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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Et dire que c'était mon métier...

19 Juin 2024, 10:43am

Publié par Bernardoc

in Libération du 19 juin 2024 (extraits)
En salle des profs, «des collègues votent RN et ne s’en cachent plus, alors qu’avant, ça restait dans le secret de l’isoloir»

Historiquement de gauche, elle a voté pour la première fois majoritairement à droite lors de la dernière présidentielle. Et, alors que 1 % seulement des profs avaient glissé un bulletin pour l’extrême droite en 2007, ils étaient 20 % au premier tour et 25 % au second en 2022, selon une enquête de Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS. Aux européennes de cette année, 16 % des «enseignants et professions scientifiques» et 23 % des professeurs des écoles prévoyaient de voter pour un parti dit de droite radicale (comprenant notamment le RN et Reconquête).

D’autres enseignants interrogés par Libération, en primaire, collège ou lycée, estiment au contraire que les opinions d’extrême droite ne s’expriment pas au grand jour entre collègues. «Je crois que c’est dans toutes les salles des profs de France : quand les gens sont de gauche, ça se sait, quand ils sont autre chose, c’est beaucoup plus discret», glisse Damien, professeur d’histoire-géographie dans un lycée de la banlieue bordelaise. Depuis le séisme politique du 9 juin, il s’étonne d’ailleurs de n’avoir pas eu beaucoup de discussions avec ses collègues sur le sujet. «Il y a déjà eu 2022. Les gens sont résignés», analyse-t-il.

Un épisode l’a particulièrement marqué en début d’année scolaire : un contractuel venu pour un remplacement dans son lycée, «pas au courant des choses qui peuvent se dire et ne pas se dire en salle des profs», s’est ému d’avoir entendu parler arabe, croisé nombre de personnes non blanches et vu une voiture brûlée lors de son trajet, le tout «dans un amalgame absolu», raconte Damien. «C’était la première fois que j’entendais quelqu’un dire ça à voix haute. Ça a créé un mini-scandale.»

Mohaz, qui est d’origine algérienne, prend ce type de propos personnellement. Il y a quelques mois, un de ses collègues lui a tranquillement expliqué à la machine à café qu’il avait quitté son précédent lycée «parce qu’il en avait marre du multiculturalisme et il était déçu d’en retrouver» dans son nouvel établissement. «J’étais tellement sidéré que je n’ai rien dit. Ça m’a totalement flingué, je me suis pris un uppercut en pleine tête, relate l’enseignant. Il tient des propos très limite vis-à-vis de certains élèves d’origine immigrée qui n’ont pas plus de problèmes de comportement que d’autres. Avant, l’école était préservée de tout ça mais depuis deux ans environ, je trouve que de plus en plus de profs ne respectent pas les valeurs républicaines.»

Dans d’autres établissements scolaires, à l’inverse, la montée de l’extrême droite est collectivement vécue douloureusement – parfois à distance, dans des échanges de messages entre professeurs, car les cours sont terminés dans de nombreux lycées. «Le RN est à 40 % dans la commune dans laquelle notre lycée est implanté, ça ne nous semble pas cohérent avec la population qu’on a, en majorité des CSP + qui habitent dans des pavillons avec piscine», indique Florian.

Nombre d’enseignants interrogés par Libération ont peur de voir l’extrême droite accéder au pouvoir. Avant tout pour leurs élèves. «Ils seront les premiers sanctionnés dans leur vie quotidienne. Je pense aux violences policières, avec des policiers qui se prennent pour des cow-boys avec nos élèves noirs ou d’origine arabe. Si le RN devient majoritaire, ils vont se sentir libres d’aller au-delà de ce qu’ils font aujourd’hui et c’est insupportable d’imaginer ça, anticipe Hayat El Kaaouachi, prof d’histoire-géo à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). C’est très violent aussi pour nos élèves qui sont en pleine révision du bac, reçoivent leurs vœux Parcoursup et se projettent dans leur vie de se prendre dans la figure : “Le problème, c’est vous.”»

«On a pas mal d’élèves étrangers en situation irrégulière, donc notre première préoccupation, c’est eux. Si le RN gagne, on a peur qu’ils soient renvoyés dans leur pays, alors qu’ils vivent déjà dans des situations très difficiles», déplore Sophie, professeure documentaliste dans un collège normand classé en éducation prioritaire. «En classe, c’est ressorti, mes élèves ont demandé : “Est-ce qu’ils vont nous renvoyer dans les pays ?”, raconte pour sa part Marie-Mélanie Dumas, enseignante en CM1-CM2 à Limoges et cosecrétaire départementale de la FSU-Snuipp 87. On se demande ce qu’on va dire à nos élèves à la rentrée de septembre si on a face à nous un ministre de l’Education nationale, un Premier ministre d’extrême droite…»

Certains professeurs constatent par ailleurs un racisme décomplexé parmi leurs élèves. Au lendemain des élections européennes, «un élève de troisième prépa-professionnelle a dit : «Il y a trop d’Arabes en France, il faut les exclure», rapporte Mohaz, en Ille-et-Vilaine. Ses copains sont allés immédiatement lui serrer la main pour approuver ce qu’il venait de dire. Je ne comprends pas, on a abordé en cours le régime de Vichy, le massacre d’Oradour-sur-Glane, j’avais l’impression d’avoir réussi à leur faire comprendre des choses importantes et là ils ne voient pas le rapport avec ce qui se passe aujourd’hui, désespère-t-il. Certains m’ont dit «mais monsieur, vous c’est pas pareil, vous avez un travail, vous êtes prof».»

Sophia, professeure des écoles dans les Côtes-d’Armor, craint les conséquences d’une politique d’extrême droite sur l’éducation : «J’ai lu par curiosité le programme du RN pour l’éducation nationale, c’est tellement court que ça ne peut pas avoir été réfléchi, tacle-t-elle. On est vraiment sur une restriction des apprentissages, ciblés sur les maths, le français, l’histoire, et la fin du collège unique, avec une orientation dès la cinquième. Le lycée sera pour la bourgeoisie et les classes populaires iront en apprentissage très rapidement.» Dans leur école de l’Aisne, département qui a le plus voté Rassemblement national aux européennes, Julien et ses collègues ont «très, très peur pour les moyens alloués à l’éducation, qui ne sont déjà pas énormes mais vont encore baisser. On l’a déjà vu dans certaines communes, comme Villers-Cotterêts : ils ont baissé les budgets alloués aux écoles, au niveau des fournitures, des aides pour les sorties culturelles. On a peur que ça ait le même effet au niveau national».

Malgré l’ambiance, certains préfèrent voir le verre à moitié plein. «Je n’ai pas spécialement peur, je trouve la période fascinante, confie Damien, rivé aux infos depuis dix jours. J’espère que ce Nouveau Front populaire va l’emporter et je pense que tous les scénarios sont sur la table. Je crois en la force de la démocratie, ce n’est pas parce que le Rassemblement national gagne qu’on va basculer dans je ne sais quoi.» Dans les Côtes-d’Armor, Sophia et ses collègues refusent de baisser les bras : «Des messages tournent pour prendre des procurations, pour motiver tout le monde à aller voter.» Tant que les législatives anticipées ne sont pas passées, rien n’est encore perdu.

Et ce n’est pas fini...


 


 


 

 

 

 

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« Choc des savoirs » : une mobilisation qui s’ancre

27 Mai 2024, 18:49pm

Publié par Bernardoc

in Le Monde du 25 mai 2024 (extraits)

Dans la lettre qu’ils ont adressée à Gabriel Attal, les élèves et parents d’élèves du collège du Haut-Mesnil, à Montrouge (Hauts-de-Seine), affichent leur détermination. Depuis février, ils se mobilisent contre la baisse de leur dotation horaire globale – le nombre d’heures attribuées pour assurer les enseignements – et les réformes en cours. « Pour six élèves en moins sur près de quatre cents à la rentrée 2024, nous allons perdre quarante-deux heures de cours, alors que, dans le même temps, la mise en place de groupes de niveau en français et en mathématiques en 6e et en 5e nécessiterait dix-sept heures de dotation supplémentaires », assure Paul (le prénom a été changé), représentant des parents d’élèves et enseignant dans un autre établissement.

Après avoir demandé une audience au rectorat de Versailles, après avoir manifesté dans les rues de leur ville, après avoir sollicité les élus, après avoir occupé le collège pendant une soirée festive, et malgré un réexamen de leur dotation par le rectorat, les parents d’élèves de cet établissement ne désarment pas.

La mobilisation mouvante, protéiforme et difficilement mesurable s’ancre dans la durée, depuis l’annonce, le 5 décembre 2023, par Gabriel Attal, alors ministre de l’éducation nationale, d’une batterie de mesures baptisée « choc des savoirs », dont le but est d’« élever le niveau des élèves ». En font partie la labellisation des manuels à l’école primaire, une refonte des programmes scolaires, l’instauration de « groupes de niveau » en français et en mathématiques, ou encore la nécessité d’obtenir le brevet pour passer en 2de.

Ni le ministère de l’éducation nationale ni les syndicats ne donnent de chiffres précis sur l’ampleur du mouvement, tant il est dépendant de dynamiques locales. Dans l’entourage de la ministre de l’éducation, Nicole Belloubet, on juge ces protestations « sporadiques et localisées », même si l’on reconnaît qu’il y a encore des « incompréhensions à dissiper ». Les initiatives, quand elles ont lieu, se fédèrent à l’échelle d’un établissement, d’une ville et parfois d’un département. Les communautés éducatives sont particulièrement actives dans l’agglomération rouennaise, en Loire-Atlantique, dans le Rhône ou en Seine-Saint-Denis, où les personnels « en lutte » demandent, en outre, un plan d’urgence pour ce département qui cumule les difficultés.

Nicole Belloubet a beau marteler, elle aussi, qu’elle « refuse le tri social », elle a beau avoir œuvré pour remplacer dans les textes officiels le terme « groupe de niveau » par l’idée de « groupe de besoin », les banderoles « Non au tri social » ou « Nous ne trierons pas nos élèves » ont fleuri sur les grilles des collèges depuis janvier, de Montreuil (Seine-Saint-Denis) au Pays basque. Dans ces établissements, parents et enseignants protestent contre la mise en place de ces groupes. Cette mesure phare du plan de Gabriel Attal représente souvent pour ses opposants la goutte d’eau qui vient faire déborder un vase déjà bien plein, entre les dotations en baisse, justifiées par les académies par la diminution du nombre d’élèves pour des raisons démographiques, et la pénurie ­d’enseignants, qui obère le fonctionnement quotidien des établissements, notamment en matière de remplacement.

Trois journées de grève nationales organisées depuis janvier sur des motifs divers ont avant tout mobilisé les professeurs de collège, avec entre 35 % et 55 % de grévistes parmi ces personnels selon le SNES-FSU. Dans une dynamique inédite, les parents d’élèves ont aussi pris le relais. Les opérations « collège désert » ou « collège mort » se sont multipliées ces derniers mois. « Ce ne sont plus les enseignants qui font grève, mais les parents qui ne mettent pas leurs enfants à l’école », relate Patrice Furé, responsable de la FCPE des Hauts-de-Seine. Selon les remontées qu’il a collectées, près de la moitié des établissements de son département ont participé à ces opérations, le 30 avril et le 7 mai. « Dans certains collèges, les taux d’absence sont montés au-delà des 90 % », note ce parent investi, pour qui « ces actions participent d’un renouvellement des liens avec les enseignants ».

D’autres formes d’actions voient le jour également. En Eure-et-Loir, les parents ont choisi de mettre en place des journées « collèges en noir » où les élèves s’habillent en noir pour protester contre les réformes. « Cela permet de médiatiser notre opposition, mais sans perturber les enseignements. Dans les collèges ruraux, c’est plus fédérateur », assure Gaëlle Bouharati, responsable de la FCPE dans ce département.

Par endroits, le mouvement dépasse le cadre syndical traditionnel. Edith James, mère d’une élève de CM1 très engagée dans le milieu associatif nantais, a créé spontanément, mi-mars, un groupe WhatsApp pour fédérer les actions des différents établissements. Il est rapidement arrivé à la limite des deux mille membres, avec des sous-groupes par établissement ou thématiques. « On partage les initiatives, les documents, les tracts. Personne ne décide et tout le monde propose. Les idées font tache d’huile ».

Au-delà de la contestation du « choc des savoirs » pointe une revendication plus large autour de la défense de l’école publique, quarante ans après le retrait de la loi Savary, qui voulait mettre en place un grand service public unifié et laïque d’éducation nationale (SPULEN) pour rapprocher enseignements public et privé sous contrat. « Notre but n’est pas simplement de dénoncer, mais aussi de porter les valeurs de l’école publique et de l’égal accès de tous à l’éducation », souligne Elisabeth Allain-Moreno, du SE-UNSA.

« Tout cela va plus loin qu’une opposition aux réformes en cours. Nous sommes mobilisés pour mieux vivre ensemble, pour que nos enfants vivent ensemble. C’est ce projet de société que nous défendons », relate Emmanuel Veneau, représentant de la FCPE de la Loire-Atlantique, dont les enfants sont scolarisés en éducation prioritaire. Au collège du Haut-Mesnil de Montrouge aussi, l’inquiétude grandit : « Si l’école publique n’a plus les moyens de ses ambitions, la fuite vers le privé va se poursuivre », juge Paul, qui en fait le moteur de son engagement.

Et ce n'est pas fini...

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Guerre ou éducation ?

8 Mars 2024, 15:17pm

Publié par Bernardoc

Nous ne faisons pas le même choix que le gouvernement :

 - il a choisi de donner 413 milliards à l'armée.

 - Si c'était pour l'éducation, cela équivaudrait à :

  - 1 250 000 postes sur 5 ans, ou

  - 28 000 établissements scolaires, ou

  - la possibilité d'avoir des classes en dessous de 20 élèves.

 C'est pour cela que nous serons en grève et dans la rue le Mardi 19 mars.

Et ce n'est pas fini...

 

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Priorité ?

26 Février 2024, 10:39am

Publié par Bernardoc

Stupeur ce matin à l’annonce de la parution au JO du décret annulant 10 milliards de dépenses du budget de l’État, quatre jours après les annonces de Bruno LEMAIRE sur la nécessité de faire une économie de 10% sur les dépenses publiques. Le ministère de l’Éducation nationale est à ce titre particulièrement maltraité car il doit rendre 692 millions d’euros ! Cette baisse massive se fera principalement sous la forme d’emplois : 2620 postes d’enseignant∙es sont supprimés dans le 1er degré public, 1740 dans le second degré public et 1760 postes dans le privé. S’y ajoutent 4600 postes d’AED et AESH qui sont purement et simplement annulés (chiffres du Café
Pédagogique).
Avec cette suppression de près de 11000 postes, l’application du fameux « choc des savoirs » (groupes de niveau, redoublements, prépa seconde….) parait impossible et offre sans doute une bouée de sauvetage à la nouvelle ministre, qui peinait il y a quelques jours encore à justifier les groupes de niveau. Si cette mesure et d’autres disparaissent, ce dont se réjouira la CGT Educ’action, nous sommes plus qu’inquiets sur les conséquences de cette nouvelle saignée.

Alors que toutes les catégories de personnels évoquent leur souffrance face à des conditions de travail qui se dégradent d’année en année, cette nouvelle coupe budgétaire ne va qu’accentuer leur mal-être dans l’exercice de leurs missions. S’ajoutent à cela, des conditions d’étude loin d’être optimales qui pénaliseront, en tout premier lieu, les élèves les plus en difficulté. Et que dire de la suppression de milliers de postes d’Aed et d’AESH, alors que le ministère se vante de vouloir lutter contre le harcèlement et de promouvoir l’École inclusive. Rappelons que G.ATTAL, éphémère ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé fin décembre la création de 2137 postes d’enseignant∙es pour « financer » l’application de ses réformes. Mesure exceptionnelle annoncée alors en grandes pompes… pour en supprimer plus du double deux mois plus tard !

L’Éducation nationale, priorité numéro 1 du président et du 1er ministre qui « emmenait avec lui à Matignon » la cause de l’École ?? Cette annonce scandaleuse dément une fois de plus par les actes, les paroles du pouvoir exécutif.
Le 8 mars, le 19 mars et après, mobilisons-nous par la grève, pour obtenir les augmentations de salaire et les créations de postes massives dont l’Éducation nationale manque cruellement.

Montreuil, le 22 février

Et ce n'est pas fini...

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Halte au MÉPRIS et à l’École du tri social

5 Février 2024, 18:24pm

Publié par Bernardoc

Les organisations syndicales de Gironde, FSU, FO, CGT Éduc'Action et Sud Educ se sont réunies ce vendredi 02 février suite à la réussite de la manifestation du 1er février.

Elles rappellent l’appel de l’AG du 33 du 1er février pour être en grève les 7, 8 et 9 février et sont mobilisées :

POUR exiger le retrait des annonces et réformes (« choc des savoirs », voie
professionnelle…) qui organisent le tri social et casse le service public d’éducation,
• POUR obtenir la reconnaissance de nos métiers qui passe par une revalorisation de tous les salaires sans condition, la création de postes et la mise en place de statuts de fonctionnaire, seule solution pour sortir certains personnels de la grande précarité,

POUR exiger un ou une Ministre de plein exercice à l’éducation nationale qui respecte et défende le service public d’éducation.
FSU, CGT Educ’Action et SUD éducation appellent à se mobiliser dès le mardi 6 février par la grève :

  • POUR se réunir dans tous les établissements le matin en AG → préparation la suite du mouvement et les actions à mener (tractages, banderoles, manifestation…)
    - POUR se rassembler devant le Rectorat dès 12h → autour d’un pique-nique partagé, débats sur les poursuites de l’action et les initiatives à mener.

    - POUR se mobiliser l’après-midi → distribution de tracts devant les
    établissements et les lieux publics, autres actions…

    - POUR continuer la grève mercredi, jeudi et vendredi selon les modalités votées en AG du mardi →rassemblement devant le Rectorat mercredi après-midi, rassemblement devant la DSDEN jeudi après-midi,…
    - Contre la casse du service public d’Éducation et le tri social.

    - Pour une augmentation des salaires pour toutes et tous.

    - Pour la création urgente de postes pour réduire le nombre d'élèves par classe et assurer le remplacement.

    - Pour la réussite de tous nos élèves.

    Et ce n'est pas fini...
     

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Et maintenant ?

1 Février 2024, 18:45pm

Publié par Bernardoc

 

Ce fut une belle manif avec plusieurs milliers de personnels de l’Éducation nationale, dans une grande unité intersyndicale. Parfois, nous avons fait des manifs interpro avec moins de participants ! Nous n'avons pas vu d'agriculteurs venus nous soutenir.

  Et demain, tout le monde retourne sagement au boulot, et la ministre AOC continuera la casse initiée par ses prédécesseurs. Pourquoi changerait-elle de politique ? Tout va passer de toutes façons, comme on l'a vu pour la loi immigration. Et le premier ministre l'a bien dit : l'agriculture est au-dessus de tout.

  Combien d'agriculteurs ? Combien d'élèves ? Combien d'enseignants ? Les chiffres parlent, surtout si on compare les journées de manifestations et de casse des deux catégories.

  Alors, on continue de pleurer ?

Et ce n'est pas fini...

 

Et maintenant ?
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L'excellentissime François MOREL !

26 Janvier 2024, 17:59pm

Publié par Bernardoc

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-billet-de-francois-morel/le-billet-de-francois-morel-du-vendredi-26-janvier-2024-3063059

Et ce n'est pas fini...

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École « inclusive » ? Où ça ?

19 Octobre 2023, 14:31pm

Publié par Bernardoc

Aller à l'école quelques heures par semaine seulement ou se retrouver dans une classe trop difficile: des milliers d'enfants en situation de handicap n'ont pas accès à une scolarisation adaptée, a déploré l'Unapei, l'une des principales associations dans le secteur du handicap intellectuel.

"Malheureusement, trop d'enfants en situation de handicap seront encore privés de rentrée et leurs droits à l'éducation sont bafoués", a dénoncé dans un communiqué Luc Gateau, le président de cette fédération regroupant des associations de personnes handicapées mentales et leurs familles.

Pour évaluer l'ampleur du problème, l'Unapei a mené une étude auprès d'un échantillon de 2103 enfants accompagnés par ses antennes locales, dans six régions en France. Résultat: 23% n'ont "aucune heure de scolarisation" par semaine, 28% entre 0 et 6 heures, 22% entre 6 et 12 heures et 27% bénéficient de plus de 12 heures d'enseignement hebdomadaire.

Ces enfants bénéficiant de "bouts" de scolarisation se retrouvent en outre parfois dans une classe "non-adaptée" à leurs besoins, "par manque de professionnels", regrette l'Unapei. C'est le cas par exemple d'élèves scolarisés en milieu ordinaire, faute d'avoir obtenu une place en classe Ulis, spécialisée dans l'accueil d'enfants handicapés, ou en institut médico-éducatif (IME), malgré la validation de leur dossier par une Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

L'Unapei a recueilli sur un site dédié 880 témoignages de familles concernées par ces différentes situations. "L'école pour tous est une priorité du gouvernement", a assuré la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Fadila Khattabi.

L'exécutif met en avant la hausse du nombre d'enfants handicapés accueillis à l'école: ils seront plus de 430.000 en cette rentrée 2023, soit 34% de plus qu'en 2017.

Il souligne également la hausse du nombre d'accompagnants d'élève en situation de handicap (AESH), qui a progressé de 42% depuis 2017. Ils seront ainsi environ 136.000 à la rentrée. Mais combien en manque-t-il de ces personnels hors statut ?

Face à la situation, l'Unapei demande "une loi de programmation pluriannuelle de solutions" pour les élèves présentant des troubles du neurodéveloppement, en situation de polyhandicap ou de handicap psychique.

Et ce n'est pas fini...

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La République attaquée.

16 Octobre 2023, 12:28pm

Publié par Bernardoc

In l'Humatinale du 16 octobre 2023 (extraits)

Après l’attentat d’Arras : les enseignants entre émotion, effroi et colère

Déjà affectée par l’assassinat de Samuel PATY, décapité le 16 octobre 2020 pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe, la communauté éducative est à nouveau sous le choc, après l’attaque contre le lycée Gambetta. Le professeur Dominique BERNARD a été tué, trois autres personnes blessées. Derrière l’émotion, s’exprime aussi la colère des enseignants, en mal de moyens

« Ce que montre l’assassinat de notre collègue, c’est que l’école est devenue une cible pour ce qu’elle est et ce qu’elle représente : un lieu d’émancipation par les savoirs, de liberté d’expression », analyse Sophie VENETITAY, la secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat de l’enseignement secondaire, évoquant « l’émotion », « l’effroi », mais aussi « la peur » suscités par ce nouveau drame au sein de la communauté éducative.

« À moyen terme, quelles mesures prend-on pour mieux protéger les établissements, mais aussi les personnels et les élèves, sans qu’ils deviennent des bunkers ? » s‘interroge la syndicaliste. « Il faut des moyens, humains notamment », corrobore Guislaine DAVID du SNUIPP. D’autant que la question dépasse le cadre de l’éducation nationale : « Si l’école est devenue une cible du terrorisme, c’est du ressort de la police et de la justice », souligne Sophie VENETITAY. Elle poursuit : « Le lendemain de l’assassinat de Dominique BERNARD, j’étais en classe avec mes élèves de seconde. On n’est jamais préparé à ça… »

Si le deuil n’est pas assorti d’une véritable reconnaissance des enseignants dans la société, ce sera très mal interprété. Il ne suffit pas de reconnaître la valeur des enseignants. Il faut donner des moyens à l’école de fonctionner. C’est ce qui rend les collègues amers face aux propos du gouvernement. »

En effet, si les enseignants évoquent l’émotion suscitée par ce drame, ils sont aussi très nombreux à parler de « colère ». Contrairement à 2020. « Une collègue m’a dit qu’elle en « avait marre d’être remerciée quand on est mort » », rapporte Sophie VENETITAY. L’expression est forte mais révélatrice de l’état d’esprit : « Une fois l’émotion passée, que fait-on collectivement et politiquement pour l’école ? Ce lieu d’émancipation n’est pas assez défendu par les politiques. L’école est même affaiblie par le gouvernement depuis 2017. » Et la responsable syndicale de prévenir : « Cette colère est en train de monter fortement. »

Et ce n'est pas fini...

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Contre l'ignorance et la barbarie

13 Octobre 2023, 17:36pm

Publié par Bernardoc

 

LIBERTE

 

 

 

EGALITE

 

 

 

FRATERNITE

 

 

 

Vive la

 

 

 

République

 

 

 

LAIQUE !

Et ce n’est pas fini…

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