% les ont augmentés de 2,6 euros en moyenne, 36% les ont maintenus et 19% les ont baissés (-3,9 euros). Les hausses sont surtout intervenues dans les villes moyennes de 10.000 à 50.000 habitants (+1,8%) et chez les pédiatres (+7%).

Ce sont les gynécologues qui pratiquent les dépassements les plus élevés. Alors que le tarif remboursé par la Sécu est pour eux de 28 euros, leur dépassement moyen est de 27,7 euros, soit un total moyen de 55,7 euros acquittés par les patientes.

En novembre dernier, après de longues séances de négociations, un accord était intervenu entre les syndicats de médecins libéraux les plus représentatifs, l'assurance maladie et les complémentaires santé sur la limitation des dépassements. Ce qui n’empêche pas la MGEN de se demander si « L’égalité en santé est-elle possible ? »

Les dépassements d'honoraires représentent 2,5 milliards d'euros par an. Quand on sait que le « déficit » provoqué de la sécurité sociale est de 13 milliards par an, n’y a-t-il pas là un moyen de faire faire des économies à notre sécu en établissant un tarif opposable, y compris dans les hôpitaux publics où certains pontes pratiquent des consultations privées en utilisant les locaux et le matériel payés par nos impôts à un tarif qui n’a rien à voir avec le tarif sécu.

Il est temps que ce scandale cesse.

Et ce n’est pas fini…

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La France : un pays de pauvres ?

25 Septembre 2013, 16:46pm

Publié par Bernardoc

Une étude du cabinet Altavia, révélée la semaine dernière par RTL, explique que chaque mois, 43% des Français sont dans le rouge dès le 15 du mois, voire avant.

Cela me rappelle mes jeunes années d’enseignant débutant, quand, une fois payé le loyer de notre HLM, je me considérais comme « riche » lorsque je pouvais encore acheter un livre après le 10 du mois.

Pourtant la presse nous a également rappelé que les 500 plus grosses fortunes de France avaient vu leur capital augmenter de 25% en un an. D’autre part, les entreprises du CAC40 ont distribués 40 milliards (je l’écris en chiffres pour montrer le nombre de zéros : 40 000 000 000) d’euros à leurs actionnaires.

La France n’a donc jamais été aussi riche et la productivité du travail est largement supérieure à celle des Etats-Unis d’Amérique du nord et même à celle de l’Europe. Il y a donc un problème, qui me paraît évident : il faut revoir la répartition des richesses, ce qu’on aurait pu attendre d’un Président  et de son gouvernement dont la plupart des membres sont socialistes ou assimilés. Je leur rappelle donc la définition du mot socialisme (selon le dictionnaire économique et social publié aux Editions sociales en 1975) : « Régime social caractérisé par la propriété sociale des moyens de production et par la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme, par la satisfaction des besoins croissants comme mobile fondamental sur la base de forces productives très développées. » Je ne pense pas que la définition ait changé depuis quarante ans.

Et ce n’est pas fini…

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