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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Démanteler la voie pro, ce n’est pas apaiser le pays !

21 Avril 2023, 10:00am

Publié par Bernardoc

Lundi 17 avril, en s’adressant à la population après avoir publié sans attendre la réforme des retraites toujours jugée injuste et brutale, le Président Macron n’a en rien apaisé la colère sociale qui secoue le pays depuis des mois et qui s’exprime largement par les mobilisations à l’appel d’une intersyndicale unie et soutenue par une grande partie de la population.

Le Président prend-il réellement la mesure du rejet de sa politique ?

Entre le succès de l’apprentissage et la réforme du RSA, il annonce dans ses priorités un « pacte pour la vie au travail » dans lequel il inclut aujourd’hui la réforme de la voie professionnelle ? Après la mise en place d’une double tutelle des Ministère du Travail et de l’Éducation, n’est-ce pas assumer une sortie des lycées professionnels du service public d’Éducation ?

Prétendre vouloir « apaiser » en relançant une réforme rejetée, notamment par des mobilisations historiques à l’automne 2022, par l’ensemble des organisations syndicales de l’enseignement professionnel et agricole du public et du privé sous contrat, c’est une véritable provocation !

Macron poursuit sa politique rétrograde au service du patronat, au détriment d’un tiers des lycéens parmi les plus fragiles et les plus démunis.

Le démantèlement de la voie professionnelle accroitra le malaise social et la fracture qui existe déjà dans la société, sans permettre la réduction des inégalités à laquelle il prétend remédier.

Nous rappelons ici notre revendication première d’un lycée pro donnant accès autant à une poursuite d’études qu’à une insertion professionnelle réussies. Inclure la réforme de la voie professionnelle sous statut scolaire dans le projet d’un « pacte de la vie au travail » c’est renier ces dimensions essentielles de l’enseignement qui sont au cœur de nos métiers.

La CGT Éduc’action dénonce vivement ce projet et refuse de voir ainsi sacrifier une partie de la jeunesse de ce pays. Elle appelle les personnels à répondre massivement à l’appel unitaire de l’intersyndicale le 1er mai, à participer aux mobilisations syndicales organisées dans toute la France d’ici là, et faire la démonstration que les travailleurs et les travailleuses ont fermement la volonté de maîtriser leur avenir.

Et ce n'est pas fini...


 

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La communauté éducative endeuillée

23 Février 2023, 11:13am

Publié par Bernardoc

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONFÉDÉRATION
CGT ET FÉDÉRATION CGT ÉDUCATION,
RECHERCHE, CULTURE


C’est avec une grande émotion que nous avons appris ce mercredi, en fin de matinée, le décès de notre collègue d’espagnol, exerçant dans l’établissement Saint-Thomas-d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz (64). En plein cours, elle a été froidement assassinée par un de ses élèves, âgé de 16 ans.
La CGT s’associe à la douleur de la famille de notre collègue, à celle de ses proches, de ses amis.es, de ses collègues, de ses élèves et à l’ensemble de la communauté éducative dans cette épreuve et leur apporte tout son soutien.
Au-delà de l’atrocité d’un tel acte, la CGT rappelle que le lieu de travail et, a fortiori, une école, ne peut pas et ne doit pas être un lieu où l’on doit craindre pour sa sécurité et pour sa vie.

Le ministre de l’Education Nationale vient d’annoncer la prise en en charge psychologique des élèves et des personnels, la CGT accueille favorablement cette décision nécessaire.

L’Éducation Nationale, en tant qu’employeur des enseignants.es qui ont le statut d’agent public de l’État, devra tout mettre en œuvre pour accompagner et prendre en charge les personnels de l’établissement ainsi que les élèves pour leur permettre de surmonter ce tragique évènement.
Dans les jours à venir, il sera nécessaire de permettre un temps d'échange avec les élèves sur ce drame, ses circonstances et, ce, dans le respect des choix des équipes éducatives et de la liberté pédagogique.
La minute de silence, prévue demain à 15h, annoncée par le ministre, sera une première étape pour rendre hommage à notre collègue.
Derrière ce drame, c'est toute la communauté éducative qui est touchée.


Montreuil, le 22 février 2023

Et ce n'est pas fini...

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Il reste de l'espoir en 2023.

2 Janvier 2023, 11:17am

Publié par Bernardoc

Ces profs qui restent, malgré le « malaise enseignant » : « Aider les élèves à devenir des adultes, des citoyens, c’est la plus grande des victoires »

D’année en année, la désaffection pour le métier de professeur se confirme. Pourtant, nombreux sont ceux qui s’accrochent.

Accroche d'un article du Monde du 2 janvier 2023

Ces phrases reflètent parfaitement ce que j'ai pensé lors de mes six métiers dans l'Education nationale. Surveillant d'externat, j'aidais les élèves lors de leurs devoirs ; maître d'internat, j'ouvrais la bibliothèque pour les internes et les conseillait dans leurs lectures ; PEG de CET, j'étais non seulement prof de lettres-anglais, mais aussi prof d'éducation culturelle ; CPE, un accompagnement permanent des élèves ; principal-adjoint : confectionner des emplois du temps satisfaisants à la fois pour les élèves et les enseignants ; principal : s'efforcer de donner aux différents personnels les meilleures conditions de travail.

Très heureux de voir que des collègues sont encore motivés pour défendre cette institution et faire réussir les élèves. J'ai d'ailleurs l'occasion de m'en rendre compte chaque année en allant distribuer les récompenses du concours « Plaisir d'écrire de l'AMOPA ».

Et ce n'est pas fini...

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Parmi les perles l'IHS-33.

19 Décembre 2022, 16:40pm

Publié par Bernardoc

Découvert ce matin : la revue L'enseignement public  de la FEN d'août 1954 (j'avais 5 ans!) qui présentait les différents textes soumis aux votes des congressistes.

A l'origine le papier était blanc et la revue contenait, encartée, le supplément MGEN. Cela a duré jusqu'au début des années '70 me semble-t-il.

Les temps changent : la FEN et sa revue ont disparu et la MGEN tend à ressembler de plus en plus à une compagnie d'assurances, semble avoir perdu son caractère militant et n'envoie sa revue que si on en fait la demande.

Et ce n'est pas fini...

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Un nouveau recul scandaleux.

13 Décembre 2022, 10:49am

Publié par Bernardoc

Formation : les salariés vont devoir contribuer

Le gouvernement a déposé, samedi, un amendement visant à réformer le CPF Titre dans Le Monde du 13 décembre 2022.

 

Le président de la startupneichone continue de nous ramener au siècle dernier.

Lorsque j'ai commencé ma carrière de prof (en 1977), la formation continue n'existait pas. Si l'on voulait se former, c'était à nos frais et pendant les vacances. J'ai eu l’occasion de participer plusieurs fois à de telles formations sous l'égide de l'AFEF (Association Française des Enseignants de Français).

Puis est arrivée la victoire de la gauche en 1981, et la reconnaissance que la formation de base ne pouvait pas suffire pendant les 37,5 années suivantes (oui, c'était la durée d'engagement des fonctionnaires et l'arrivée de la retraite à 60 ans!). J'en ai largement profité en tant que stagiaire, puis dans la dernière partie de ma carrière en tant que formateur occasionnel. On ne parlait pas encore de cabinets de conseils à l'époque et on faisait confiance aux ressources de l'administration.

Parallèlement se mit en place également le congé d'éducation ouvrière (12 jours par an) et j'ai utilisé mon quota sans complexe pendant des années, et je dois dire que les formations syndicales que j'ai reçues, à la FEN d'abord, puis à la CGT, m'ont énormément enrichi (non, pas matériellement !) et ont constitué un complément indispensable dans mon évolution professionnelle. Peut-être les jeunes collègues feraient-ils bien de se syndiquer eux aussi...

Et ce n'est pas fini...

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Vous avez dit école inclusive ?

3 Novembre 2022, 13:24pm

Publié par Bernardoc

Un accompagnement à deux vitesses pour les élèves en situation de handicap
par  Paula Pinto Gomes in La Croix du 3 novembre 2022

Face à la pénurie d’AESH, certains parents recrutent des personnes sous contrat privé, via des associations et avec l’accord des chefs d’établissement. Une situation qui crée des inégalités entre les familles.

C’est un glissement qui s’opère à bas bruit mais qu’un message sur Twitter vient de mettre en lumière. Le 26 octobre, l’association Sasha a fait savoir sur le réseau social qu’elle avait obtenu un agrément afin de« mettre à disposition des familles des AESH privés pour soutenir les enfants à besoins spécifiques ». L’annonce a aussitôt provoqué une levée de boucliers, notamment de la part des syndicats de l’éducation nationale, qui dénoncent une privatisation de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.

« Le problème, répond Sophie de Sainte Maresville, fondatrice de Sasha, c’est qu’il n’y a pas assez de personnel dans le public. Les familles qui reçoivent une notification de la maison départementale pour les personnes handicapéesne sont pas sûres d’avoir un AESH. Et même lorsque leur enfant est accompagné, elles n’ont pas la garantie qu’il disposera du nombre d’heures d’accompagnement notifié puisque ces personnes doivent s’occuper de plusieurs élèves en même temps. » Depuis la mise en place des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (Pial) en 2019, les AESH sont répartis dans les établissements d’un même secteur et peuvent accompagner plusieurs élèves.

L’État emploie ainsi 132 000 accompagnants, dont 8 000 de plus ces deux dernières années, mais cela ne suffit pas à combler la demande des familles, qui a fortement augmenté depuis la loi de 2005 sur le handicap. « Le recrutement n’est pas suffisant et beaucoup d’AESH ne souhaitent pas non plus renouveler leur contrat parce que le métier souffre d’un manque d’attractivité, déplore Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat Snes-FSU. Un AESH gagne entre 800 et 900 € par mois, avec une obligation de temps partiel, et n’a pas le statut de fonctionnaire. Il faut redonner de la dignité à cette profession. » Tout est dit.

En attendant, les familles doivent se débrouiller. Et elles sont de plus en plus nombreuses à recruter directement des AESH sous contrat privé, via des associations. Gladys Lauzéat, accompagnante et administratrice d’un groupe Facebook de petites annonces dans ce domaine, confirme : « J’ai tellement de demandes que j’ai dû créer un service de mise en relation et de recrutement personnalisé pour les familles qui ne savent pas comment s’y prendre », raconte-t-elle.

Tourria Mouquet, mère d’une adolescente autiste, a tout essayé. « Je me suis beaucoup battue pour que ma fille puisse bénéficier d’un accompagnement, sinon elle aurait été déscolarisée », témoigne cette habitante du Nord. « J’ai dû faire valoir la loi pour obtenir un accompagnant, mais je me suis assez vite tournée vers des prestations privées parce qu’avec les AESH, il n’y a pas de transparence. Ils n’ont pas le droit de parler aux familles pour raconter la journée de l’enfant, ce qui n’est pas normal. Et ils ne sont pas assez formés », regrette-t-elle.

Les accompagnants reçoivent une formation de soixante heures. Mais celle-ci est trop généraliste et interviendrait parfois après la prise de fonction, selon Gladys Lauzéat : « On peut exercer plusieurs mois sans avoir été formés, ce qui est particulièrement compliqué lorsqu’on s’occupe d’enfants autistes, observe-t-elle. C’est d’ailleurs pour ce genre de handicap que nous avons le plus de demandes. »

Si Sophie Vénétitay dit comprendre la démarche des familles qui se tournent vers le privé, elle pointe « un système à deux vitesses, entre celles qui ont les moyens de payer un AESH privé et les autres, qui doivent continuer à subir la pénurie. Cette situation met tout le monde mal à l’aise, relève-t-elle. Les parents savent que ce n’est pas souhaitable mais pensent d’abord à l’avenir de leurs enfants. Quant aux chefs d’établissement, ils ne se réjouissent pas de voir des personnes extérieures entrer dans leur établissement, mais ils ont conscience qu’il n’y a pas assez d’AESH ».

Arnaud de Broca, président du Collectif Handicaps, reconnaît, lui aussi, que le recours au privé « peut apparaître comme une solution intéressante pour les familles ». « Mais cette démarche, dit-il, porte en elle le germe des inégalités ettraduit l’échec de l’éducation nationale. Dix-sept ans après son adoption,il reste beaucoup à faire pour que la loi sur le handicap soit vraiment appliquée. »

Et ce n'est pas fini...

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"Collégiens casse-couilles"

3 Septembre 2022, 17:20pm

Publié par Bernardoc

Titre du livre d'un collègue paru en janvier 2022

A comme Absence

Ève (6e), fille de parents adeptes du ski hors période scolaire :

"Monsieur, je ne serai pas là la semaine prochaine, mais ma mère elle ne veut pas écrire de mot parce qu’elle ne veut pas se retrouver dans votre prochain livre !"

B comme Boomerang

Mounia (4e) me fait remarquer :

"La prof de français, elle dit toujours qu’on peut mieux faire, mais elle aussi, elle pourrait mieux faire !"

C comme Coronavirus

Allan (5e) ne perd pas le nord :

"Monsieur, si on fait pas nos devoirs pendant le confinement, comment ils vont faire, les profs, pour nous coller ?"

D comme Drague

Roméo, accompagné de sa Juliette – tous deux en 3e  – me demande s’ils peuvent sortir du collège durant la récréation :

"C’est juste pour discuter tranquille, m’sieur ! Parce que dans la cour, c’est interdit de s’embrasser !"

E comme Éducation

Faustine (6e) se sent offensée :

"Madame Taitehôte, elle m’a même pas dit bonjour. Elle manque carrément d’éducation, elle !"

F comme Fatigue

La déléguée des 4e B a quitté son cours pour venir me faire part de son désarroi :

"Monsieur ! Il y a madame Ronflette qui s’est endormie pendant notre contrôle ! Qu’est-ce qu’on doit faire ?"

G comme Grève

Aïssa, mécontente que les enseignants de 3e A soient – une fois de plus – tous présents :

"Les profs, ils devraient faire grève chacun leur tour. Comme ça, toutes les classes en profiteraient au lieu que ce soit toujours les mêmes !"

H comme Honte

Au lendemain d’une réunion "animée" dans mon bureau avec ses parents, Basile (4 e) vient s’excuser :

"Faut pas faire attention à ce que vous a dit mon père hier. Quand il a bu, il raconte n’importe quoi"

I comme Incontrôlable

Myriam (4e), exclue de cours, est assise face à moi. Je lis le rapport de l’enseignante et éclate : "Quoi ?! Tu danses sur la table pendant le cours ? Mais tu te fiches du monde, Myriam !

    • Désolée, monsieur, mais c’est la prof ! Elle nous a dit qu’elle sera pas là demain, alors, j’ai pas pu m’en empêcher !"

J'ai envie d'en rajouter une :

T comme théâtre

Je vais pousser une gueulante dans une classe signalée comme particulièrement dissipée. A la récréation, une élève de cette classe vient dans mon bureau et me demande si je faisais du théâtre. Moi : non ; pourquoi ? Elle : parce que vous avez été très bon tout à l'heure !

Et ce n'est pas fini...

 

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Ils ne sont pas rentrés.

1 Septembre 2022, 10:56am

Publié par Bernardoc

Article de Camille BAUER dans L'Humanité du 1er septembre 2022

Les oubliés de l’école de la République

Jassem ISSOUF est un élève modèle : bac scientifique avec près de 19 de moyenne, premier prix de concours d’éloquence, puis prépa mathématiques.« Un parcours exemplaire, mais une exception à Mayotte »,souligne le grand gaillard de 24 ans qui se souvient encore comment, à son entrée au lycée, on lui avait expliqué :« Tu n’auras pas de place. Elles sont réservées aux Français. »

Ce « mur du refus », il n’est pas le seul à s’y heurter. Selon le décompte du collectif #EcolePourTous, au moins 100 000 enfants sont encore privés de scolarité en France. Et encore, ces estimations datent d’avant la crise du Covid, qui a été particulièrement ravageuse pour ces enfants éloignés de l’école et qui ont payé cher l’absence de continuité pédagogique. Leurs profils sont tous liés à une instabilité due à leur statut ou leur origine, qu’ils soient issus de la communauté des gens du voyage, habitants de bidonvilles et de squats, notamment dans les territoires d’outre-mer, hébergés dans des hôtels sociaux ou mineurs étrangers isolés.

Sur le plan légal, la situation s’est pourtant améliorée. L’article 16 de la loi sur l’école de la confiance adoptée en juillet 2019 et la circulaire le mettant en place ont rappelé aux maires leur obligation d’inscrire à l’école tout enfant présent sur leur territoire, quel que soit son statut.« Malgré cela, il y a encore aujourd’hui des maires qui refusent cette inscription pour des raisons discriminatoires, au prétexte par exemple que les familles sont dans l’incapacité de fournir une attestation de domicile »,dénonce Anina CIUCIU, la marraine du collectif qui, en tant que Rom de Roumanie, a elle aussi dû se battre pour avoir accès à l’école et devenir l’avocate qu’elle est aujourd’hui. Pour obtenir le droit à l’école, de nombreuses familles sont encore contraintes de saisir la justice en urgence.

Au-delà du refus d’inscription, les obstacles sont nombreux. Ritchy THIBAULT, qui a brillamment décroché son bac, évoque par exemple le racisme qu’il a rencontré à l’école en tant que membre de la communauté des gens du voyage et les risques de décrochage scolaire liés à cet ostracisme. Avec le collectif, il appelle l’éducation nationale à mettre en place des formations à la non-discrimination et à embaucher plus de médiateurs sociaux pour accompagner ces élèves et leur famille.« Aujourd’hui, pour 80 000 enfants comme moi, la seule solution proposée est le Cned, qui se contente d’envoyer des cartons sans aucun support pédagogique, alors qu’on est dans des familles éloignées, depuis des décennies, de l’institution scolaire »,souligne-t-il.

L’instabilité ou l’absence de logement est pour beaucoup le premier obstacle à une scolarité continue. Chaque expulsion, chaque changement de lieu entraîne un risque de rupture, ce qui conduit le collectif à demander la mise en place d’une « trêve scolaire », sur le modèle de la trêve hivernale, pour offrir aux enfants le minimum de stabilité nécessaire à la poursuite de leurs études. Solennel, Ritchy THIBAULT en appelle au ministre de l’Éducation nationale, Pap NDIAYE, pour« ne plus laisser aucun enfant aux portes de l’école de la République ».

Et ce n'est pas fini...

 

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Vive la retraite !

24 Août 2022, 18:53pm

Publié par Bernardoc

Extraits d'un article de Caroline Beyer dans Le Figaro du 24 août 2022

 

Pap Ndiaye « un professeur devant chaque classe, dans toutes les écoles de France »,

Réponse le 1er septembre, mais aussi dans les semaines et mois à venir, lorsque les problèmes de remplacements se poseront, immanquablement, au rythme des arrêts maladie.

Dans l’académie de Créteil, quelque 700 contractuels ont été « fidélisés » - des contractuels « expérimentés » pour reprendre les mots du ministre, à savoir qui ont vu leurs contrats reconduits - et 200 nouveaux ont été recrutés. Dans le second degré, 1 400 contractuels ont été embauchés.

Au niveau national, les concours de professeurs ont laissé vacants, début juillet, pas moins de 4 000 postes, parmi lesquels 1 686 à l’école primaire et 2 267 dans les collèges et lycées, où les difficultés se concentrent sur les lettres classiques, les langues et les disciplines professionnelles au lycée. C’est donc autant de contractuels que les académies ont dû recruter. Des profils embauchés à partir du niveau licence (bac +3), là où les lauréats des concours de profs détiennent un master (bac +5) et ont surtout suivi une formation.

« Nous faisons au mieux, avec des enseignants contractuels formés, de qualité, a répété, mardi, Pap Ndiaye. Nous assurons une formation sur quatre jours (miracle : une formation de qualité en 4 -quatre – jours ; quelles économies pour le budget de la nation, et quel effondrement prévisible de notre système éducatif) à laquelle s’ajoute, pour le premier degré, une formation à distance. Cette formation et le suivi de ces enseignants s’opèrent tout au long de l’année », a-t-il ajouté, précisant que parmi l’ensemble des enseignants contractuels (1 % des troupes à l’école primaire, 8 à 10 % dans les collèges et lycées), « 80 % sont expérimentés ».

Mais au Snuipp de conclure qu’il y aura « des adultes dans les classes », pas des enseignants.

En cette rentrée, les professeurs et leurs syndicats attendent surtout la revalorisation financière promise. Comme son prédécesseur, Pap Ndiaye s’est engagé à ce qu’un professeur débutant ne gagne pas moins de 2 000 euros net par mois (contre 1 800 à ce jour). Une promesse qui laisse les syndicats perplexes, alors qu’à ce jour les enseignants atteignent ces 2 000 euros après quinze ans d’ancienneté.

Et ce n'est pas fini...

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Ça continue.

28 Avril 2022, 11:33am

Publié par Bernardoc

In 20minutes.fr

« Narbonne : Une directrice d’école et une principale agressées en quelques jours

Les trois mises en cause sont poursuivies pour « violences volontaires sur personne chargée d’une mission de service public au sein d’un établissement scolaire » dans deux affaires distinctes. Elles sont toutes trois placées sous contrôle judiciaire et convoquées en septembre 2022 devant le tribunal correctionnel de Narbonne. »

 

Il y en a marre ! Agressions en avril, convocations au tribunal en septembre. Que va-t-il se passer entre temps ? Comment les collègues agressées parviendront-elles à se reconstruire ? Quelles aides apportées par le ministère de tutelle ? La Mgen et le PAS, mais est-ce suffisant ?

Ce genre de grave délit devrait être jugé en comparution immédiate et de lourdes sanctions prononcées. Cela fait également partie de la revalorisation de la fonction.

Un enseignant n'est pas un citoyen lambda : il a reçu une mission de service public, celle de former des citoyens responsables, et tout doit être mis en œuvre pour lui permettre d'accomplir cette mission dans la sérénité. Il en va de l'avenir de la République dont la pérennité ne saurait être mise en cause par des parents d'élèves voyous. Les valeurs que porte et transmet l’Éducation nationale ont besoin d'être défendues par tous les moyens, y compris (hélas!) judiciaires.

Et ce n'est pas fini...

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