Dur dur d'être ministre !...
Delphine BATHO l’a ouvert et s’est mis à dos l’ensemble du gouvernement parce qu’elle a osé. Il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu une telle unanimité pour approuver la marche forcée vers l’austérité commandée par Bruxelles.
Mais parfois, au cours de la Vème République, certains limogeages ont été déguisés en démissions, tant à droite qu’à gauche.
Il n’y en a qu’un, qui a représenté la gauche il y a bien longtemps, qui était un spécialiste de la démission vraie, puisqu’il a démissionné trois fois ! Il s’agit de Jean-Pierre CHEVENEMENT : 1983, 1991 et 2000. Il s’était rendu célèbre par les formules : « Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. » et en 1991 : « Je suis le ministre de la défense, pas de l’attaque. » (à propos de la première guerre du golfe).
Tapie, ministre de Mitterrand a démissionné avant d’être inculpé (déjà !), alors que c’est le gouvernement Jospin que DSK avait dû quitter (M.N.E.F.). Et bien sûr, le dernier en date est le sieur Cahuzac. Et ces trois-là ont bien entendu été chaleureusement remerciés pour leur travail avant leurs démissions suscitées.
Mais la droite n’est pas en reste : Longuet (ancien d’Occident) démissionne en 1994 ; Madelin (même origine) en 1995 ; Gaymard (2005) ; MAM (Michèle Alliot Marie) en 2011, après s’être accrochée à son portefeuille pendant plusieurs semaines en étant aussi honnête que Cahuzac face aux parlementaires.
A qui le tour maintenant ? J’ai lu quelque part que Mme Delaunay souhaitait récupérer son siège de députée bientôt…
Et ce n’est pas fini…