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Le blog de Bernard SARLANDIE

Mourir à l’usine...quand on est élève.

22 Avril 2026, 19:17pm

Publié par Bernardoc

L’hécatombe continue : 5 l’an dernier et déjà un cette année. Pourtant l’Éducation nationale s’obstine : il faut bien occuper les élèves quand les profs ne sont pas disponibles. Et on oblige les candidats à faire des « lettres de motivation » pour indiquer pourquoi ils aimeraient absolument passer quelques jours dans cette entreprise dont on leur a dit le plus grand bien et qu’ils rêvent d’intégrer par la suite. Lettre à envoyer à un maximum d’entreprises, bien entendu ! FOUTAISES que tout cela !

De mon temps de collégien ou lycéen, cela n’existait pas ; au début de ma carrière de prof, on initiait les « Séquences Éducatives en Entreprise ». Si ma mémoire est bonne, il s’agissait de deux semaines au cours de la dernière année. On en est bien loin maintenant : l’État se décharge un maximum de l’éducation, considérant que l’entreprise apporte autant de savoirs que ceux dispensés par les enseignants.

Mais il n’y a pas que les élèves qui sont concernés : au cours de l’évolution de ma carrière, j’ai dû effectuer deux semaines « en entreprise » lors de mon stage de CPE, et un mois lors de mon stage de personnel de direction.

Mon stage de CPE se déroulait en Lot-et-Garonne et j’avais envoyé une « lettre de motivation » et un projet au journal départemental Le petit Bleu. Le journal me répondit qu’il pouvait m’accueillir...deux ans et demi plus tard. Je me suis donc tourné, avec appui bien sûr, vers le comité départemental du tourisme ou j’ai bullé pendant quinze jours, mais en visitant le département.

Pour mon stage de « perdir » j’étais à Bordeaux et je fis des démarches auprès de la CGFTE à qui j’exposais mon projet. Ils me demandèrent photo, CV,...Deux semaines avant le début prévu, n’ayant rien reçu, je les recontacte pour m’entendre dire (par une certaine Nadia KHELIFA – 34 ans après je n’ai pas oublié le nom) qu’ils n’étaient pas intéressés et qu’ils espéraient que mes autres demandes auraient plus de succès. Naïvement je n’avais fait que cette demande. Fort heureusement j’avais une collègue dont le mari était numéro 2 à la SNCF Aquitaine, et il me concocta un stage en moins d’une semaine, me proposant de faire un bilan des relations entre l’E.N. et l’entreprise. Les cheminots que je rencontrais me demandaient s’ils pouvaient dire la vérité ou s’ils devaient l’édulcorer. Ma réponse fut que j’attendais la vérité. Eh bien la voici : un seul établissement (le plus près de la gare) assurait un suivi efficace et effectif de ses élèves ; 25 % les visitaient de temps en temps, 25 % effectuaient un suivi téléphonique et 50 % ne se manifestaient pas.

Alors, est-il judicieux de continuer dans cette voie avec tous les dangers qui se révèlent régulièrement ?

Et ce n’est pas fini...

 

 

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