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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

CRD.

16 Avril 2015, 12:06pm

Publié par Bernardoc

         Développé, cela signifie : Concours de la Résistance et de la Déportation. Nous avions été sollicités pour le primer et c’est sans doute la raison pour laquelle on m’a demandé de participer à la correction. C’était la première fois que j’étais correcteur de ce concours – dont le thème cette année était la libération des camps -, et j’y suis allé bien volontiers, d’autant que la correction se déroulait dans le collège où j’avais pris ma retraite.

         Comme le concours de l’AMOPA (Défense et illustration de la langue française), le concours de la Résistance est en pleine expansion en Gironde. Je me souviens avoir dit une fois à une collègue qui n’avait pas fait participer ses élèves que c’était une faute.

         La correction se fait en binôme : un enseignant d’histoire, qui vient bénévolement ce mercredi après-midi, et un représentant d’association, mémorielle ou partenaire de l’éducation nationale. Je ne connaissais pas mon co-correcteur, mais nous nous sommes bien entendus : comme moi il n’hésitait pas à utiliser tout le spectre des appréciations, d’« Excellent » à « Passable » (car il ne fallait pas décourager les participants, même si la qualification « Passable » était parfois généreuse). Nous avons discuté sur trois devoirs seulement.

         Nous avions des travaux tantôt collectifs, tantôt individuels, mais ce sont les premiers qui se sont vu attribuer davantage de mentions « Excellent ». Certains groupes d’élèves avaient effectué un travail de recherche remarquable et la présentation était à la hauteur : sommaire explicite, sources indiquées, iconographie abondante : c’était un vrai plaisir et il est vraiment capital que ce concours perdure car : « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde».

Et ce n’est pas fini…

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Vers une nouvelle carte scolaire ?

24 Janvier 2015, 09:14am

Publié par Bernardoc

         La ministre de l’éducation nationale prétend vouloir établir une nouvelle carte scolaire favorisant la mixité sociale. Charmante idée, mais comment s’y prendre ? Chaque collège urbain est destiné à un quartier spécifique ; il est de préférence atteignable à pied. Mais comment favoriser la mixité quand le collège se situe au milieu de cités HLM réputées Zones Urbaines Sensibles, surtout depuis que les bailleurs sociaux ont poussé les gens « trop riches » vers la sortie ? La ministre va-t-elle proposer de mettre en place un système de transports emmenant les fils des bourgeois pavillonnaires jusqu’au milieu des tours, tandis que les petits défavorisés seraient transportés vers un collège sis dans un quartier chicos ?

         Les dérogations seront-elles accordées à ceux qui savent comment choisir le « bon » collège ? Je me souviens d’un sociologue qui disait combien les révoltes des banlieues lui étaient sympathiques, mais qui a tout fait pour que son enfant ne vienne pas dans son collège de secteur situé en ZUS, et qui a réussi !

         Comment lutter contre le chantage : « Si mon enfant ne va pas dans un « bon » collège, je le mets dans le privé. » ?

         Une seule solution : puisque la nationalisation (sans indemnité ni rachat) a été définitivement abandonnée par les politiques qui se partagent le pouvoir, couper toutes les subventions aux écoles privées par dénonciation des conventions passées avec l’Etat. Ainsi le privé apparaîtrait ce qu’il est vraiment : une voie de formation parallèle destinée à ceux qui pourraient payer plusieurs milliers d’euros par an (ils sont peu nombreux, à part les fils de ministres ou du CAC40), et la République reprendrait la main sur un système qui devrait revenir égalitaire.

         Mais alors, on abandonne la MAP (ex RGPP), on envoie paître l’Europe, à moins que la BCE arrive à réparer les dégâts qu’elle a faits en prônant l’austérité depuis tant d’années ;

         Allons, il y a de l’espoir !

Et ce n’est pas fini…

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Le métier de prof est dévalué ?

29 Octobre 2014, 21:32pm

Publié par Bernardoc

         C’est un leitmotiv depuis plusieurs années. Les gouvernements successifs, de droite ou de droite, en bloquant le point d’indice font effectivement baisser le pouvoir d’achat de ces fonctionnaires chargés de préparer l’avenir de notre pays. Mais il y a une autre dévaluation perceptible, et qui n’est pas seulement une question de pouvoir d’achat (quoique) : c’est le manque d’estime de la part de certains élèves et/ou de leurs parents pour les enseignants.

         Je ne peux m’empêcher de voir là une conséquence de l’éloignement des maîtres de leur lieu de travail. Contrairement à ce que disait Sarko, au siècle dernier, dans les petits villages l’instituteur était plus influent que le curé pour la transmission des valeurs de la République. Lorsqu’il quittait sa classe, après être passé par la mairie pour remplir son devoir de secrétaire, il retournait dans son logement de fonction. Cette époque est révolue, et plus personne ne réclame son rétablissement. Hélas ! oserais-je dire.

         J’en parlais il y a une dizaine de jours en PACA, et là aussi, comme je l’avais découvert à Mérignac, les profs ne veulent surtout pas habiter là où ils enseignent : peur de croiser les élèves au supermarché, chez le boulanger ou d’autres commerçants. Résultat les enseignants ne sont connus qu’à travers leurs prestations en classe, et c’est tout. Ils ignorent même la plupart de temps ce qui se déroule sur la commune de leurs élèves. Pourtant la participation à la vie associative permet de voir les gens, parents ou élèves, sous un autre angle, de repérer les points forts à utiliser dans les relations scolaires,…

         J’ai bossé un an en Angleterre, deux ans au Ghana dans des écoles avec internat : dans les deux cas j’étais logé sur place. J’ai habité six ans dans une île de 32 km de tour, et là j’étais bien obligé de côtoyer mes élèves. Quand le suis devenu personnel de direction, j’ai toujours tenu à occuper le logement de fonction, ce qui me permettait de m’intégrer très vite. Malheureusement je cherchais en vain les collègues dans les associations que je fréquentais, et je ne pouvais que le déplorer, car la plupart ignoraient l’implication de leurs élèves au niveau de la commune, et c’était très regrettable.

         Alors, préparons-nous à voir encore des heurts entre deux communautés qui se connaissent mal et qui s’effraient l’une l’autre, par manque de contact et de construction commune.

Et ce n’est pas fini…

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Effrayant !

4 Juillet 2014, 13:26pm

Publié par Bernardoc

         Le dernier jour de classe une maîtresse assassinée à l’école par une mère d’élève ! Mais où va-t-on ? La morsure du footballeur paraît bien dérisoire devant cet assassinat. Comment peut-on en arriver là ? Il y a une vingtaine d’années, François BAYROU, à l’époque ministre de l’éducation nationale, disait qu’il fallait sanctuariser l’école, ce qui avait provoqué un tollé chez certains. Moi je trouvais cela pas mal, car, selon mon interprétation, un sanctuaire est protégé, mais sans être fermé.

         Mais là ? Les écoles sont, et c’est normal, ouvertes aux parents d’élèves. Et il n’est pas question de restreindre leur participation active à la vie de l’école. Que faire alors ? Si cette mère est reconnue folle, elle ne sera pas jugée et il y aura bien des psychiatres pour dire d’ici quelques années pour dire qu’elle est mûre pour ressortir de l’hôpital.

         Mais son enfant ne risque-t-elle pas de souffrir à vie d’un sentiment de culpabilité insurmontable ? Lui sera-t-il possible de mener une vie équilibrée ? Quant aux autres enfants, vont-ils s’en relever ? Comment l’écoute va-t-elle pouvoir être organisée maintenant que les élèves vont être en vacances ? Combien choisiront de ne plus revenir sur les lieux d’un tel drame traumatisant ?  Et les enseignants ? Combien de déprimes à venir ? Combien de renoncements à entrer dans la carrière ? Combien de temps à subir les brimades d’un gouvernement qui oblige ses serviteurs perdre chaque année un peu plus de pouvoir d’achat ? Les jeunes vont se diriger vers des métiers moins à risque et mieux considérés et rémunérés.

         Je suis effondré.

Et ce n’est pas fini…

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Perles.

30 Juin 2014, 18:58pm

Publié par Bernardoc

         Quand j’étais petit, on appelait ça La foire aux cancres. Mais cela concernait les élèves jusqu’au certificat d’études primaires. Il paraît que celles qui suivent ont été commises par des candidats bacheliers…

"Dans l'accouplement, le sexe de l'homme prend la forme d'une femme"

"Les spermatozoïdes sont des cellules armées de fouets"

"Le sexe de l'homme n'est pas un os, on le voit bien car il n'est pas toujours dur"

"La peau des bourses se tend et se détend en fonction de la chaleur. C'est pour ça qu'on a un tout petit sexe à la piscine"

"Un garçon ne doit pas se retenir trop longtemps de faire l'amour car le sperme peut faire éclater les bourses"

"La peau des bourses se tend et se détend en fonction de la chaleur. C'est pour ça qu'on a un tout petit sexe à la piscine"

"Un garçon ne doit pas se retenir trop longtemps de faire l'amour car le sperme peut faire éclater les bourses"

"Un ver solitaire est un ver qui vit tout seul à la campagne"

"Une bouteille d'eau explose s'il gèle car, sous l'effet du froid, l'eau devient un explosif"

"Le relief couvre 8 % des mers émergées"

"Pour congeler un corps, il faut le faire bouillir en remplaçant la chaleur par du froid"

"L'eau de mer sert, en particulier, à remplir les océans"

"Le chien, en remuant la queue, exprime ses sentiments comme l'homme"

"Au pluriel, on dit des "cristaux" car il y a plusieurs cristals"

"Les Anglais mesurent leurs distance avec leurs pouces"

Et ce n’est pas fini…

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L'abjection.

24 Mai 2014, 17:03pm

Publié par Bernardoc

         Abject : digne du plus grand mépris, qui inspire une violente répulsion ; synonymes : ignoble, infâme, vil. Micro Robert.

         Je discutais à midi avec deux collègues qui ont eu quelques responsabilités départementales et j’ai appris qu’un de mes anciens supérieurs hiérarchiques s’était répandu devant elles  à mon sujet, n’hésitant pas à me calomnier et à mettre en cause ma façon de m’habiller, et ce de façon tout à fait erronée et malveillante, m’accusant, car c’est bien de cela qu’il s’agissait, de venir travailler en tongs et s’en prenant à la qualité de mes chemises. Alors que depuis mes années de pionnicat je n’ai jamais travaillé ne serait-ce qu’en jeans, et que la cravate, plus ou moins occasionnelle (voir plus haut) a toujours fait partie de mes accessoires de travail !!!

         Mais on est tombé sur la tête ! J’ai été prof pendant une quinzaine d’années, puis personnel de direction pendant une durée à peu près équivalente. Que n’aurait-on pas dit si je m’étais permis de faire ce genre de réflexion à un élève ou à un prof ? Les parents d’élèves, les syndicats me seraient tombés dessus…et à juste titre. Depuis quand l’habit fait-il le moine dans l’éducation nationale ? Laissons cela au privé à la rigueur, et appliquons-nous à transmettre les valeurs républicaines, non seulement à l’école, mais dans tous nos actes de la vie quotidienne. C’est ce que je me suis appliqué à faire depuis un certain nombre de décennies, et lorsque je tombe sur d’anciens élèves ou d’anciens collègues, je me dis que je n’ai pas si mal réussi.

         Heureusement que je suis parti à la retraite à l’âge normal, c’est-à-dire 60 ans (contrairement à ce que pensent le PS et l’UMP) et que je viens d’apprendre seulement aujourd’hui les faits ci-dessus, sinon cela aurait mérité, pour le moins, un dossier de harcèlement.

Et ce n’est pas fini…

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Toujours le manque de profs.

2 Mai 2014, 23:25pm

Publié par Bernardoc

         Pendant cinq ans, les différents gouvernements Sarkozy-Fillon ont consciencieusement sapé l’institution Education nationale. Ceci a provoqué une désaffection croissante pour les métiers de l’enseignement. Le ministre Peillon a tenté de stopper cette dégradation en promettant de revenir à un recrutement amélioré, en abandonnant le dogme imbécile et désastreux du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

         Seulement voilà : la source s’est tarie. Encore de mon temps, la méritocratie républicaine permettait aux jeunes d’origine modeste de pouvoir accéder à ces nobles métiers en étant pris en charge par les écoles normales ou les IPES, c’est-à-dire à recevoir un traitement pendant la durée de leurs études. Ceux qui n’avaient pas été reçus à ces concours de pré-recrutement avaient la possibilité d’obtenir un poste de surveillant (MI-SE) dont le salaire était l’équivalent d’un salaire de premier échelon d’instituteur. Maintenant, à eux de se débrouiller financièrement pour atteindre bac + 5 avant de pouvoir prétendre à passer le concours.

         Et à quoi assistons-nous aujourd’hui ? Les postes mis aux concours (mathématiques et professeurs des écoles entre autres) ne sont pas totalement pourvus.

         Le gouvernement semble le déplorer, mais cherche-t-il à susciter des vocations ? Il continue à annoncer le gel des traitements, refusant d’envisager pour les enseignants une rémunération qui corresponde à leur niveau d’études et aux difficultés qui s’accroissent dans l’exercice de leur métier (classes de plus en plus nombreuses, multiplication des réunions et des tâches,…) Résultat les candidats potentiels vont se tourner vers d’autres activités où leur statut de cadre sera reconnu et où ils n’auront pas à affronter l’ire des parents d’élèves et les injonctions de la hiérarchie.

         Pour l’éducation nationale, le changement, c’est pour quand ?

Et ce n’est pas fini… 

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Première manifestation officielle.

12 Avril 2014, 08:44am

Publié par Bernardoc

         Jeudi dernier, à 16 heures, avait lieu, en présence du président de l’université de Bordeaux-Montaigne, une grande première à l’IUT Michel de Montaigne / CFA des métiers du livre : la remise, pour la première fois, des prix des métiers du livre : le prix Robert ESCARPIT pour un mémoire de DUT, et le prix Robert DESCOMPS pour un mémoire de licence professionnelle. Ces prix, d’une valeur de 300 € chacun, sont une création de l’AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques), dont un des buts est la « défense et illustration de la langue française ». Avec les concours annuels en direction des écoles primaires ou secondaires, ce prix était l’occasion de s’ouvrir vers le supérieur. 

         Quatre mémoires avaient été sélectionnés par les enseignants, et le jury était composé de trois membres de l’AMOPA et du président du CFA (un ancien libraire). Pas de président du jury, et un nombre pair, ce qui impliquait d’arriver à un consensus pour décerner le prix.

         Préparée par les étudiants, la cérémonie se clôturait par la remise des diplômes universitaires et des rafraichissements.

         Comme nous l’avions souhaité, la presse était présente : Sud Ouest pour la presse écrite et RIG pour la radio, à qui j’ai accordé un court entretien.

         Je pense que l’on peut dire que pour un coup d’essai ce fut un coup de maître, et il n’y a plus qu’à attendre l’an prochain pour la deuxième édition.

         Les affiches préparées par les étudiantes, les prix et une vue pendant les rafraichissements sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/6001129040206505457?authkey=CK3q8K-Ktd2wNg

Et ce n’est pas fini.

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Une assemblée de renouvellement.

1 Avril 2014, 08:46am

Publié par Bernardoc

         Samedi dernier avait lieu dans la mairie de Créon, l’assemblée générale annuelle de la section girondine de l’AMOPA (Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques). Le Président, plusieurs membres du bureau et les commissaires aux comptes ayant manifesté leur volonté de passer la main (la Trésorière l’ayant déjà fait à la fin de l’exercice budgétaire), cette AG allait devoir procéder à l’élection d’un nouveau bureau. Selon le protocole retenu, le Président présentait la liste du bureau et l’élection consistait en un vote bloqué pour une nouvelle équipe. Comme il n’y en avait qu’une en lice, et que personne ne réclama un vote à bulletin secret, le vote se déroula à main levée. Mais il s’agissait là du dernier épisode de l’AG.

         Elle avait commencé par la lecture, la discussion et l’approbation des rapports moral, d’activité et financier, tous trois votés à l’unanimité. Ensuite, et grâce à l’entremise de notre hôte, Jean-Marie DARMIAN, la députée de la circonscription, Martine FAURE et la sénatrice Françoise CARTRON nous présentèrent la philosophie et nous éclairèrent sur certains points de la loi sur la refondation de l’école. Le débat fut parfois vif avec la salle, mais très éclairant quant au coût des rythmes scolaires : Jean-Marie nous a dit qu’avec les subventions reçues, il était gagnant, et que les dépenses représentaient environ 0,7% d’un budget municipal et/ou l’équivalent de la ligne « fêtes et réceptions ».

         Ma proposition de revenir aux cinq jours de classe de notre enfance fut considérée comme du deuxième degré, ce qu’elle était !

         Donc, après le départ de nos élues de la République, je fus élu Président. Une nouvelle ère, de nouvelles responsabilités, du stress m’attendent. Soyons confiants et optimistes : ça ira !

         Quelques photos sous le lien :

https://plus.google.com/photos/112734244000396611033/albums/5996632867049180705?authkey=CLKD4fes-5-Wcg

Et ce n’est pas fini…

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Archives électroniques pour débutants.

25 Mars 2014, 17:40pm

Publié par Bernardoc

         Quelques éléments qui peuvent commencer à vous aider pour garder vos archives électroniques.

            « L’archivage électronique est l’ensemble des actions visant à identifier, recueillir, classer et conserver des informations, en vue de consultation ultérieure, sur un support adapté et sécurisé, pour la durée nécessaire à la satisfaction des obligations légales ou des besoins d’information. » En effet, la loi du 13 mars 2000 précise que tout écrit sur support électronique est reconnu comme une preuve au même titre que l’écrit sur support papier. Il peut s’agir de documents bureautiques, dossiers numérisés, courriers électroniques, bases de données, de sons, d’images, de vidéos ou de sites internet.

         Cet archivage électronique est absolument indispensable, car les documents électroniques sont très volatiles et 90% sont susceptibles de disparaître.

- Quelles sont  les caractéristiques du document électronique (soumises à l’obsolescence technologique) ? 

-         L’information elle-même, c’est-à-dire le contenu ;

-         Le support physique (CD, DVD, disquette, serveur, disque dur,…) ;

-         Le format (.doc, .xls, .ppt,…), c’est-à-dire word, excel, powerpoint,….

Tout ceci est très fragile ; de plus la perte de données n’est pas visible et l’accès aux données n’est pas direct, d’où nécessité d’une veille technologique permanente.

- Stratégies de conservation à long terme :

-         Multiplier les supports de conservation pour un même document ;

-         Assurer l’intégrité en mettant en place des techniques qui empêchent l’altération des documents ;

-         Assurer la sécurité des bâtiments de stockage et dupliquer les documents afin qu’ils soient stockés dans deux sites différents et éloignés ;

-         Utiliser un format qui pourra se relire dans le temps ; PDF est, pour le moment le format retenu pour conserver un fichier qui n’a plus à être modifié. MAIS il faudra assurer la pérennité des formats par l’utilisation de formats standards et par la migration vers des formats pérennes.

-         Assurer leur confidentialité (cryptage des documents et habilitation de ceux qui les consultent).

 

- Classement des dossiers et documents électroniques. Elaborer une arborescence avec :

-         Pas plus de 7 niveaux hiérarchiques ;

-         Pas plus de 30 fichiers dans un dossier ;

-         Identifier les versions d’un même document :V1, V2…pour les documents en cours de rédaction ; VD pour la version définitive.

Comme pour les dossiers papiers, toujours identifier et décrire le document (métadonnées).

 

ATTENTION :

L’archivage électronique n’est pas une sauvegarde informatique !

Enfin, dernière précision : une clé USB n’est en aucun cas un lieu d’archivages électronique.

Et ce n’est pas fini…

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