Lettre ouverte aux élu.e.s majoritaires du Haillan.
S'il y en a qui doivent se retourner dans leur tombe en lisant la dernière tribune libre de ce groupe, ce sont bien les trois écrivains qui illustrent brillamment notre devise républicaine dans la salle des mariages : Montaigne, Montesquieu et Hugo.
En effet, voulant sans doute apparaître moderne et progressiste cette tribune massacre la langue de la République en utilisant l'écriture dite « inclusive » augmentant ainsi les difficultés de compréhension.
« C'est au/à la maire » : expliquer à un non-francophone qu'il n'y a pas le choix entre « au » et « à » n'est pas évident ; peut-être manque-t-il un signe de ponctuation ?
« Les trois agent.e.s » : le « s » s'impose-t-il à « agente » puisqu'il n'y en a qu'une ?
Je me pose une question concernant « actif.ive » ; s'il y a des règles concernant cette façon d'écrire, pourquoi ne pas écrire : « acti.f.ve » ? On pourrait faire la même remarque concernant l'adjectif « soucieux ». Je suggère « soucieu.x.ses », tout aussi pertinent.
« Ils.elles interviennent » : pourquoi un « s » à « elle » puisqu'elle est seule ?
« Les police nationale et municipale » : après un article pluriel, le nom ne doit-il pas être également au pluriel ?
Non, vraiment, pour établir l'égalité femmes/hommes, il y a d'autres moyens que triturer l'orthographe, ne serait-ce que commencer par mettre en pratique la formule « à travail égal, salaire égal », ne pas imposer du travail partiel contraint, ne pas pénaliser les carrières pour cause de maternité,...Et là il y a encore du boulot à faire !
Bernard P. SARLANDIE, ancien professeur de lettres,
bienheureux de ne pas avoir à enseigner aux élèves en difficulté ces pseudo règles.
Et ce n'est pas fini...