Bientôt la fin des devoirs à la maison pour les élèves?
Que voilà une annonce bienvenue, faite devant une association de parents d'élèves. Mais est-ce si révolutionnaire (pour utiliser le titre du livre de notre président) ?
Déjà, en primaire, les devoirs ont été supprimés depuis lurette. Mais lorsque j'étais parendélev à ce niveau, il existait des études surveillées (par les maîtres) qui permettaient le soutien aux élèves qui n'avaient pas tout saisi dans la journée.
Au collège on a mis en place des assistants pédagogiques, certains d'un haut niveau universitaire mais sans formation pédagogique pour remplir ce rôle. Certes leur nombre est insuffisant mais c'était un début ; or, je n'ai pas l'impression que l'on va accroître ces personnels.
Lorsqu'il existe un internat, en principe, il y avait des études surveillées ; j'ai eu l'occasion de les encadrer pendant quatre ans tant en lycée d'enseignement général qu'en ce qu'on appelait à l'époque Collège d'Enseignement Technique (nos actuels LP/Lycées des métiers), lorsque j'étais SE (Surveillant d'Externat) puis MI (Maître d'Internat). C'était très formateur pour le futur prof que j'aspirais à devenir. Que sont devenues ces études ? Existent-elles toujours ?
Pendant la quinzaine d'années au cours desquelles j'ai enseigné en LEP, il était évident que les devoirs étaient dans leur quasi totalité faits en classe. La seule exception était les compositions françaises qui auraient utilisé trop du temps scolaire si elles étaient rédigées en classe. Mais les corrections, elles, exercices éminemment formateurs, se déroulaient bien entendu en ma présence. Mes seules exigences pour le domicile étaient des leçons (verbes irréguliers par exemple) ou des lectures. Et on y arrivait !
Mais c'était l'ancien temps et depuis de nombreuses tâches sont venues se greffer sur la didactique. Nos collègues devront-ils accepter des heures supplémentaires pour remplir cette nouvelle demande ? Leur temps de travail « ordinaire » sera-t-il augmenté ?
Donc, initiative intéressante, mais à suivre de très près.
Et ce n'est pas fini...