Etre collégien aujourd'hui.
L’observatoire de la violence à l’école vient de donner une nouvelle photographie de la vie au collège. Il en ressort que 93% des collégiens sont heureux d’aller en classe et que 86% d’entre eux s’y sentent en sécurité.
Or que met en avant France 2 et France Inter ? Le fait qu’un élève sur dix souffre des violences de ses camarades, allant même jusqu’à interroger la famille de l’un d’entre eux.
Ceci m’a furieusement rappelé ma première année au défunt collège Paul Langevin de Mérignac, alors que j’essayais de mobiliser l’ensemble de l’équipe éducative et que les parents d’élèves de la FCPE (ou du moins certains d’entre eux) s’appliquaient à me savonner la planche sous les pas afin que le collège puisse continuer à « bénéficier » de l’image désastreuse qui lui avait été affublée.
Quelques années plus tard, j’ai eu droit à une enquête de l’observatoire de la violence où tous les élèves et les enseignants qui le souhaitaient pouvaient répondre à un questionnaire en toute liberté et anonymat. Quelques mois plus tard, le résultat de cette enquête fut proposé à la communauté éducative. J’ai eu droit à la primeur, et j’étais bien déçu, car le bureau du Principal était le deuxième endroit que les élèves souhaitaient éviter après les toilettes. Je fus heureusement détrompé par les enquêteurs qui me dirent qu’au contraire, c’est parce que je représentais l’autorité, le cadre et la discipline qu’une convocation dans mon bureau était mal ressentie par les collégiens.
Pour être honnêtes, les médias devraient compléter leurs reportages par des entretiens avec des chefs d’établissement qui pourraient leur expliquer les moyens mis en place pour lutter contre la violence et notamment l’absolue nécessité de faire confiance aux adultes en refusant la loi du silence qui ne peut que conduire à des extrémités non désirées.
Et ce n’est pas fini…