Effrayant !
Le dernier jour de classe une maîtresse assassinée à l’école par une mère d’élève ! Mais où va-t-on ? La morsure du footballeur paraît bien dérisoire devant cet assassinat. Comment peut-on en arriver là ? Il y a une vingtaine d’années, François BAYROU, à l’époque ministre de l’éducation nationale, disait qu’il fallait sanctuariser l’école, ce qui avait provoqué un tollé chez certains. Moi je trouvais cela pas mal, car, selon mon interprétation, un sanctuaire est protégé, mais sans être fermé.
Mais là ? Les écoles sont, et c’est normal, ouvertes aux parents d’élèves. Et il n’est pas question de restreindre leur participation active à la vie de l’école. Que faire alors ? Si cette mère est reconnue folle, elle ne sera pas jugée et il y aura bien des psychiatres pour dire d’ici quelques années pour dire qu’elle est mûre pour ressortir de l’hôpital.
Mais son enfant ne risque-t-elle pas de souffrir à vie d’un sentiment de culpabilité insurmontable ? Lui sera-t-il possible de mener une vie équilibrée ? Quant aux autres enfants, vont-ils s’en relever ? Comment l’écoute va-t-elle pouvoir être organisée maintenant que les élèves vont être en vacances ? Combien choisiront de ne plus revenir sur les lieux d’un tel drame traumatisant ? Et les enseignants ? Combien de déprimes à venir ? Combien de renoncements à entrer dans la carrière ? Combien de temps à subir les brimades d’un gouvernement qui oblige ses serviteurs perdre chaque année un peu plus de pouvoir d’achat ? Les jeunes vont se diriger vers des métiers moins à risque et mieux considérés et rémunérés.
Je suis effondré.
Et ce n’est pas fini…