70 000 manifestants dans le cortège CGT, 40 000 autres manifestants : du jamais vu sur Bordeaux !
La police dit 4 000 ? Mais non, ça c’était samedi !
Nous nous sommes donc retrouvés comme prévu sous la superbe banderole du comité haillanais, qui ne comporte aucun sigle (NPA, PCF, PG, Les Verts, Europe-écologie) car notre comité demeure ouvert et prêt à accueillir tous ceux qui veulent continuer à se battre pour, comme dirait Gérard Filoche, un socialiste bien connu : « 60 ans, pas une année de plus, pas un euro de moins ! ».
Nous n’étions pas encore partis que la tête du défilé avait déjà dépassé la place de la Victoire (en chantant ?) alors je proposai que nous aussi manifestions de la voix. Le succès fut immédiat, tellement les gens avaient besoin d’exprimer leur rejet de cette atteinte supplémentaire aux droits des travailleurs.
Retrait, retrait, retrait du projet de loi.
Public- Privé, c’est tous ensemble qu’il faut lutter.
Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas de cette société-là.
C’est pas les retraités qui nous coûtent cher, c’est les banquiers, les actionnaires.
Les privilégiés sont pas les salariés, sont pas les retraités, c’est le Medef et l’Elysée.
Aujourd’hui dans la rue, demain on continue.
Ils ferment les usines, ils cassent la retraite, ils bradent l’éducation : y en a ras le bol de ces guignols.
Dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles, dans les quartiers…C’est tous ensemble qu’il faut lutter.
Voila les slogans que nous avons déclinés. Résultat pour moi : la voix cassée, mais qu’est-ce que ça a fait du bien au moral cette manif !
Le point fixe du Parti de Gauche, place Gambetta ; on pose pour la photo entre deux couplets de :Le travail, c'est la santé...
Et ce n’est pas fini…