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Le blog de Bernard SARLANDIE

Précarité étudiante.

19 Novembre 2019, 10:49am

Publié par Bernardoc

Un drame horrible vient de se produire et met en émoi toute la communauté éducative (au moins). Ce que cet étudiant crie contient une énorme part de vérité quant à la dégradation des conditions de la vie étudiante.

J'avais été boursier pendant toutes ma scolarité secondaire, ma bourse avait même été doublée car j'avais de bons résultats. Et tout d'un coup, en arrivant à la fac, à 180 kilomètres de la maison, tout est supprimé. Heureusement j'ai pu bénéficier d'une chambre en cité-U et à l'époque il me semble que le ticket du restau-U était à 1,37 francs pour un repas complet. Après deux ans à l'université, une bourse m'était proposée et j'ai dû la refuser comme je partais en Angleterre comme assistant.

Au retour, j'obtins un poste de surveillant d'externat : 28 heures de travail et un salaire aligné sur l'indice du premier échelon des instits : on pouvait donc bien vivre, même si c'est la première fois où j'ai dû aller repasser la moitié de mes unités de valeur en septembre. Ma dernière année de pionnicat, j'étais maître d'internat dans ma ville universitaire : même salaire et logé dans le lycée ; c'était royal comparé au statut actuel des différents acteurs précaires de la vie scolaire.

Mais à l'époque, les futurs enseignants pouvaient bénéficier de pré-recrutements salariés, ce qui était une aide fantastique pour la démocratisation des études et l'accès facilté pour les étudiants issus de milieux modestes. A la fin de la 3ème, les élèves les plus brillants pouvaient passer le concours de l'Ecole Normale et leurs études étaient encadrées et prises en charge. Certains ne s'arrêtaient pas au CAP d'instit et poursuivaient vers des études supérieures. A la fin de la première année de fac existait le concours des IPES qui procurait un salaire et facilitait l'accès au CAPES.

Tout cela a disparu et les rustines mises en place pour suppléer à cette disparition sont loin d'être suffisantes. Comment s'étonner alors de voir certains acculés au désespoir ?

Et ce n'est pas fini...

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