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Le blog de Bernard SARLANDIE

politique

Et pourquoi pas ?

12 Décembre 2012, 14:32pm

Publié par Bernardoc

         Un député socialiste propose de déchoir de leur nationalité les émigrés fiscaux. La fuite des antirépublicains est une constante depuis la révolution de 1789 ; rappelons-nous Varenne !

         Mais il serait bon que les médias cessent de consacrer du temps à ces gens-là, comme s’ils étaient français, et il faudrait reconnaître l’écrasante domination des Suisses dans le domaine du tennis, par exemple : Bartoli, Boetsch, Clément, Escudé, Forget, Gasquet, Leconte, Mathieu, Monfils, Mauresmo, Pioline, Santoro, Tsonga. Mais la Suisse a aussi fourni de grands champions automobiles : Alesi, Loeb, Prost. Killy, lui, préfère les Alpes suisses, de même que les grimpeurs  Jalabert, Moreau et Virenque.

         Ils pourront toujours voir et écouter d’authentiques Suisses que sont Delon et Laforêt.

         Je viens d’entendre que le PT belge avait manifesté devant la maison de Depardieu ; mais il aurait pu également manifester contre Auteuil, E. Béart et  Garcia.

         Quant aux grandes familles "industrielles et commerciales", citons pour la Belgique : Carrefour, Auchan (et ses dérivés : Décathlon, Mondial moquette, Norauto et Kiabi), Darty, Hersant.

D’autres ont préféré la Suisse : Bata, Franprix et Leader Price, Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre, - Jean-Louis David, Ducros, Justin Bridou, Kookaï.

Pour cette deuxième catégorie, je pense qu’on pourrait prononcer la socialisation de leurs entreprises, transformées en SCOP et distribuées aux employés.

Il y a plus de deux millions de Français vivant à l’étranger, mais tous ne sont pas des exilés « fiscaux ». Cependant, chaque année, ils sont 65 000 de plus à quitter notre territoire, ce qui cause une perte de plus de 11 milliards dans les caisses de l’état. Songez que si tous revenaient, il y aurait un apport massif de 233 milliards. Ça fait rêver, non ?

Et ce n’est pas fini…

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Et si on changeait...maintenant ?

11 Décembre 2012, 07:21am

Publié par Bernardoc

         Dans un de mes précédents billets, du temps de la (trop) longue ère sarkozyenne, j’avais cité Thierry BEAUDET, Président de MGEN/Ystia, qui déclarait que la santé était plus taxée qu’un hamburger ; les mutuelles étant alors considérées comme des collecteurs d’impôts, ce qui permettait au gouvernement de l’époque d’affirmer que les impôts n’augmentaient pas puisque ce n’est pas lui qui en organisait la collecte.

         A ce moment-là, la ministre de la santé était une chroniqueuse télévisuelle qui avait pondu une loi dite « HPST », pour Hôpital-Patients- Santé-Territoires, qui ne donnait pas des coups de canif mais des coups de sabre dans la protection sociale héritée de la Libération. Son but était notamment de saper la solidarité intergénérationnelle en faisant payer les vieux pour leur vieillesse (un peu ce qui va s’aggraver au mois de janvier) et les malades pour leur maladie : s’ils veulent manifester leur patriotisme, z’ont qu’à pas être malades et rester jeunes !

         Je viens de recevoir un relevé de prestations de ma mutuelle, gestionnaire de la sécu. J’y lis ceci : pour une analyse de sang le 24 septembre dernier, pour laquelle je n’ai rien déboursé : Participation forfaitaire sécurité sociale due : 4 €. Pour des achats en pharmacie un mois plus tard : Franchise sécurité sociale due : 5 €. Viennent ensuite des séances de kiné du 12 au 30 octobre : pour chaque acte (5) : Franchise sécurité sociale retenue : 0,5 €. Le 9 novembre : échographie : Participation forfaitaire sécurité sociale due : 1 €.

         Je ne mentionnerais que pour l’anecdote un verre de lunettes payé 50,70 € et remboursé 4,39 € par la sécu.

         Sur cette période, le montant des soins payés a été de 382,75 € tandis que ma cotisation mutualiste a été de 440,25 €. Etait-il bien nécessaire de me faire payer 12,5 € supplémentaires parce que j’ai eu besoin de consulter ? J’espère que l’on n’attendra pas la fin du quinquennat pour abroger ces dispositions iniques.

Et ce n’est pas fini…  

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Pédagogie.

7 Décembre 2012, 23:35pm

Publié par Bernardoc

         Il en faudra beaucoup au nouveau chef de la CFDT pour expliquer aux syndiqués de Florange qu’ils ont tout faux et que la décision unanimement prise dans l’enthousiasme par le gouvernement est ce qui pouvait leur arriver de mieux. Il en est de même de toutes les décisions prises depuis sept mois et qui n’ont rien à voir avec celles préparées par le gouvernement Sarkozy-Fillon : le TSCG signé est différent de celui envisagé par Merkel-Sarkozy (quoique…) ; la TVA qui va nous tomber dessus dans trois semaines n’a rien de social, au contraire de celle qui aurait dû être appliquée au 1er octobre.

         Et ces syndicalistes ne vont-ils pas trop loin en déclarant que maintenant ils ont deux ennemis : Mittal et le gouvernement ? Ne se souviennent-ils pas des promesses du précédent président ? Ne voient-ils pas la différence qui devrait leur sauter aux yeux ? D’après moi, ce sont des gens de mauvaise foi qui devraient faire confiance à leur patron-propriétaire comme l’a fait le gouvernement. Car puisqu’il est de gauche, ce gouvernement ne pourra aller que dans le sens du progrès social sous peine d’être accusé de faire une politique de droite, ce qui, moins d’un an après sa mise en place, serait assurément incompréhensible pour les dix-huit millions d’électeurs qui ont voté pour le changement « maintenant ».

         D’ailleurs, dès qu’il a été confirmé dans ses fonctions, Mittal a, sans attendre, expliqué les mesures qu’il comptait prendre pour consolider l’emploi et la production, notamment l’arrêt des haut-fourneaux qui, il faut bien le dire, sont une verrue dans le riant paysage lorrain. Et il faut espérer que, comme à Notre-Dame des Landes, les compagnies républicaines de sécurité sauront faire appliquer la loi en ne permettant pas à ces ouvriers de tenter d’occuper les lieux. La République ne doit pas faire montre de faiblesse.

         Si vous avez constaté quelque trace d’ironie dans ce billet, vous n’avez peut-être pas tort, et de grâce, ne le prenez pas au premier degré.

Et ce n’est pas fini…

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PTT

4 Décembre 2012, 07:19am

Publié par Bernardoc

         C’est un sigle que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Il signifie, depuis 1889 : Poste Télégraphe Téléphone : c’était le grand service public de la poste, au temps où il y avait, au moins à Paris où j’habitais alors, deux distributions quotidiennes de courrier. A cette époque, le bureau de poste était présent, comme les écoles, dans le plus petit village du pays. Les boîtes aux lettres à la campagne n’étaient pas obligatoires et le facteur tapait à la porte pour remettre le courrier et donner les nouvelles, notamment les décès qui avaient eu lieu le long de sa tournée. Ma mère a pu bénéficier de cet indispensable lien social jusqu’à sa mort, mais je ne suis pas sûr que le facteur était 100% dans les règles fixées par les ordinateurs des penseurs de La Poste.

         Ce grand service public a éclaté le 1er janvier 1991 et les fonctionnaires ont dû choisir entre deux entités : La Poste et  France Télécom ; une des raisons évoquées était qu’on ne pouvait pas gérer de la même façon le « P » et le « T ». Plus tard, chacun de ces établissements fut privatisé, à des périodes différentes. La dernière étant La Poste, malgré une votation citoyenne et une résistance organisées par l’ensemble des forces de gauche, y compris le PS en 2009. Comme à son habitude, le gouvernement sarkozyen est passé outre la volonté populaire. On aurait pu penser que la gauche revenue au pouvoir allait annuler cet état de fait qu’elle avait combattu. Je n’en ai pas entendu parler, mais peut-être ne suis-je pas assez attentif.

         Mais depuis quelques jours, nous entendons une réclame pour La Poste-mobile. Ainsi donc, nous assistons à une gigantesque marche arrière, La Poste, qui avait abandonné son volet télécoms, revient sur le marché en mettant en place sa propre distribution de téléphones mobiles. Est-elle en train de débaucher (ou de réembaucher) les agents dont France Télécom cherche à se débarrasser ? Allons-nous bientôt, dans le cadre de la « concurrence libre et non faussée » assister à des offres bancaires et financières de la part de France Télécom ? Ce n’aurait rien de surprenant.

Et ce n’est pas fini…

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Elément de langage.

2 Décembre 2012, 08:37am

Publié par Bernardoc

         Entendu très tôt hier matin sur France inter, et repris tout au long de la journée, à propos de Florange : « la menace de nationalisation » (c’est moi qui souligne).

         Mais enfin, depuis quand une nationalisation est-elle une menace, surtout venant d’un gouvernement socialiste ? Si je ne m’abuse, c’est un des moyens de lutter contre la finance et les marchés et de mettre les richesses de la nation au profit d’un projet politique qui devrait se vouloir émancipateur.

         Souvenons-nous. A la fin de la guerre, lorsque la France exsangue a réussi à se libérer du joug nazi, c’est un gouvernement présidé par le général de Gaulle, pas vraiment un gauchiste impénitent, qui a décidé la nationalisation de pans entiers de l’industrie, ce qui a conduit, après le redressement nécessaire pour mener à nouveau une vie « normale » à la période d’expansion qu’on a appelée « les trente glorieuses ».

         Nous vivons en ce moment la pire crise depuis 1929 paraît-il. Eh bien ne serait-il pas temps justement que l’Etat reprenne la main sur les activités productives de notre territoire afin de pouvoir réinvestir les bénéfices pour le bien de la nation, alors qu’en ce moment ils contribuent seulement à engraisser les actionnaires ?

         Les ouvriers lorrains ne s’y sont pas trompés, en regrettant l’abandon de la nationalisation envisagée, car ils n’ont qu’une confiance des plus réduites avec leur patron étranger, pour qui la réussite de la France est bien le cadet des soucis.

         Mais, mis à part la sidérurgie, je me souviens avoir milité avec mes camarades socialistes contre la privatisation de La Poste. Ne serait-il pas temps de mettre maintenant les actes en accord avec les engagements pris il y a un peu plus de trois ans ? Ont-ils peur de choquer ? Je rappelle une fois de plus que nous étions plus de dix-huit millions à voir voté pour le changement. Comme le dit une image qui circule sur Facebook, « Le changement, c’est maintenu ? ».

Et ce n’est pas fini…

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Pour qui se prend-il ?

29 Novembre 2012, 19:17pm

Publié par Bernardoc

         Dans Marianne de cette semaine, le président d’un « Intersyndicat national des internes des hôpitaux » - moi qui milite à la CGT, j’ai du mal à comprendre ce qui se cache derrière ce titre pompeux – termine son écrit (sollicité par le journal ?) par la phrase suivante : Nous refusons que les organismes complémentaires organisent et régulent notre système de santé.

         Eh bien, je vais vous faire une confidence : moi aussi ! Militant mutualiste depuis plus de quarante ans, engagé dans la gestion de ma mutuelle pendant 18 ans, je n’ai cessé de voir la mutuelle être obligée de se substituer de plus en plus à la sécu que nos pères avaient créée au sortir de la deuxième guerre mondiale et dont la gestion est devenue de plus en plus périlleuse à force de cadeaux aux patrons (allègement, voire suppression de cotisation, retards dans le versement,…).

         Pour essayer de rétablir un peu la vérité (en attendant que Marianne leur ouvre ses colonnes ?), les présidents d’Harmonie mutuelles et de MGEN/Istya ont payé un encart dans Le Monde intitulé NOS ADHERENTS SONT AUSSI VOS PATIENTS !

         Si les étudiants et internes en médecine trouvent que la nation n’est pas assez généreuse envers eux pendant la durée de leurs études, rien ne les empêche après tout de trouver un autre pays européen : ma contribution à leurs études via mes impôts s’en trouvera peut-être allégée.

         Mais bénéficier de l’ensemble de ce que la nation met à leur disposition et refuser ensuite de s’insérer dans un effort de solidarité, avec pour seul objectif professionnel : LE FRIC, LE FRIC, LE FRIC, me conduit à penser qu’il devient nécessaire, comme dans les écoles, de réfléchir, au cours des études de médecine sur notre devise nationale : Liberté, Egalité, Fraternité.

Et ce n’est pas fini…

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Une polémique où il n'y a pas la place.

21 Novembre 2012, 15:11pm

Publié par Bernardoc

         Il n’a pas de conseillers le président ? Il a pourtant été maire pendant de nombreuses années, il devrait savoir comment ça se passe pour les mariages. A part pour les très petites communes, c’est rarement le maire qui assure l’ensemble des mariages sur sa commune. Habituellement les adjoints ou les conseillers délégués sont officiers d’état-civil par délégation et peuvent ainsi assurer les cérémonies républicaines.

         Et ce n’est pas quelque chose de figé : il y a quelques années j’avais été invité à un mariage à Lormont, où c’était un conseiller municipal RPR, donc de l’opposition municipale, qui mariait sa fille. Un peu plus tard, c’était à Bordeaux où Gilles SAVARY célébrait mariage et parrainages civils dans une mairie déjà dirigée par Alain JUPPE. Et moi-même, j’ai officié pour un mariage (alors que ce n’était pas mon tour) au Haillan à la demande d’une ancienne collègue.

         Il n’y a donc pas lieu d’introduire une pseudo clause de conscience parce que certains réactionnaires ont haussé le ton. De toute façon, cela ne les calmera pas et ils ne voteront pas pour le PS aux prochaines élections. On a vu ce que cela avait donné en 1986. Alors que nous avons été plus de dix-huit millions à avoir voté pour le mariage pour tous et le droit de vote des étrangers qui vivent, travaillent et paient leurs impôts en France.

         Un peu de courage politique, Monsieur le Président ! Vous vous réclamez bien de la Gauche, n’est-ce pas ?

Et ce n’est pas fini…

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Une manifestation réussie.

14 Novembre 2012, 17:34pm

Publié par Bernardoc

         C’est ce qu’indique le communiqué de la CGT. Une manifestation européenne, c’est assez rare, et pourtant, aujourd’hui, tous les syndicats membres de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) étaient dans la rue. Il s’agissait de protester contre l’austérité, pour l’emploi et la solidarité, et en particulier affirmer notre soutien aux pays mis à genoux par la troïka (commission européenne, BCE et FMI) : la Grèce en tout premier lieu, mais aussi l’Espagne, le Portugal, l’Italie,…

         De fait, il y avait peu de partis politiques ès qualité : quelques militants du Front de Gauche, une poignée de LO et c’était à peu près tout.

         A Bordeaux, les retraités ont commencé à se rassembler devant le conseil général pour exprimer leurs doutes quant à la prise en charge de la perte d’autonomie, et pour s’indigner du sort réservé à certains de nos anciens. Ensuite, les quelques deux cents retraités sont partis en cortège pour rejoindre les 5 000 qui s’étaient massés place de la République.

         Peu de slogans anti-gouvernementaux (sauf chez LO et Solidaires) : nous étions vraiment dans une dynamique européenne, ce qui explique sans doute le choix du mercredi.

         La manifestation s’est terminée vers une heure, sur le parvis du grand théâtre.

         En revenant, dans le bus, derrière moi un jeune d’une vingtaine d’années expliquait au téléphone qu’il était en retard parce que « ces cons de gauchistes manifestaient » ; il continuait en ajoutant qu’il allait se rendre à un meeting de Fillon. Triste, non, quand on a vingt ans ?

         Quelques photos sous le lien :

https://picasaweb.google.com/112734244000396611033/14Novembre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCK2LqO-Kt6vK-gE&feat=directlink

Et ce n’est pas fini…

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J'ai pas tout compris.

12 Novembre 2012, 23:30pm

Publié par Bernardoc

         Un ancien communiste, maire EELV de Sevran en banlieue parisienne, a entamé une grève de la faim. Il en est à son troisième jour. Les grèves de la faim les plus marquantes, celles qui sont allées jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la mort, étaient celles des prisonniers politiques irlandais que Maggie THATCHER a laissé mourir sans bouger le petit doigt, voire peut-être même en jubilant.

         Gageons qu’avec le Président que nous avons élu, ce maire qui jeûne, non pas en prison mais devant l’assemblée nationale, sera alimenté de force d’ici une quinzaine de jours, avant d’être atteint de séquelles irréversibles. Mais ce que je ne comprends pas, c’est le défilé de personnalités et de ministres, donc de représentants du gouvernement, venus apporter leur soutien à cet élu municipal qui, par ce chantage à la mort, espère avoir un traitement particulier, différent de celui qui est réservé à l’ensemble des autres communes de notre pays.

         Ses visiteurs ont promis de sensibiliser leurs collègues du gouvernement aux difficultés engendrées par le blocage des dotations de fonctionnement ; mais qu’est-ce que ce sera l’an prochain quand ces dotations seront en baisse de 15% ? Et sensibiliser, ça veut dire quoi ? Qu’ils pensent que leurs collègues du gouvernement n’ont pas conscience des difficultés locales ?  Qu’ils ont l’intention de faire pression pour revoir la route qui leur a été tracée ?

         Non, vraiment, je trouve ces visites déplacées, comme je trouve déplacé le fait qu’un citoyen élu ne joue pas une carte politique, mais une carte affective pour tenter de se faire entendre. Notre démocratie républicaine n'a ’as besoin de cela : c’est une perversion d’un mandat politique que de se livrer à de tels agissements, et l’éthique républicaine mérite mieux que ça.

Et ce n’est pas fini…

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Le MEDEF ravi.

7 Novembre 2012, 09:25am

Publié par Bernardoc

         Je sens que je vais encore alimenter les commentaires de mon lecteur-contempteur invétéré du Front de Gauche, et de ses quatre millions d’électeurs qui ont contribué au départ de ce président incompris que fut Nicolas SARKOZY. Et pourtant…

         Ce soir, je regardais le journal de France 2, et la personne importante à inviter ce soir, après l’annonce des mesures gouvernementales, n’était pas un syndicaliste ni un militant politique partisan, non, mais la présidente du Medef Laurence PARISOT. Et pensez-vous qu’elle allait tomber à bras raccourcis sur ce gouvernement de gauche, donc extrémiste à ses yeux ? Que nenni ! Au contraire, elle rayonnait en disant que le gouvernement les avait entendus et que les mesures annoncées répondaient à leurs attentes. Après les onze ministres qui s’étaient pressés à l’université des patrons, c’était un juste retour d’ascenseur. Et voilà le Medef en train de virer socialiste. De quoi largement compenser, n’en doutons pas, les quatre millions cités plus haut lors des prochaines échéances électorales.

         Jusque-là, je n’avais trouvé qu’un seul socialiste, professeur d’économie à la fac de Bordeaux, pour déclarer, à une assemblée de retraités, que la TVA était l’impôt le plus juste.

         Mais avant de rédiger cette chronique, je suis allé faire un tour sur Facebook, et je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à apprécier de façon pour le moins réticente les annonces faites aujourd’hui par le gouvernement. Deux camarades, élues du parti  socialiste et responsables, n’ont pas montré un délirant et aveugle enthousiasme de godillot pour approuver à grands cris ces mesures. « Même mes élèves de STG savent que la TVA est l'impôt le plus injuste... » déclare une collègue prof d’éco-gestion. « J'ai voté ps ... Et ce soir je suis "ravie " de voir que Mme Parisot est contente des mesures du gouvernement ... On a belle allure :-( », commente une autre.

         Ouh la la ! On entend les pieds qui traînent. J’espère qu’ils traîneront aussi le 14 dans la rue.

Et ce n’est pas fini…  

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