Un nouveau recul scandaleux.
Formation : les salariés vont devoir contribuer
Le gouvernement a déposé, samedi, un amendement visant à réformer le CPF Titre dans Le Monde du 13 décembre 2022.
Le président de la startupneichone continue de nous ramener au siècle dernier.
Lorsque j'ai commencé ma carrière de prof (en 1977), la formation continue n'existait pas. Si l'on voulait se former, c'était à nos frais et pendant les vacances. J'ai eu l’occasion de participer plusieurs fois à de telles formations sous l'égide de l'AFEF (Association Française des Enseignants de Français).
Puis est arrivée la victoire de la gauche en 1981, et la reconnaissance que la formation de base ne pouvait pas suffire pendant les 37,5 années suivantes (oui, c'était la durée d'engagement des fonctionnaires et l'arrivée de la retraite à 60 ans!). J'en ai largement profité en tant que stagiaire, puis dans la dernière partie de ma carrière en tant que formateur occasionnel. On ne parlait pas encore de cabinets de conseils à l'époque et on faisait confiance aux ressources de l'administration.
Parallèlement se mit en place également le congé d'éducation ouvrière (12 jours par an) et j'ai utilisé mon quota sans complexe pendant des années, et je dois dire que les formations syndicales que j'ai reçues, à la FEN d'abord, puis à la CGT, m'ont énormément enrichi (non, pas matériellement !) et ont constitué un complément indispensable dans mon évolution professionnelle. Peut-être les jeunes collègues feraient-ils bien de se syndiquer eux aussi...
Et ce n'est pas fini...