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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

École « inclusive » ? Où ça ?

19 Octobre 2023, 14:31pm

Publié par Bernardoc

Aller à l'école quelques heures par semaine seulement ou se retrouver dans une classe trop difficile: des milliers d'enfants en situation de handicap n'ont pas accès à une scolarisation adaptée, a déploré l'Unapei, l'une des principales associations dans le secteur du handicap intellectuel.

"Malheureusement, trop d'enfants en situation de handicap seront encore privés de rentrée et leurs droits à l'éducation sont bafoués", a dénoncé dans un communiqué Luc Gateau, le président de cette fédération regroupant des associations de personnes handicapées mentales et leurs familles.

Pour évaluer l'ampleur du problème, l'Unapei a mené une étude auprès d'un échantillon de 2103 enfants accompagnés par ses antennes locales, dans six régions en France. Résultat: 23% n'ont "aucune heure de scolarisation" par semaine, 28% entre 0 et 6 heures, 22% entre 6 et 12 heures et 27% bénéficient de plus de 12 heures d'enseignement hebdomadaire.

Ces enfants bénéficiant de "bouts" de scolarisation se retrouvent en outre parfois dans une classe "non-adaptée" à leurs besoins, "par manque de professionnels", regrette l'Unapei. C'est le cas par exemple d'élèves scolarisés en milieu ordinaire, faute d'avoir obtenu une place en classe Ulis, spécialisée dans l'accueil d'enfants handicapés, ou en institut médico-éducatif (IME), malgré la validation de leur dossier par une Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

L'Unapei a recueilli sur un site dédié 880 témoignages de familles concernées par ces différentes situations. "L'école pour tous est une priorité du gouvernement", a assuré la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Fadila Khattabi.

L'exécutif met en avant la hausse du nombre d'enfants handicapés accueillis à l'école: ils seront plus de 430.000 en cette rentrée 2023, soit 34% de plus qu'en 2017.

Il souligne également la hausse du nombre d'accompagnants d'élève en situation de handicap (AESH), qui a progressé de 42% depuis 2017. Ils seront ainsi environ 136.000 à la rentrée. Mais combien en manque-t-il de ces personnels hors statut ?

Face à la situation, l'Unapei demande "une loi de programmation pluriannuelle de solutions" pour les élèves présentant des troubles du neurodéveloppement, en situation de polyhandicap ou de handicap psychique.

Et ce n'est pas fini...

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La République attaquée.

16 Octobre 2023, 12:28pm

Publié par Bernardoc

In l'Humatinale du 16 octobre 2023 (extraits)

Après l’attentat d’Arras : les enseignants entre émotion, effroi et colère

Déjà affectée par l’assassinat de Samuel PATY, décapité le 16 octobre 2020 pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe, la communauté éducative est à nouveau sous le choc, après l’attaque contre le lycée Gambetta. Le professeur Dominique BERNARD a été tué, trois autres personnes blessées. Derrière l’émotion, s’exprime aussi la colère des enseignants, en mal de moyens

« Ce que montre l’assassinat de notre collègue, c’est que l’école est devenue une cible pour ce qu’elle est et ce qu’elle représente : un lieu d’émancipation par les savoirs, de liberté d’expression », analyse Sophie VENETITAY, la secrétaire générale du Snes-FSU, syndicat de l’enseignement secondaire, évoquant « l’émotion », « l’effroi », mais aussi « la peur » suscités par ce nouveau drame au sein de la communauté éducative.

« À moyen terme, quelles mesures prend-on pour mieux protéger les établissements, mais aussi les personnels et les élèves, sans qu’ils deviennent des bunkers ? » s‘interroge la syndicaliste. « Il faut des moyens, humains notamment », corrobore Guislaine DAVID du SNUIPP. D’autant que la question dépasse le cadre de l’éducation nationale : « Si l’école est devenue une cible du terrorisme, c’est du ressort de la police et de la justice », souligne Sophie VENETITAY. Elle poursuit : « Le lendemain de l’assassinat de Dominique BERNARD, j’étais en classe avec mes élèves de seconde. On n’est jamais préparé à ça… »

Si le deuil n’est pas assorti d’une véritable reconnaissance des enseignants dans la société, ce sera très mal interprété. Il ne suffit pas de reconnaître la valeur des enseignants. Il faut donner des moyens à l’école de fonctionner. C’est ce qui rend les collègues amers face aux propos du gouvernement. »

En effet, si les enseignants évoquent l’émotion suscitée par ce drame, ils sont aussi très nombreux à parler de « colère ». Contrairement à 2020. « Une collègue m’a dit qu’elle en « avait marre d’être remerciée quand on est mort » », rapporte Sophie VENETITAY. L’expression est forte mais révélatrice de l’état d’esprit : « Une fois l’émotion passée, que fait-on collectivement et politiquement pour l’école ? Ce lieu d’émancipation n’est pas assez défendu par les politiques. L’école est même affaiblie par le gouvernement depuis 2017. » Et la responsable syndicale de prévenir : « Cette colère est en train de monter fortement. »

Et ce n'est pas fini...

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Contre l'ignorance et la barbarie

13 Octobre 2023, 17:36pm

Publié par Bernardoc

 

LIBERTE

 

 

 

EGALITE

 

 

 

FRATERNITE

 

 

 

Vive la

 

 

 

République

 

 

 

LAIQUE !

Et ce n’est pas fini…

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Siné mensuel, octobre 2023

5 Octobre 2023, 17:34pm

Publié par Bernardoc

Et ce n'est pas fini...

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Les invisibles se montrent.

3 Octobre 2023, 17:16pm

Publié par Bernardoc

Mardi 3 octobre 2023
Mobilisation nationale des personnels AESH et AED !


En grève pour nos salaires et nos conditions de travail !


Les ministres passent mais rien ne change pour les AESH et AED. Toujours pas de progrès concernant la reconnaissance du métier et les salaires demeurent toujours aussi faibles. Pire le gouvernement souhaite imposer son dangereux projet d’ARE qui prévoit de fusionner les métiers d’AESH et d’AED. La CGT Educ’action s’oppose à cette mesure qui ne ferait qu’aggraver les conditions de travail de l’ensemble des personnels concernés. Ainsi nos collègues AESH et AED deviendraient des salarié.es multi-tâches, corvéables à merci au gré des besoins fluctuants des
écoles et des établissements. Ce projet ignore les contraintes et les spécificités de chacun de ces métiers, nous sommes très loin de notre revendication d’un statut de la fonction publique pour nos collègues.
L’accompagnement des élèves porteurs de handicap par les AESH et le travail de vie scolaire par les AED sont des métiers indispensables au bon fonctionnement des établissements scolaires. La spécificité des missions exercées par ces deux catégories de personnels doit être reconnue par
l’obtention d’un statut et d’un salaire qui permette de vivre correctement de son travail.

La question des salaires est aujourd’hui une urgence alors que de nombreux collègues se trouvent en grande difficulté financière. La faiblesse des rémunérations, l’absence de progression de « carrière » et le temps partiel imposé maintiennent les personnels dans des situations indignes.

Dans le même temps, les conséquences de la mise en place des PIAL sur les conditions de travail sont toujours aussi catastrophiques : emploi du temps éclaté et trop souvent modifié, affectations changeantes, remplacement au pied levé, augmentation du nombre d’élèves à accompagner avec des situations de handicap très variées et parfois complexes…
Nous devons nous faire entendre et obtenir du ministère une véritable reconnaissance de notre travail. Nous revendiquons :

  • la création d’un véritable statut de la Fonction publique d’État, de catégorie B, pour reconnaître le métier d’AESH

  • l’augmentation réelle et significative des rémunérations de toutes et tous sur toute la carrière

  • la garantie de pouvoir travailler à temps complet sur la base d’un accompagnement élève à 24 heures

  • l’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens
    - l’abandon du projet de fusion AED et AESH en ARE.


    Les invisibles de l’Éducation nationale ne veulent plus le rester !

    Et ce n'est pas fini...


 

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L'université d'Alicante.

4 Septembre 2023, 14:31pm

Publié par Bernardoc

Ce fut notre première visite en arrivant : elle regroupe toutes les facultés et possède un magnifique parc, avec une étonnante collection de cactées, de pierres et d'arbres, sans oublier une sculpture en hommage à Gagarine!

Nous étions presque seuls dans ce parc, gardé par une société de surveillance qui faisait des rondes en voiture. Mais lorsque nous nous sommes approchés des bâtiments, nous vîmes des tas d'étudiants de tous âges en train de bosser dans la bibliothèque ouverte 24 heures sur 24. j'espère pour eux qu'elle était climatisée !

Pendant l'année universitaire, environ 28 000 étudiants la fréquentent et peuvent admirer un hommage à Miguel HERNANDEZ et Federico GARCIA-LLORCA, deux poètes républicains au destin tragique.

Et ce n'est pas fini...

L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.
L'université d'Alicante.

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Etil n'y aura pas que l'Educ dans la rue le 6 !

2 Juin 2023, 09:37am

Publié par Bernardoc

 Les salarié·es de l’Éducation nationale, pas plus que les autres, n’envisagent toujours pas de travailler 2 ans de plus alors que leurs conditions de travail ne cessent de se détériorer. Les promesses de revalorisation salariale n’ont pas été tenues et excluent un certain nombre de personnels. Le Pacte, dont les contours se précisent dangereusement, est une duperie qui annonce une attaque en règle de nos statuts. Par ailleurs, l’École subit de plein fouet les effets des réformes successives engagées par le pouvoir en place qui y ajoute désormais une destruction programmée de la voie pro et une généralisation du SNU sur temps scolaire.
La coupe est pleine et la CGT Éduc’action appelle à se mobiliser massivement le 6 juin.

Pas d’augmentation générale mais le « travailler plus pour perdre moins » du Pacte et la poursuite d’une politique salariale à coup de primes non corrélées à la valeur du point d’indice...

 Revalorisation du Socle : une moyenne de 10% dont une partie est déjà versée depuis 2 ans sous forme d’une prime (et qui comprend la prime d’attractivité).
RIEN pour les personnels administratifs, de laboratoire, sociaux et de santé, AESH et AEd alors que certaines catégories sont tombées sous le SMIC...
Augmentation immédiate de tous les personnels de 400 € net

SMIC à 2000 € brut

 Dégel de la valeur du point d’indice avec le rattrapage des pertes antérieures
Indexation de la valeur du point d’indice sur l’indice des prix à la consommation
Égalité salariale entre les femmes et les hommes

Revalorisation conséquente et immédiate des pensions

C’est un engagement contractuel annuel renouvelable avec lettre de mission entre l’administration et les volontaires.

Hormis en lycée professionnel (où le Pacte est la courroie de transmission de la réforme de la voie professionnelle et constitué d’une seule brique de plusieurs missions «complémentaires»), c’est 1 à 3 missions «complémentaires» (les briques), cumulables et chacune rémunérée 1250 € brut par an (sur 9 mois en fait)...

C’est le retour du travailler plus pour gagner plus ou plutôt travailler plus pour perdre moins... À vous de choisir...

Toutes ces propositions reposent sur l’idée que les personnels ne travaillent pas assez alors que plus de la moitié travaillent plus de 43h/semaine et plus de 30 jours pendant les vacances.

Elles oublient que les missions supplémentaires et la rémunération indemnitaire accentuent les inégalités femmes-hommes.

 Les primes ne sont ni pérennes ni comptabilisées pour la retraite et non indexées sur l’inflation.

 Dès septembre prochain, les enseignant·es de lycée pourront, par l’intermédiaire du Pacte, déposer une candidature pour que leur classe réalise un séjour de cohésion de 12 jours, en uniforme et sur temps scolaire.
Face à la levée de boucliers quasi unanime contre la généralisation, l’exécutif souhaite désormais lancer une forme de « volontariat collectif » avec la création de « classes d’engagement » thématiques dans les lycées. Ce dispositif s’ajoutera à la forme actuelle du SNU, basée sur le « volontariat individuel » des jeunes (qui ne remporte pas un franc succès d’ailleurs).
Depuis plusieurs décennies, tous les échelons de notre système éducatif sans exception, sont l’objet de contre-réformes dont le but est le plus souvent d’engranger des économies ou de pratiquer une sélection sociale de plus en plus féroce.

Le LGT subit de plein fouet les effets pervers de la réforme du bac et de la généralisation du contrôle continu ainsi que des impératifs de Parcoursup. Au tour du Lycée pro d’être dévoyé et mis au service des entreprises.
Comment alors prétendre à un dispositif sous la forme du volontariat quand le fait de refuser pourra pénaliser le cursus des élèves !

PLANS SOCIAUX POUR LES DISCIPLINES (Technologie) et SECTIONS QUI VONT FERMER en LP

PERTE DE SENS DU METIER

DÉGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL

TACHES CHRONOPHAGES AUTOUR DE L’ÉVALUATION PERMANENTE DES ÉLÈVES...

Et ce n'est pas fini...

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Vacances ?

6 Mai 2023, 18:27pm

Publié par Bernardoc

À deux reprises, un couple de Britanniques a fait voyager ses enfants en dehors des périodes prévues, notamment pour avoir de meilleurs tarifs.

Comme le rapporte Ouest-France en s'appuyant sur une information du journal anglais Metro, un couple de Britanniques a eu la désagréable surprise de recevoir une amende à cause… de ses vacances. La raison ? Des vacances prises avec leurs enfants pendant la période scolaire. En effet, à deux reprises, le couple a emmené sa progéniture aux États-Unis, en 2018 et 2022, et plus précisément en Floride, pour se rendre au parc de Walt Disney. Mais pour bénéficier de tarifs préférentiels, ils sont partis au mois de septembre.

Selon leurs dires dans The Mirror, le voyage coûtait "3 700 £ (4 200 €), au lieu de 12 000 £ (13 600 €) en haute saison". Mais au Royaume-Uni, partir hors des périodes prévues est passible de sanctions, notamment d'amendes et même de prison si les enfants sont retirés de l'école. Raison pour laquelle le couple a écopé d'une amende de 480 £, soit environ 550 € pour ces deux voyages aux États-Unis. Selon nos confrères, l'amende minimum peut être de 70 € environ, et la plus forte de 2 850 €.

Les parents avaient bien été prévenus de ces sanctions, mais ont réitéré leur voyage pour la deuxième fois en 2022. C'est ce qui a poussé l'école primaire à les poursuivre, car cela aurait même "compromis l'éducation des enfants", selon l'école. Pourtant, dans les médias anglais, le couple Benson a indiqué que la sanction infligée était "injuste" et a de nouveau mis en avant l'argument financier ainsi que leurs emplois du temps respectifs. "Ma femme est infirmière en bloc opératoire et elle a travaillé pendant la crise de la Covid", a expliqué le mari, qui a ajouté qu'il est compliqué pour elle de poser des congés pendant les vacances scolaires.

Leur autre argument est qu'ils ne sont partis que deux semaines, loin de "l'école buissonnière", donc. C'était ainsi "le seul moyen pour partir en Floride", selon le père de famille. Assez pour convaincre la municipalité de changer d'avis ? Peut-être. Cette dernière a promis de réévaluer la situation et de changer les règles à l'avenir. En France, il faut aussi justifier l'absence des enfants à l'école sous peine d'une amende de 125 €, voire de 30 000 €, si les absences compromettent l'éducation.

Et ce n'est pas fini...

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Le grand bond en arrière.

4 Mai 2023, 19:46pm

Publié par Bernardoc

Faisant fi des ministres de son gouvernement, Mac-Kinsey-ron annonce lui-même la destruction de l'enseignement professionnel qui touche, rappelons-le, un tiers des lycéens. Mais que connaît-il de ce milieu, lui qui est né avec une cuillère d'argent dans la bouche et n'a fréquenté que les boîtes à curé ? Pourtant, nous en avons sauvé des élèves, rejetés par l'enseignement « traditionnel ». Lorsque j'étais Principal, j'expliquais aux collègues qui se débarrassaient des élèves gênants en les « orientant » vers l'enseignement professionnel avec un dossier du style : « Elève nul, fera un excellent élève de CET/LEP/LP » comment nous les aidions à se reconstruire et à reprendre confiance en eux. A cette époque-là, des cours sur la législation du travail les armaient aussi pour affronter le patronat.

J'ai entendu la secrétaire d'Etat en charge à midi (qu'est-ce qu'elle parle mal !), déplorant le nombre d'abandons en cours d'études et le faible taux de réussite au bac. Mais rappelons un point d'histoire : le bac pro devait se préparer en deux ans après le BEP. Or, pour cause d'économies, on a supprimé une année d'études et donc le bac pro est censé être passé trois ans après la 3ème. Les syndicats avaient déploré ce nouveau système, rendant le bac inatteignable pour beaucoup d'élèves, la plupart en difficultés scolaires au départ, d'où les cycles de 2 x 2 ans.

Et je viens d'entendre l'histoire du pacte pour les PLP : il serait temps que les ministres redescendent sur terre et s'entourent de praticiens qui connaissent ce dont ils parlent. Mais effectivement, écouter n'est pas dans l'ADN de ce gouvernement. Pardon, il écoutent les ordres de ceux qui l'ont mis en place : les magnats de la finance.

Et ce n'est pas fini...

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Démanteler la voie pro, ce n’est pas apaiser le pays !

21 Avril 2023, 10:00am

Publié par Bernardoc

Lundi 17 avril, en s’adressant à la population après avoir publié sans attendre la réforme des retraites toujours jugée injuste et brutale, le Président Macron n’a en rien apaisé la colère sociale qui secoue le pays depuis des mois et qui s’exprime largement par les mobilisations à l’appel d’une intersyndicale unie et soutenue par une grande partie de la population.

Le Président prend-il réellement la mesure du rejet de sa politique ?

Entre le succès de l’apprentissage et la réforme du RSA, il annonce dans ses priorités un « pacte pour la vie au travail » dans lequel il inclut aujourd’hui la réforme de la voie professionnelle ? Après la mise en place d’une double tutelle des Ministère du Travail et de l’Éducation, n’est-ce pas assumer une sortie des lycées professionnels du service public d’Éducation ?

Prétendre vouloir « apaiser » en relançant une réforme rejetée, notamment par des mobilisations historiques à l’automne 2022, par l’ensemble des organisations syndicales de l’enseignement professionnel et agricole du public et du privé sous contrat, c’est une véritable provocation !

Macron poursuit sa politique rétrograde au service du patronat, au détriment d’un tiers des lycéens parmi les plus fragiles et les plus démunis.

Le démantèlement de la voie professionnelle accroitra le malaise social et la fracture qui existe déjà dans la société, sans permettre la réduction des inégalités à laquelle il prétend remédier.

Nous rappelons ici notre revendication première d’un lycée pro donnant accès autant à une poursuite d’études qu’à une insertion professionnelle réussies. Inclure la réforme de la voie professionnelle sous statut scolaire dans le projet d’un « pacte de la vie au travail » c’est renier ces dimensions essentielles de l’enseignement qui sont au cœur de nos métiers.

La CGT Éduc’action dénonce vivement ce projet et refuse de voir ainsi sacrifier une partie de la jeunesse de ce pays. Elle appelle les personnels à répondre massivement à l’appel unitaire de l’intersyndicale le 1er mai, à participer aux mobilisations syndicales organisées dans toute la France d’ici là, et faire la démonstration que les travailleurs et les travailleuses ont fermement la volonté de maîtriser leur avenir.

Et ce n'est pas fini...


 

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