Avec les retraités de la CGT Educ'action.
La commission exécutive de notre Section Nationale des Retraités ayant été décentralisée à Cahors (académie de Toulouse), les académies voisines pouvaient emmener des invités dans leur délégation. Je m'étais donc joint aux deux camarades titulaires, le troisième n'ayant pu se déplacer. Trois demi-journées de débats intenses et fraternels, commencés sous le soleil et terminés sous la pluie, avec le plaisir de chanter en chœur L'Internationale (que l'on n'entend quasiment plus dans les manifestations) ont permis aux militants d'échanger et de repartir plus forts vers leurs académies.
Après l'accueil par le secrétaire régional qui nous a présenté l'académie, en soulignant notamment son étendue (450 km entre Decazeville au nord et Luz St Sauveur au sud), c'est Daniel, notre trésorier bordelais, qui nous a fait le point de la situation générale, dont j'ai retenu trois points : « revirements, abandons, trahisons ». Un camarade a proposé de rajouter parmi les combats à mener celui de la lutte pour les libertés syndicales. Le débat qui a suivi a débouché sur la constatation qu'en tant que retraités, c'est avec les retraités des autres professions que nous avions intérêt à nous engager pour faire aboutir nos revendications de citoyens.
Puis notre secrétaire général a fait un bilan du congrès de l’UCR (Union Confédérale des Retraités) auquel succéda la présentation des textes du congrès à venir de notre syndicat, à Seignosse dans les Landes.
Des camarades locaux, non-enseignants, non-retraités, vinrent ensuite nous éclairer sur la situation des services publics en milieu rural, présentation intitulée « Le déménagement ». Nous avons été très intéressés en découvrant l’opiniâtreté d’une lutte qui a duré 6 ans et 4 mois pour obtenir la réouverture de quinze gares fermées par la SNCF.
La soirée fraternelle fut animée par un imitateur local qui avait un talent certain, et qui savait à quel public il avait à faire.
La dernière matinée fut consacrée aux rapports financiers, au site internet et à un appel à fournir des articles pour notre revue nationale.
La traditionnelle photo clôtura dans la bonne humeur ces deux jours de travail, avec un appel pour trouver un lieu pour notre prochaine conférence nationale. Donc, toujours du pain sur la planche.
Et ce n’est pas fini…