Devoirs.
Dans l’Humanité d’hier, seul journal à ne pas parler du pape, Catherine CHABRUN, rédactrice en chef du Nouvel éducateur (ICEM-Pédagogie Freinet), indiquait que dans la future loi Peillon « l’interdiction des devoirs à la maison est réaffirmée ». Elle rappelait aussi que ceci est interdit depuis 1956, interdiction confirmée en 1964.
Mais alors, pourquoi le mentionner encore une fois ? Eh bien, parce que plus de 50 ans, après les textes ne sont toujours pas appliqués. Et certains parents en redemandent ! Je me souviens, lorsque j’étais parent d’élèves, comment certains parents essayaient de ruser pour que leurs rejetons aillent dans une école « sérieuse », avec suffisamment de devoirs à faire à la maison. Ce serait sûrement les parents d’aujourd’hui qui ne trouveraient que du bien à la semaine de quatre jours.
Pourtant, quelle source d’inégalités que ce travail à faire en dehors de l’école. Entendons-nous bien : apprendre des poésies et les tables de multiplication n’est pas ce que je considère comme des devoirs, mais un pas vers la culture. De même lorsque j’étais enseignant dans ce qui s’appelait à l’époque un CET (Collège d’Enseignement Technique), je savais que tout ce que les élèves retiendraient devait être fait en classe, ce qui n’empêchait pas les leçons à la maison (eh oui, les verbes irréguliers anglais, il fallait bien les apprendre) et une fois par quinzaine une rédaction. Et c’était suffisant. Alors que l’on cesse de nous faire croire que ce qui était possible avec des ados de 15-16 ans ne l’est pas avec des gamins de 8-10 ans, qui ont besoin de jouer après leur longue journée d’école. Si nous nous sommes battus pour les 35 heures, c’est bien que l’on trouvait les journées et la semaine trop longue, nous autres adultes.
Alors espérons que cette fois-ci la loi soit appliquée une bonne fois pour toutes.
Et ce n’est pas fini…