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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Enseigner en paix !...

6 Janvier 2026, 16:10pm

Publié par Bernardoc

in La lettre doc de Bernard DEFRANCE

 Effectivement, loin devant les quelques violences médiatisées, c’est le quotidien de la classe qui
est en jeu (le ‘’bavardage’’!), avec la singularité, parmi tous les métiers de l’humain, de la situation du professeur seul devant 20 à 30 enfants ou ados – cinq à six heures par jour – qui ne voient pas toujours quel est le sens de leur présence – obligatoire – en ce lieu… avec en supplément les interventions de parents, eux-mêmes inquiets voire angoissés quant à l’avenir de leurs enfants. (Le Monde)
 Mais est-ce que ce ne serait pas l’occasion de remettre en question le cadre même de la ‘’classe’’ ? En quoi ce mode de regroupement des enfants est-il immuable ? Pour jouer au foot il faut être 22, un groupe de travail autour d’une tâche quelconque ne peut dépasser cinq personnes, pour regarder un film, écouter une conférence ou un cours magistral on peut être 300, un groupe de paroles ne peut dépasser 12 à 15 personnes, et pour écrire un poème il faut être seul, etc. Quand finira-t-on par se rendre à l’évidence que c’est la nature de l’activité qui détermine les effectifs ? Et pourquoi faudrait-il que tous soient aux mêmes niveaux de connaissances ? Un élève quelconque peut-il être très avancé en mathématique mais tout débutant en anglais ? On le sait aujourd’hui : ce sont les méthodes de regroupement et de classement prétendument homogènes selon un même programme appliqué à tous indistinctement quels que soient les déterminants sociaux – modèle hérité des Petits Frères des écoles chrétiennes – qui sont la première cause de ce qu’il est convenu d’appeler l’échec scolaire, qui n’est que l’effet d’une résistance (consciente ou pas) à l’homogène imposé et au modèle de ‘’réussite’’… Ou comment tuer dans l’œuf l’extraordinaire floraison des curiosités enfantines ! À suivre !
 Ces questions sont d’autant plus urgentes que ce sont bien toutes les micro-violences émaillant le quotidien qui semblent se banaliser dans les établissements... (Le Monde)
 Et les idéaux de la République sont bafoués par simple manque d’enseignants… à Mayotte (France-Info) et en Île-de-France (France3), où dans ces derniers cas les parents organisent eux-mêmes les cours manquants !
 Je suggère que ces parents calculent le coût de ces carences de l’État et les déduisent de leurs impôts ! Chiche !

Et ce n'est pas fini...
 

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Éducation nationale : la disette au programme

8 Décembre 2025, 11:40am

Publié par Bernardoc

In Libération du 5 décembre 2025

Loin de l’image exemplaire d’un portefeuille généreux, renforcé en faveur «de l’avenir» et de l’école inclusive qu’on essaie de lui coller, le budget de l’Éducation nationale n’échappe pas à la disette budgétaire. Comme chaque automne, la dramaturgie est maîtrisée : sur scène, on vante une hausse de 200 millions d’euros de l’enveloppe allouée à l’école par rapport à 2025, la création de 5 440 postes à l’Éducation nationale ou encore l’embauche de 1 200 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires. Et on se garde bien de mentionner les coupes dans les effectifs de profs, le gel des aides pour les élèves les plus défavorisés et les réformes abandonnées en cours de route.

Concernant l’enseignement scolaire, le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit un budget de 64,5 milliards d’euros, hors pensions. Soit, sur le papier, une hausse de 200 millions d’euros par rapport aux 64,3 milliards d’euros prévus pour 2025. Mais c’est un écran de fumée : rien que le «glissement vieillesse technicité», ce phénomène mécanique qui alourdit les dépenses du fait de l’ancienneté et des évolutions de carrière des fonctionnaires, induit une hausse des dépenses de personnel de 419 millions d’euros pour 2026.

Côté effectifs, on se targue de la création de 5 440 postes ETP (équivalent temps plein). En farfouillant dans les méandres budgétaires relatifs à l’enseignement scolaire, la réalité s’avère bien moins reluisante : dans les grilles chiffrées, on lit la suppression de 4 018 postes d’enseignants (2 373 dans le premier degré et 1 645 dans le second). «On nous fait croire à un effort alors qu’on joue avec les chiffres. On assiste à des jeux de dupes permanents par rapport au budget de l’Éducation nationale», dénonce Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat enseignant SE-Unsa.

«Il y a des suppressions de postes d’un côté, il y a des créations de postes de l’autre», s’était défendu le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Édouard GEFFRAY, en octobre lors d’un déplacement dans une école élémentaire en Essonne. «D’un côté, ce sont des postes qui correspondent [...] à l’effondrement démographique, et de l’autre, il y a des créations de postes qui correspondent aux concours, qui seront nos futurs professeurs. […] Le solde des deux fait que le ministère de l’Éducation nationale continue à créer des emplois cette année.»

En effet, le solde positif de 5 440 ETP tient à la création de 7 938 postes de professeurs stagiaires dans le cadre de la réforme du recrutement et de la formation initiale des personnels enseignants. Pour tenter d’enrayer la pénurie de profs qui frappe de plein fouet l’Éducation nationale, le concours sera avancé à bac + 3 au lieu de bac + 5 actuellement. Résultat : pour laisser le temps aux étudiants déjà engagés dans le parcours de passer le concours à bac + 5, deux épreuves vont coexister pendant deux ans. «Donc oui, des emplois de stagiaires sont créés, mais ils sont liés à une période transitoire. Ces créations sont purement conjoncturelles et ne disent rien d’un investissement massif pour l’avenir», tonne Sophie VENETITAY, secrétaire générale du Snes-FSU.

Pour densifier les rangs clairsemés des accompagnants d’élèves en situation de handicap, 1 200 postes seront créés. Car ils manquent largement à l’appel : en septembre 2025, sur les 320 000 élèves en situation de handicap, près de 50 000 n’avaient pas d’accompagnant. Mais les créations de postes restent moins ambitieuses que par le passé : c’est presque moitié moins que l’année dernière (+ 2 000 ETP), et encore moins que 2024 (+ 3 000 ETP).

Pour justifier les coups de rabot dans les effectifs enseignants, le gouvernement s’appuie sur l’argument démographique. Entre 2024 et 2034, la France comptera 19 % d’écoliers en moins, anticipe l’Institut des politiques publiques (IPP), conséquence de l’effondrement de la natalité. Mais prendre cette évolution attendue pour sabrer dès à présent est un argument fallacieux, aux yeux de l’économiste de l’IPP Youssef SOUIDI : «Dans le premier degré, on est actuellement dans une période de stabilité, pas encore de baisse. Pareil dans le second degré, où on coupe alors que la baisse démographique ne s’y fait pas encore ressentir.»

Pour nombre d’économistes, la baisse du nombre d’enfants scolarisés représente surtout une opportunité en or de repenser notre système éducatif. «Soit on maintient un taux d’encadrement constant donc on baisse le nombre de professeurs. Soit on investit pour le futur et on maintient les effectifs enseignants pour diminuer le nombre d’enfants par classe, développe Youssef SOUIDI. C’est un levier efficace pour améliorer le niveau des élèves et l’attractivité du métier d’enseignant, qui pourront travailler dans de meilleures conditions.»

En douce, le PLF 2026 marque surtout un coup d’arrêt pour de nombreuses réformes annoncées par Emmanuel MACRON. Le pacte enseignant, dispositif phare porté par l’ancien ministre Pap NDIAYE en 2023 qui prévoit de rémunérer les profs volontaires qui mènent des missions supplémentaires, est à la diète : seulement 480 millions d’euros y sont consacrés pour l’année prochaine, loin des 900 millions annoncés chaque année à sa mise en place. «Deux ans plus tard, les crédits sont rabotés parce qu’il y a des choix budgétaires à faire. On est contre ce dispositif mais la logique laisse un goût amer : la rémunération des professeurs devient une variable d’ajustement quand il faut faire des économies», tacle Sophie VENETITAY.

Et le pacte est loin d’être le seul à se voir réduit comme peau de chagrin. Le Conseil national de la refondation Éducation, qui prévoyait depuis 2023 la mise en place de concertations locales pour faire émerger des initiatives autour de l’école, a pour sa part tout bonnement disparu du budget pour 2026. Tout juste évoque-t-on une dotation de «2,5 millions d’euros afin de couvrir les restes à payer» dans le premier degré. Comme annoncé en septembre par le Premier ministre, Sébastien LECORNU, le service national universel (SNU) est également enterré. Las face à tant de revirements, Bruno BOBKIEWICZ, secrétaire général du syndicat de direction SNPDEN, tonne : «On ne va pas pleurer la mort de ces dispositifs, mais c’est de l’argent et de l’énergie qu’on aurait pu mettre ailleurs. C’est terrible : on donne d’une main et on reprend de l’autre.»

Soumise à la même cure d’austérité, la part collective du pass culture, qui permet aux établissements scolaires de financer les activités artistiques et culturelles, est amputée de 10 millions d’euros et passe ainsi de 72 millions pour 2025 à 62 pour l’année prochaine. Enième sacrifice : les fonds sociaux collégiens et lycéens, ces précieux coups de pouces financiers pour les élèves les plus défavorisés qui ne peuvent faire face aux dépenses comme le transport, les fournitures scolaires ou la cantine, se voient rabotés de 1,34 million d’euros, portant l’enveloppe totale à plus de 47 millions. Si ce n’est pas la coupe la plus massive du budget, elle reste une preuve de plus d’une «école publique sacrifiée», comme le souligne Elisabeth Allain-Moreno : «Est-ce qu’on a abandonné nos élèves ? Est-ce qu’on a une autre vision de l’école ? Les moyens servent aujourd’hui une politique éducative conservatrice, à rebours des besoins réels de l’école.»

Et ce n’est pas fini...

 

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Moqueries, insultes et incivilités « se banalisent » dans les établissements scolaires

8 Novembre 2025, 10:53am

Publié par Bernardoc

In Le Monde du 4 décémbre 2025

Une série d’indicateurs montre une nette dégradation, avec des enseignants souvent pris pour cibles. La relation avec les parents, notamment, se tend.

Les études se succèdent et se complètent pour faire état d’une dégradation du climat scolaire et d’une montée des incivilités, voire des violences, dans l’éducation nationale. Dernier en date : le baromètre annuel de l’Autonome de solidarité laïque, paru en octobre. Cette structure, qui propose un accompagnement juridique à près de 500 000 enseignants, fait état d’une augmentation de 23 % du nombre des dossiers qu’elle traite depuis cinq ans. « Les tensions entre les personnels de l’éducation d’une part, les familles, les élèves d’autre part, tendent à se banaliser. Autrefois isolées, elles deviennent progressivement structurelles », décrypte Sylvie Guyot, secrétaire générale de l’association.

Parmi les 12 000 dossiers reçus par l’association en 2024-2025, 3 500 concernent des diffamations et des dénonciations calomnieuses. Un chiffre qui a bondi de 176 % en cinq ans. Près de 20 % des dossiers ont par ailleurs trait aux agressions physiques ou verbales.

Dès juillet 2024, la médiatrice de l’éducation nationale alertait sur l’« agressivité montante » dont le personnel de l’éducation faisait l’objet et sur la « dégradation de la relation entre l’école et les familles ».

Que je suis heureux d’être à la retraite !

Et ce n’est pas fini...

 

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Un appel d'Amnesty international.

3 Septembre 2025, 19:09pm

Publié par Bernardoc

Pourquoi l’éducation est un outil puissant ?

Septembre est là, avec sa liste de résolutions, de projets, d’idées et d’envies d’agir. Et, en même temps, septembre est là, avec une liste interminable de réalités brutales dans le monde et d'atteintes aux droits humains : discriminations, répressions, discours de haine, violences faites aux femmes, aux enfants, aux minorités…

Le bilan est sombre, mais tout n’est pas perdu ! Nous avons encore le pouvoir d’agir. Découvrez une force discrète mais redoutablement puissante pour résister : l’éducation aux droits humains (EDH).

Parce qu’elle ouvre les yeux. Parce qu’elle donne les clés pour comprendre les mécanismes d’oppression, déconstruire les préjugés et faire naître un esprit critique. Parce qu’elle favorise un changement profond des attitudes, et offre la possibilité aux personnes d’agir, de parler, de transmettre.
Se questionner, comprendre, connaître, changer de paradigme, c’est ça la force de l’EDH. Et non, l’EDH n’est pas juste “des infos, des cours ou des textes de lois”.

C’est une démarche vivante, collective, pour faire grandir la justice, le respect et la dignité.

C’est apprendre à dire NON aux discriminations et OUI à la solidarité.

C’est cultiver la résistance dans les esprits.

C’est en ce sens qu’elle constitue un levier essentiel d’action pour Amnesty International France.

Alors oui : plus d’éducation, moins de violations des droits humains !

Et ce n’est pas fini...

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Allocation de rentrée scolaire : un statu quo qui n’est plus tenable

26 Août 2025, 16:33pm

Publié par Bernardoc

L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est une prestation familiale sous fortes conditions de ressources versée depuis 1974 aux familles d’enfants scolarisés âgés de 6 à 18 ans. Elle est modulée en trois tranches, selon l’âge des enfants, depuis 2008.

Elle a été versée le 19 août à plus de 3 millions de familles très modestes. Près de la moitié des familles bénéficiaires sont des familles monoparentales, et plus de 8 familles monoparentales sur 10 avec enfants scolarisés la perçoivent.

L’Insee vient d’annoncer une hausse sans précédent du taux de pauvreté en 2023, atteignant un niveau jamais observé depuis qu’il est mesuré. La moitié de cette hausse est constitué de familles monoparentales, et plus d’un tiers des familles monoparentales sont considérées comme pauvres.

Toutes les enquêtes réalisées montrent que le montant de l’allocation de rentrée scolaire est effectivement dépensé pour couvrir les frais de fournitures scolaires, de cantine ou d’habillement. Et pour cause, la gratuité de l’école est loin d’être une réalité, et les dépenses liées à la scolarité pèsent fortement sur les budgets des familles.

L’ARS est donc une prestation familiale essentielle.

Mais elle doit être améliorée, car en l’état, elle souffre de lacunes importantes (versement seulement à partir de 6 ans, non prise en compte des coûts importants supportés par les familles pour les élèves des filières techniques et professionnelles), et, d’année en année, son montant diminue en euros constants et sa sélectivité augmente, alors que c’est déjà la prestation familiale soumise aux plus fortes conditions de ressources.

C’est pourquoi l’Union des familles laïques demande :

  • que l’ARS soit revalorisée pour compenser la baisse observée ces dix dernières années en euros constants ;

  • que le versement de l’ARS soit étendu aux enfants de 3 à 6 ans scolarisés, en cohérence avec l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans depuis la rentrée 2020 ;

  • que l’ARS soit augmentée pour la tranche 15 – 18 ans et majorée pour les élèves de l’enseignement professionnel et technologique ;

  • une correction de l’effet plafond observé ces 20 dernières années avec une augmentation de 20 % des plafonds de ressources.

L’Ufal rappelle aussi sa ferme opposition à la transformation de l’ARS en « chèque de rentrée ».

Le Premier ministre vient d’annoncer sa volonté d’année blanche pour les prestations sociales en 2026. Ce n’est pas en augmentant la pauvreté et en compromettant les conditions de scolarité des enfants des familles modestes que le pays se redressera, l’Ufal prendra part au combat social pour s’y opposer.

Et ce n’est pas fini...

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Syntaxe.

6 Août 2025, 11:41am

Publié par Bernardoc

« Accueil des nouvelles et nouveaux habitants ». Cette phrase figure sur les panneaux d’affichage municipaux.

Il y a quelque chose qui me chiffonne dans cette formulation : quelles nouvelles allons-nous accueillir ? Des bonnes, j’espère. A moins que « nouvelles » ne soit pas un nom et que, comme « nouveaux », l’épithète s’applique à la gent féminine qui arrive sur la commune. Mais alors, il aurait fallu mettre le nom que qualifiait l’adjectif, c’est à dire « habitantes ». Sinon, « nouveaux habitants » aurait amplement suffi, terme générique qui englobe l’ensemble des résidents (y compris les trans!) comme lorsqu’on parle des droits de l’Homme, ce qui ne veut pas dire que les femmes en soient exclues.

Il me semble que la communication municipale a abandonné l’écriture prétendument « inclusive », ce qui est une bonne chose mais je crois en l’éducation populaire et notamment aux vertus de l’exemplarité.

Ce n’est qu’une modeste réflexion d’un ancien prof de lettres qui s’est évertué pendant une quinzaine d’années à enseigner les règles de la langue française à des élèves qui avaient été en échec au collège et qui arrivaient, ne soyons pas modeste outre mesure, un peu grâce à moi, à obtenir de bons résultats à leur examen final.

Et ce n’est pas fini...

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Pass culture

23 Février 2025, 09:51am

Publié par Bernardoc

In Questions de classes(s) du 16 février 2025

Un vent de panique a peu à peu envahi les établissements scolaires : la part collective du pass culture est en effet brutalement coupée d’ici la fin de l’année scolaire, car l’État a décidé d’en récupérer une partie. En effet le budget prévu était de 97 millions, il a été décidé sous la pression de la Cour des comptes qu’il n’y aurait plus que 72 millions et encore, il faudra attendre septembre où 22 millions seront à disposition. Et ce, sans crier gare. 

Cela implique donc que de nombreux projets mis en place par les équipes enseignantes et les référent.es culture tombent à l’eau. En bout de chaîne, c’est aussi une déflagration pour le secteur culturel déjà impacté par des politiques d’austérité. 

La part collective du Pass culture sert à financer des projets culturels, artistiques, mémoriels dans les établissements mais aussi au sein de structures culturelles. Les budgets des établissements étant déjà très contraints et les dotations diverses très diminuées, les collectivités territoriales ayant réduit leur part culturelle, des projets sont purement abandonnés. 

Les élèves déjà éloigné.es des centre-villes et de la culture légitime de par leur origine sociale ou géographique, comme celles et ceux de REP ou de milieux ruraux sont particulièrement touché.es. 

C’est une gestion brutale et autoritaire encore une fois de l’Éducation nationale qui survient là. Rappelons-le, c’est une question d’émancipation par la culture et d’ouverture d’esprit qui est ici remise en cause, c’est une démocratisation culturelle qui est entravée et des élèves qui en sont privés. 

C’est aussi un mépris des équipes pédagogiques et des enseignant.es qui ont dû prendre du temps pour monter des projets pour leurs élèves et pour comprendre l’usine à gaz de la plateforme numérique Adage. Cette plateforme a privatisé l’accès à de l’argent public, a généré des profits pour son propriétaire et a été ouverte sans politique culturelle claire ni démocratique. Il aurait fallu allouer des budgets fléchés aux établissements scolaires dans le cadre de l’autonomie. Encore une riche idée libérale de Macron lancée en 2021. 

Par ailleurs, dans une trumpisation inquiétante, la ministre de la culture a annoncé que l’un des spectacle son et lumière du Puy du Fou était lui éligible au Pass culture. C’est scandaleux. Le copinage et la collusion sont ici à l’œuvre, car Macron n’a jamais caché son soutien à cette entreprise issue des milieux très conservateurs catholiques vendéen. C’est bien révélateur : la culture commune et sa démocratisation sont réduites à peau de chagrin, mais le divertissement clinquant, anti-révolutionnaire et réactionnaire est lui « open bar ». 

Face à cet énième mépris, mobilisons-nous ! 

Et ce n’est pas fini...

 

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Unesco : l’éducation à Cuba favorise la paix et le développement durable

20 Février 2025, 09:39am

Publié par Bernardoc

In La lettre de Cuba Coopération France du 20 février 2025

La sous-directrice générale de l’Unesco pour l’éducation, Stefanía GIANNINI, a reconnu la contribution du système éducatif cubain à la paix et au développement durable, et a remercié l’île d’avoir partagé aujourd’hui son expérience pédagogique. Dans un message vidéo diffusé lors de l’ouverture du 19e Congrès international Pédagogie 2025, la représentante de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) a souligné la valeur de cet événement pour l’élaboration de stratégies dans le domaine de l’éducation.

Madame Giannini a également affirmé que l’éducation « est l’outil le plus puissant pour la justice et la paix » et que, dans ce domaine, l’île des Caraïbes est un gage d’équité, d’inclusion et de coopération internationale.

Selon elle, l’Unesco fournit des informations et des connaissances qui permettront aux nations de mettre en œuvre l’Agenda 2030 de l’ONU en termes de systèmes éducatifs inclusifs et résilients qui contribuent à la promotion d’une paix durable.

La veille, au Palais des congrès de La Havane, la ministre cubaine de l’Éducation, Naima TRUJILLO, a souligné l’importance stratégique de ce secteur pour le développement durable, avec la justice et l’inclusion sociale.

L’éducation est un droit de l’homme qui donne du pouvoir et de l’autonomie aux autres, consacré par l’Organisation des Nations unies (ONU), a déclaré la responsable du secteur lors de la séance d’ouverture de l’événement, à laquelle ont participé le président cubain Miguel Díaz-Canel et le premier ministre Manuel MARREROo.

Mme Trujillo a invité les professionnels de l’éducation de 32 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Afrique, d’Europe, d’Asie et des États-Unis, qui se réunissent jusqu’au 13 février au Palais des congrès, à résoudre les problèmes et les défis sociaux qui se posent dans chaque pays.

Elle a notamment cité l’accès équitable au développement technologique, à la connaissance, à l’innovation, à la technologie et à ses effets sur les processus de production, afin qu’ils soient durables et en harmonie avec l’environnement.

La ministre a exhorté les participants à renforcer l’engagement et l’action pour « soutenir et améliorer les systèmes éducatifs pour le bien des générations présentes et futures », en se basant sur « la connaissance et le développement des qualités, des valeurs et des capacités des individus », qui déterminent le développement d’un pays.

Dans ce contexte, elle a souligné les efforts et le dévouement des enseignants cubains qui, malgré les complexités de la nation caribéenne, défendent les normes élevées de son système éducatif, qui est universel et gratuit pour tous et à tous les stades de la vie.

L’expérience éducative de l’île est confirmée par des dizaines de milliers de personnes dans 30 pays qui ont été alphabétisées grâce à la méthode d’enseignement « Yo, sí puedo » (Oui, je peux), expression de la vocation de solidarité de la Révolution cubaine, a déclaré la ministre.

À l’issue de la cérémonie d’ouverture, le président Díaz-Canel a visité des espaces d’exposition sur les résultats du travail éducatif dans les provinces et le lien avec les entreprises partenaires.

Et ce n’est pas fini...

 

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Heureux enfants !

15 Février 2025, 16:07pm

Publié par Bernardoc

J’étais invité ce matin à l’inauguration de la nouvelle école maternelle de Tresses, baptisée Pauline RECLUS KERGOMARD. Le choix du nom est fort judicieux puisque cette native de Ste Foy la Grande, pédagogue émérite, fut à l’origine de la création des écoles maternelles.

Il y avait foule à cette inauguration. Outre les personnalités et les élus, se pressaient les parents et les grand-parents (vu la couleur des cheveux!), les enfants bien entendu, le conseil municipal des enfants,…J’ai pris plaisir à rencontrer mon ami Jacques DESBORDES, dont j’avais été vice-président lorsqu’il présidait les PEP33.

 Après un accueil avec café et viennoiseries, pendant une heure nous avons pu déambuler librement dans les différents locaux et la belle cour aménagée, visite égayée par quatre artistes circassiens remarquables.

Puis ce fut la découverte de la plaque par les jeunes élus accompagnés par Najat VALLAUD BELKACEM, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale. Grosse surprise pour moi qui n’était pas au courant de sa venue.

Les discours officiels, en commençant par celui du maire Christian SOUBIE, qui salua la présence du Président « honoraire » des Palmes académiques de Gironde, se succédèrent, incluant même un discours impromptu de l’ancienne ministre (à la place de celui de la sénatrice). Le sous-préfet déclara qu’il s’agissait sans doute de la plus belle école du département, inscrite dans la transition écologique. Personnellement, c’est la première fois que j’entendais parler de fenêtre à triple vitrage.

Comme toute inauguration qui se respecte, elle se termina par l’apéritif de l’amitié.

Et ce n'est pas fini...

Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
Heureux enfants !
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Heureux enfants !
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Heureux enfants !
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Triste état de l'enseignement élémentaire à Paris

12 Février 2025, 10:06am

Publié par Bernardoc

In l’Humatinale du 12 février 2025 (extraits)

À la rentrée prochaine, Paris supporterait 110 suppressions de poste et près de 200 fermetures de classe en primaire. Avec la dégradation des conditions d’exercice des directeurs d’école, ces annonces suscitent la colère.

Quand certains mettent en avant les 4 000 suppressions de poste prévues au projet de budget 2025 pour l’Éducation nationale et finalement évitées, la réalité du terrain vient rappeler que cela ne suffira pas pour que l’école remonte la pente.

Le 11 février, 60 % des enseignants parisiens étaient en grève, et 170 écoles fermées.

Les syndicats et les organisations de parents d’élèves demandent instamment la révision de la « carte scolaire », qui, pour la rentrée 2025, prévoit de faire payer un lourd tribut aux élèves parisiens : sur 470 suppressions de poste sur le plan national, la capitale en subirait à elle seule 110, soit près du quart.

Sortie sous les huées d’une école du 11e arrondissement qu’elle avait prévu de visiter le même jour, la ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, tentait de justifier ces coupes par « une baisse démographique importante à Paris ».

De fait, la capitale paie son tribut aux prix de l’immobilier devenus fous, qui poussent les familles – même aisées – à s’éloigner quand les naissances les obligent à trouver un logement plus grand. Selon le rectorat, elle a perdu plus de 33 000 élèves sur les quinze dernières années, et les prévisions pour la rentrée prochaine font état d’une nouvelle perte de 3 200 élèves. Selon la ministre, il est donc logique que cela se reflète sur « l’allocation des moyens » d’enseignement.

La logique des familles et des enseignants n’est évidemment pas la même. Sous une pancarte aux couleurs de l’association de parents d’élèves du 20e arrondissement, qu’il copréside, Julien Pamart prend un exemple : « L’année dernière, l’école Pelleport a subi une fermeture de classe. Depuis, cela ne fonctionne plus : on se retrouve avec des classes à double niveau en déséquilibre complet, avec 5 élèves de CP et 21 élèves de CE1. »

Un cas loin d’être isolé aujourd’hui, et que les près de 200 fermetures annoncées ne feraient qu’aggraver. Tout comme les situations de classes de maternelle à 27 élèves, dont certains porteurs de handicap nécessitent une prise en charge particulière : « On manque déjà d’AESH pour aider les enfants les plus fragiles, reprend Julien Pamart, mais dans ces conditions on ne pourra pas demander aux enseignants de leur apporter l’accompagnement nécessaire. »

Comme si cela ne suffisait pas, à toutes ces difficultés vient s’ajouter la décision de mettre fin au dispositif spécial de décharge d’enseignement pour les directrices et directeurs d’école. Depuis 1982, elles et ils bénéficient d’une décharge complète dès lors que l’école compte au moins cinq classes – alors que, dans le reste du pays, il faut une école à 12 classes pour en bénéficier.

Pourtant, la Mairie de Paris propose de reprendre à sa charge le coût (estimé à 116 millions d’euros l’an dernier) de ces décharges supplémentaires. « Les directeurs d’école font un travail administratif très lourd, qu’ils ne pourraient pas faire dans les mêmes conditions s’ils n’étaient pas déchargés », a argué la maire de paris, Anne Hidalgo.

« Un travail énorme et épuisant qui semble échapper au ministère », ironise tristement, devant le rectorat, Damien, enseignant à l’école élémentaire toute proche Rampal, en rappelant que c’est précisément ce que dénonçait en 2019 Christine Renon, directrice à Pantin (Seine-Saint-Denis), dans la lettre laissée derrière elle après son suicide dans le hall de son école.

Et ce n’est pas fini...

 

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