Une idée ?
Le 2 septembre, à Cuba, c’est la rentrée scolaire ! 1.700.000 enfants et jeunes sont attendus dans les établissements du pays. Et l’augmentation des salaires des enseignants (x 2), décidée par le gouvernement en juillet dernier, a une conséquence positive : 8.000 enseignants qui avaient quitté le système d’éducation ont demandé leur réintégration.
On ne va bien entendu pas comparer les salaires à Cuba et ceux en France, mais depuis le temps que le point d'indice est gelé (« C'est reculer que d'être stationnaire, on le devient de trop philosopher » chanson peut-être connue de mes lecteurs) et donc les salaires bloqués, notamment pour ceux qui sont en fin de carrière et n'ont plus l'espoir d'une promotion. Et ce ne ne sont pas les 25 € bruts versés à partir du 31 janvier 2020 (promesse hollandaise, continuité de l'Etat) qui feront atteindre un salaire « européen » aux dévoués membres de l'Education nationale.
Et pourtant, quand on voit l'engagement au quotidien de centaines de milliers de professeurs, il est permis de penser qu'il est grand temps de les rémunérer à hauteur du service qu'ils rendent à la nation.
Hier soir il y avait un tableau comparatif : les profs français sont largement en dessous de la moyenne de l'OCDE, en dessous du Portugal. Mais il faut dire que le Portugal mène une politique de gauche alors que ce n'est plus arrivé chez nous depuis...2002.
Et une fois de plus la com' gouvernementale est trompeuse : depuis quand annonce-t-on une hausse sur l'année , c'est tous les mois qu'on est payé dans la fonction publique ! Et quand les retraités réclament 300 € tout de suite, c'est bien chaque mois qu'ils les veulent. L'augmentation de la CSG (+1,7 point disait le gouvernement) était en réalité une hausse de plus de 20%.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Encore des balades le samedi, ou on proteste pour de vrai ?
Et ce n'est pas fini...