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Le blog de Bernard SARLANDIE

education

Je vous parle d'un temps...

2 Septembre 2021, 11:42am

Publié par Bernardoc

...que les moins de...65 ans ne peuvent pas connaître. (Putain que je suis vieux !)

 Lorsque j'étais petit, on évoquait les vacances en parlant de la semaine des 4 jeudis et des 3 dimanches ; en effet, à l'époque, le repos hebdomadaire dans l'enseignement élémentaire était le jeudi et non le mercredi.

L'école se terminait le 14 juillet et avec la chorale de mon école publique de garçons, nous allions chanter à la mairie du XVIII°. Le prof de musique, Daniel CHABRUN qui a fait son chemin depuis (je vous laisse chercher), pensait que La Marseillaise était inscrite dans nos gènes et nous ne l'avions donc jamais répétée. Comme dans "La table de multiplication " de Jacques BODOIN (encore mes références de vieux) on connaissait la musique, mais moins les paroles. C'est ainsi que je chantais à pleine voix "...contre nous de la tirelire...", ce que j'avais compris.

Comme nous finissions le 14 juillet, l'école reprenait le 1er octobre (si, si). Une année, mon père, qui venait d'être titularisé comme cuisinier à l'AP-HP, a réussi à obtenir le mois de septembre pour ses vacances. Bam ! C'est cette année que l'année était avancée au 15 septembre. Ça ne fait rien : j'ai fait ma rentrée en CE1 dans la classe unique, et mixte bien entendu, à l'école de Savignac Lédrier. Expérience intéressante qui a beaucoup comté pour moi.

 Ensuite, au lycée, cours le mercredi matin...et le samedi après-midi pour les TP de Physique-chimie ; grosse frustration au moment du Tournoi des 5 nations (la 6ème est venue beaucoup plus tard).

Quand nos enfants sont entrés à l'école, il n'y avait pas cours le samedi après-midi, mais je dois dire que les maîtresses de maternelle ne sautaient pas de joie en nous voyant débarquer le samedi matin.

Maintenant, 4 jours de cours par semaine et résistance des syndicats pour maintenir l'intégralité du mois d'août pour les vacances.

Je n'ai pas calculé, mais il me semble que "de mon temps" on travaillait plus.

Et ce n'est pas fini...

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Langues régionales SOS enseignement !

15 Mai 2021, 10:25am

Publié par Bernardoc

Pour que vivent nos langues, le 29 mai 2021, mobilisons-nous !

Depuis sa création à l’automne 2019 face au danger représenté par les réformes, de l’actuel ministre de l’Éducation nationale, notre collectif d’associations de promotion des langues régionales Pour Que Vivent Nos Langues a mené plusieurs actions publiques (rassemblement le 30 novembre 2019 à Paris, renouvelé sur tous les territoires le 10 octobre 2020). Leur objet : alerter l’opinion sur les conséquences de ces réformes pour l’enseignement de nos langues, mais aussi mettre en lumière la force vitale de ces langues, leur créativité, leur apport à la diversité culturelle du pays et de l’Humanité, alors même que leur danger de disparition est pointé par l’UNESCO.

En parallèle à ces actions unitaires de nos associations, le travail de l’Assemblée nationale et du Sénat a débouché, pour la première fois depuis 1951 (loi Deixonne), sur l’adoption le 8 avril, à une très large majorité transpartisane, de la loi sur la protection patrimoniale des langues régionales et leur promotion déposée par le député Paul Molac. Ce vote, arraché contre l’opposition farouche du ministre Blanquer, a suscité un immense espoir et des débats publics d’une ampleur et d’une qualité sans précédent.

Or, juste avant la date où elle aurait dû être promulguée, 61 députés ont saisi le conseil constitutionnel contre cette loi. Au moment où nous lançons cet appel, nous ignorons ce que sera le résultat de cette peu glorieuse manœuvre, à l’origine de laquelle se trouve le même ministre.

C’est là le dernier acte en date de l’entreprise de destruction de l’enseignement de nos langues par ce ministère, après

  • les effets néfastes d’une réforme du lycée qui a entraîné une baisse moyenne de 50 % des effectifs d’élèves

  • l’élaboration d’un soi-disant « Plan Langues » qui ignore les langues régionales

  • le blocage de l’inscription du flamand occidental et du franco-provençal à la circulaire 2017-072, circulaire que nous souhaitons voir complétée également des autres langues régionales qui en font la demande tel le picard

  • le refus obstiné de recevoir une délégation du collectif Pour Que Vivent Nos Langues.

Tout cela au nom d’une politique générale d’économies budgétaires et de casse des services publics.

Contre un ministère en décalage avec les aspirations d’une opinion publique fière de sa diversité culturelle et linguistique, nous marquerons, le 29 mai, notre détermination à créer, à écrire, à lutter pour nos langues et à les enseigner au plus grand nombre.

Nous serons nombreux à nous réunir le 29 mai dans toutes nos régions

pour que vivent nos langues !

Et ce n'est pas fini...

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Défendons l'école maternelle.

12 Mai 2021, 16:30pm

Publié par Bernardoc

Ce texte du 2 février dernier m'avait échappé. J'y souscris totalement, et je ne dirai jamais assez l'immense admiration que j'ai pour les maîtresses (ou les maîtres) de cette école.

Nous sommes enseignantes et enseignants de l’école maternelle, Atsem, parents d’élèves, chercheurs, militantes et militants de syndicats enseignants, d’associations complémentaires de l’École, de mouvements pédagogiques. Nous faisons vivre l’école maternelle… et pourtant notre expertise n’a pas été jugée digne d’intérêt par le Conseil supérieur des programmes (CSP) qui, sur instruction du ministre, propose une réorientation profonde du programme de la maternelle transformant ses missions jusqu’à les réduire à la seule préparation du CP et à ses tests d’entrée. Cette rupture avec l’équilibre trouvé en 2015 autour du triptyque « accueil, éducation, préparation à la scolarité future » dessine le portrait d’une maternelle où l’importation brutale de contenus inspirés d’une certaine vision de l’école élémentaire et recentrés sur les seuls « fondamentaux » ne peut que nuire au bienêtre et aux apprentissages des jeunes enfants, en particulier des plus éloignés de la culture scolaire.

Le programme de 2015 avait été plébiscité et approprié par les équipes pédagogiques. Toutes se retrouvent dans le projet d’une école maternelle accueillante, bienveillante, exigeante où la place centrale du langage et le rôle du jeu comme l’une des entrées dans les apprentissages ont été réinstaurés. Une école, soucieuse du développement de l’enfant dans toutes ses dimensions : langagières, cognitives, sociales, affectives, physiques, artistiques… Une école attentive aux progrès et réussites de chaque élève, aux objectifs communs ambitieux, mais avec le respect des différences de rythmes et de développement si prégnantes chez les plus jeunes, sans mise en compétition, ni culte de la performance.

Cette école est caricaturée et accusée de ne pas préparer suffisamment aux évaluations standardisées d’entrée au CP. Il est vrai que ces tests fondés sur une conception appauvrie de la lecture et des mathématiques, réalisés en format papier-crayon et instaurant des normes arbitraires sans rapport avec le programme en vigueur sont éloignés de ses objectifs actuels et de la richesse des apprentissages menés dans tous les domaines. Une richesse qui a valu à la maternelle la confiance sans faille des familles, bien avant que l’instruction à trois ans soit rendue obligatoire, cette dernière servant aujourd’hui de prétexte à la révision du programme, alors qu’elle a surtout permis une augmentation du financement public des écoles privées par les collectivités territoriales.

Absence de consultation, volonté de mainmise sur l’école, reprise sans condition du projet ministériel de resserrement de l’école sur les « fondamentaux » étriqués… témoignent que l’élève est perçu comme un perroquet docile. Le Service public d’éducation, réduit dans ses missions, ne formerait plus à une citoyenneté éclairée.

Cette ré-orientation aboutirait à des propositions qui confinent à l’absurde : instruire les élèves de trois ans à l’organisation grammaticale de la phrase ou à la phonologie (relation entre les lettres et les sons)… Comme si le langage pouvait se réduire à l’étude de la langue, avant même que d’être un moyen de communiquer et de penser le monde, comme si la priorité n’était pas de mettre en confiance tous les enfants pour qu’ils et elles osent s’exprimer et s’approprier les pratiques langagières de l’école.

De même, sous prétexte que la connaissance des nombres de 1 à 20 est difficile pour beaucoup d’élèves au CP, il faudrait obtenir des élèves de la grande section le comptage jusqu’à 100, de 10 en 10… Comme si rapprocher l’obstacle permettait de le franchir plus facilement ! Exercices systématiques de transformation de phrases, cahier de mots, carnet d’expériences scientifiques… Comme si reproduire les formes scolaires de l’élémentaire permettait la réussite de toutes et tous, quand la recherche démontre que « faire trop vite, trop tôt » génère l’échec, en particulier des élèves issus des classes populaires !

La mesure systématique de compétences en fin d’école maternelle cantonnerait les enseignements à des séances répétées d’entraînement à des techniques puis à un « bachotage » pour préparer les tests en CP. Comment cette note du Conseil supérieur des programmes qui évoque une évaluation standardisée des élèves, non seulement en fin de grande section mais également dès trois ans, peut-elle prétendre prendre en compte le bien-être du jeune enfant découvrant l’école ?

Les contenus proposés et la performance précoce induite font de la bienveillance une injonction paradoxale intenable pour les personnels enseignants.

De plus, l’idée d’apprendre ensemble disparaît et c’est au contraire un renforcement de l’individualisation qui se profile, renvoyant chaque enfant, chaque élève à lui-même, ses pré-requis et son adaptation anticipée à une forme scolaire empruntée à l’école élémentaire. Ainsi, par exemple, le jeu est vidé de sa composante sociale, et est sommé de se mettre au service exclusif d’apprentissages « sérieux ». Est-ce ainsi que peut se construire l’école du plaisir et du goût d’apprendre ensemble ?

Nous refusons fermement cette école qui soumet les plus jeunes enfants et leurs familles à la pression du résultat dès l’entrée en petite section. Quitte à faire assumer au seul apprenant et à sa famille la responsabilité d’une inadaptation à une norme scolaire renforcée et uniformément imposée à toutes et tous, le plus tôt possible.

Nous refusons cette école de la perte de sens des savoirs, de la performance précoce à tout crin, qui tourne le dos à la spécificité de l’école maternelle française. C’est en étant soucieuse de faire grandir les enfants qu’elle accueille, en explorant à l’égal tous les champs d’apprentissage, en multipliant les découvertes, les expériences de l’échange, de l’esprit et du corps, en construisant un langage réflexif et des savoirs ambitieux, que l’école maternelle cultivera l’envie d’apprendre et contribuera à une émancipation future.

Nous refusons cette école où les équipes enseignantes ne seraient que des exécutantes sommées de « se conformer à des protocoles précis ». Enseigner est un métier de conception.

L’école maternelle que nous voulons porte une toute autre ambition. Elle suppose un investissement à la hauteur des besoins : des effectifs réduits dans toutes les classes, des locaux et du matériel adaptés pour favoriser accueil et apprentissages, la présence d’une Atsem garantie à temps plein dans chaque classe, la reconstitution des réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté (Rased) et leur intervention dans toutes les écoles, à des fins de prévention… Cela implique également une formation initiale et continue d’ampleur et de qualité. Seul le maintien du programme de 2015 permet aux équipes pédagogiques de poursuivre en continuité les enseignements au cours des trois années du cycle d’une école maternelle, en préservant son identité.

Nous portons ainsi l’ambition d’une école maternelle œuvrant à former des enfants désireux d’apprendre et de comprendre le monde. Former des citoyennes et citoyens éclairés et critiques, oui, cela commence à l’école maternelle !

Les organisations signataires :

AFEF ; Ageem ; ANCP&AF ; CAPE ; Ceméa ; CGT-Éduc’action ; CNT-SO ; Collectif éducation 94 ; CRAP-Cahiers pédagogiques ; DDEN ; DEI-France ; FCPE ; GFEN ; ICEM-Pédagogie Freinet ; SE-UNSA ; SGEN-CFDT ; Interco-CFDT ; Snuipp-FSU ; Snuter-FSU ; Sud-Éducation. (j'ai été militant dans six de ces organisations)

Et ce n'est pas fini...

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Les infirmières scolaires, «invisibles» de l’éducation

4 Mai 2021, 12:10pm

Publié par Bernardoc

Extrait de Libération du 3 avril 2021

Avec la pandémie, elles font face à des conditions de travail dégradées. Alors que lycées et collèges ont rouvert ce lundi, elles dénoncent le flou qui entoure le retour des élèves en présentiel.

«Cette rentrée en présentiel risque d’être olé olé !» Gwenaelle Durand rigole nerveusement. De sa voix au téléphone, on devine sa mine déconfite. L’infirmière scolaire le reconnaît dans un soupir, «je préfère en rire qu’en pleurer, parce que sinon je ne tiendrais pas…» Ce lundi, collégiens et lycéens débarqueront à nouveau dans leurs établissements, en demi-jauge. Au programme, pour lutter contre la pandémie : déploiement des autotests dans les lycées et de tests antigéniques dans les collèges.

A l’approche du jour J, elle sait qu’elle n’est pas la seule à s’inquiéter. Ces derniers jours, elle sent la panique monter chez ses collègues. Avec sa casquette de secrétaire générale du Syndicat national des infirmiers et infirmières éducateurs de santé (Snies Unsa), elle insiste : «Avec tout ce qu’on a à gérer côté Covid, on ne s’en sort plus.» Comme beaucoup de consœurs et confrères, elle peine à prendre en charge les élèves en souffrance, une de leurs prérogatives. «Et avec cette reprise, on nous rajoute encore des tâches sans recruter. La fin d’année va être longue, très longue.»

Grande nouveauté pour cette reprise : les autotests dans les lycées. Chaque semaine, à partir du 10 mai, les élèves devront se fourrer eux-mêmes un écouvillon dans le nez. Pour l’instant, «c’est le flou complet» concernant la façon dont ce dispositif sera mis en place. Jusque-là, «on espérait que les autotests auraient lieu à domicile après avoir montré aux jeunes comment faire», commente Sylvie Magne, secrétaire académique du Syndicat national des infirmièr(e)s conseiller(e)s de santé (Snics FSU) à Nantes. Mais les dernières consignes ne lui inspirent pas confiance : «A priori, les autotests se feront dans les établissements scolaires jusqu’à la fin de l’année. C’est ingérable !»

Que faire des déchets contaminés ? Comment prendre en charge un cas positif ? De quelle façon superviser les centaines d’adolescents qui défileront tests à la main ? Autant de questions auxquelles la responsable syndicale est incapable de répondre. Pour elle, impossible de tout gérer avec si peu de personnel : «On ne peut pas se démultiplier !» Actuellement, l’Education nationale compte 7 700 infirmières et infirmiers scolaires (96 % sont des femmes)… pour 62 000 établissements.

Et ce n'est pas fini...

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Lettre ouverte aux élu.e.s majoritaires du Haillan.

3 Mai 2021, 18:16pm

Publié par Bernardoc

S'il y en a qui doivent se retourner dans leur tombe en lisant la dernière tribune libre de ce groupe, ce sont bien les trois écrivains qui illustrent brillamment notre devise républicaine dans la salle des mariages : Montaigne, Montesquieu et Hugo.

En effet, voulant sans doute apparaître moderne et progressiste cette tribune massacre la langue de la République en utilisant l'écriture dite « inclusive » augmentant ainsi les difficultés de compréhension.

« C'est au/à la maire » : expliquer à un non-francophone qu'il n'y a pas le choix entre « au » et « à » n'est pas évident ; peut-être manque-t-il un signe de ponctuation ?

« Les trois agent.e.s » : le « s » s'impose-t-il à « agente » puisqu'il n'y en a qu'une ?

Je me pose une question concernant « actif.ive » ; s'il y a des règles concernant cette façon d'écrire, pourquoi ne pas écrire : « acti.f.ve » ? On pourrait faire la même remarque concernant l'adjectif « soucieux ». Je suggère « soucieu.x.ses », tout aussi pertinent.

« Ils.elles interviennent » : pourquoi un « s » à « elle » puisqu'elle est seule ?

« Les police nationale et municipale » : après un article pluriel, le nom ne doit-il pas être également au pluriel ?

Non, vraiment, pour établir l'égalité femmes/hommes, il y a d'autres moyens que triturer l'orthographe, ne serait-ce que commencer par mettre en pratique la formule « à travail égal, salaire égal », ne pas imposer du travail partiel contraint, ne pas pénaliser les carrières pour cause de maternité,...Et là il y a encore du boulot à faire !

Bernard P. SARLANDIE, ancien professeur de lettres,

bienheureux de ne pas avoir à enseigner aux élèves en difficulté ces pseudo règles.

Et ce n'est pas fini...

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SNU : ARRETONS LE MASSACRE !

21 Avril 2021, 12:21pm

Publié par Bernardoc

Extraits d'une déclaration de Solidaires jeunesse et sports

 

Service National Universel (SNU), nom masculin (origine : acharnement présidentiel) :

Dispositif d’endoctrinement et de formatage de la Jeunesse. Certains disent aussi de lui qu'il n'est rien d'autre qu'un dispositif de recrutement pour la police et l'armée.

 

Pour l’Education populaire ? Des uniformes !

Depuis le début, nous nous opposons à ce dispositif et exigeons son abandon immédiat car malgré l’effort de propagande fait autour de lui par le Gouvernement, il n’est rien d’autre qu’un énième dispositif souhaitant mettre au pas la Jeunesse. De plus, nous demandons à ce que les personnels Jeunesse et Sports ne soient plus associés à ce simulacre de « mixité sociale » qui n’est en fait rien d’autre qu’un acharnement du président de la République et un reflet parfait de la « politique communicationnelle ».

Dispositif décadent (re)cherche partenaires particuliers

Aujourd’hui, il n’est pas difficile de dire que le Service National Universel (SNU) est rejeté par l’écrasante majorité des acteurs du champ de l’Education Populaire et la Jeunesse. La première fédération à avoir rejeté ce dispositif, dès octobre 2019, est la Fédération des Centres sociaux et Socioculturels de France (FCSF) ; depuis de très nombreuses organisations de Jeunesse et de l’Education populaire lui ont emboîté le pas.

Le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (CNAJEP), par l’intermédiaire de sa vice-présidente Lucille Bertaud, émet même des doutes sur la « pertinence » du SNU concernant l’enjeu de la mixité sociale. De surcroît, le CNAJEP demande de "redéployer les crédits du SNU, vers une politique de jeunesse globale attentive aux jeunes qui en ont le plus besoin". Le contexte sanitaire ne fait que renforcer le besoin criant des associations d’avoir de réels financements en soutien au secteur associatif pour porter des projets de long terme et d’éducation populaire. La politique de Jeunesse menée par le Gouvernement (notamment à travers le SNU) n’est pas ancrée dans une vision stratégique de soutien, de participation à des initiatives, elle relève juste d’une politique marketing mensongère aux objectifs réels douteux.

En 2020, la majorité des services s’insurgeaient contre l’impréparation du SNU et notamment de son séjour de cohésion. Un cahier des charges livré avec 3 mois de retard, des budgets inexistants à deux mois de la tenue du séjour, sans compter les cafouillages sur les contrats de travail des encadrants… Cette situation intenable en 2020, devient insultante quand elle se reproduit à l’identique une année plus tard. La crise sanitaire ne peut ni tout expliquer, ni tout excuser. Qu’est-ce qui explique cette faculté incroyable à préférer l’impréparation généralisée ou même l'absurde comme fondement ? Pour rappel, les dates retenues pour les séjours de cohésion vont se heurter joyeusement à des périodes d'examens scolaires et à des dates de stages professionnels.

Dans les plus hautes sphères de l’Administration de l’Etat, c’est la panique générale, le rafiot SNU tangue fortement, pourquoi ? Car la jeunesse n’en veut pas, n’en a jamais voulu et n’en voudra pas !

Alors que le Gouvernement crie dans tous les médias que le SNU vit une importante montée en charge, nous sommes obligés d’y apporter une lecture contradictoire. En effet, en 2021, l’objectif de jeunes en SNU est fixé à 25 000 alors que cet objectif était de 30 000 en 2020. Pour rappel, les « séjours de cohésion » ne se sont pas déroulés, en 2020, du fait de la crise sanitaire. Cette dernière a évité au Gouvernement de devoir justifier un lamentable (et heureux) échec. Lorsque l’on passe comme objectif de 30 000 à 25 000, il ne faut pas être un grand mathématicien pour voir que l’objectif est en forte baisse. Adaptation à un désaveu de la Jeunesse ou début d’enterrement ?

Malgré cette forte diminution de l’objectif 2021, nous pouvons annoncer que cela correspond à 14% de l’objectif-cible, avec 3500 inscrits.

La panique est caractérisée.

Le SNU n’est pas simplement un dispositif d’endoctrinement de la Jeunesse, il est aussi une gabegie financière et surtout un frein au développement d’une politique de jeunesse ambitieuse.

Pour 2021, le coût du SNU est estimé par le Sénat à 61 millions d’euros. Comme le demande le CNAJEP, une réorientation immédiate des crédits vers une politique de Jeunesse serait le bienvenue et ce, encore plus dans le contexte actuel. Surtout quand nous savons le montant des rémunérations relativement élevées pour les chefs de centres (7080 euros pour 59 jours de travail maximum), quand d’autres participants auront droit à une rémunération assez faible à travers un Contrat d’Engagement Educatif (CEE). Enfin, ce qui est extraordinaire c’est que les agents publics de l’Education Nationale seront autorisés à s’absenter pour participer activement au SNU avec maintien du traitement plus le salaire pour chef de centre par exemple. L'exemple est connu mais, lorsque le sens est douteux, l'argent est le dernier recours pour attirer.

Ce constat rejoint les besoins exprimés par le Mouvement Associatif, en février 2021, à travers ses « 16 PROPOSITIONS pour une vie associative ambitieuse dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville ». L’une d’elle, la numéro 3, est la suivante : « Renforcer les liens entre les CEPJ et les petites associations, notamment par la co-construction de projets communs, la mise en réseau d’acteurs et de ressources, la relocalisation au plus près des territoires pour un service public de qualité, dans l’intérêt des habitants.».

Et maintenant, qu’allons-nous faire ?

Nous demandons l’arrêt immédiat du SNU et la réorientation des montants non-dépensés aux différentes politiques de soutien à la vie associative.

Nous exigeons qu’une réflexion soit entreprise par le gouvernement pour recréer un Service Public Jeunesse et Sports au service de l’intérêt général et de mener des politiques publiques coopératives. Vivons nos métiers comme ils doivent l’être, à savoir sur le terrain, au service de l’Education Populaire !

Et ce n'est pas fini...

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Tout au long de la vie.

9 Avril 2021, 15:16pm

Publié par Bernardoc

Les jeunes adultes sont de plus en plus nombreux à reprendre des études pour obtenir un nouveau diplôme, quelques années après avoir commencé leur vie active, observe le Centre d’études et de recherches sur les qualifications ­(Céreq), dans une étude parue fin 2020. Depuis vingt ans, « ce phénomène continue d’augmenter au fil des enquêtes », constate Alexie Robert, chargée d’études au Céreq. La part de jeunes qui reprennent des études dans les sept ans qui suivent leur entrée dans le monde professionnel est ainsi passée de 14 % pour les jeunes diplômés en 1998, à 23 % pour ceux sortis en 2010, tous niveaux de diplômes confondus.

In Le Monde du 8 avril 2021

 

Le journal paraît s'étonner de cette tendance. Lorsque j'ai commencé ma carrière de prof à la fin des années '70 (avant le minitel – les vieux comprendront), j'avais coutume de dire à mes élèves que le métier qu'ils exerceraient quand viendrait le moment de prendre leur retraite n'était pas encore inventé. A cette époque je ne me souviens pas qu'il y ait eu de COP (Conseiller d'Orientation Psychologue) dans mon CET (-->LEP-->LP). C'était à nous, l'équipe éducative, réduite, d'encourager les élèves à poursuivre leurs études jusqu'au bout et à leur faire découvrir qu'ils pouvaient élargir leur options professionnelles.

C'était la même chose que nous pratiquions au CETAD de BoraBora au milieu des années '80.

Mais ces ouvertures professionnelles, je me les suis appliquées à moi-même. La première fut un peu forcée par Jospin qui avait partagé notre corps en deux grades. Réponse syndicale : inscrivez-vous à un maximum de concours pour montrer au ministre que sa réforme n'était pas bonne. C'est ainsi que je suis devenu CPE, et dans la foulée j'ai passé le concours de chef. Et à l'époque, j'ai eu la chance, à chaque fois, d'être formé avant de changer de métier. C'est pour cela que j'ai coutume de dire que, si j'ai passé mes 40 ans de carrière à l'Education nationale, j'y ai exercé six métiers, dans pas moins de dix établissements (sans compter ceux situés à l'étranger): belles occasions de se renouveler et d'éviter la monotonie.

S'il vous plaît, pas de « OK boomer ».

Et ce n'est pas fini...

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Ecole à la maison

8 Avril 2021, 13:39pm

Publié par Bernardoc

Selon des chiffres dévoilés par l’Unicef au début du mois de mars, les établissements scolaires n’avaient pas rouvert depuis un an pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde. Environ 214 millions d’enfants, soit un sur sept, avaient manqué plus des trois quarts de leur scolarité en présentiel.

Selon l’Unesco Hausse des inégalités, déscolarisation, retards d’apprentissage, troubles psychologiques… en France et dans le monde, la fermeture des écoles a des conséquences multiples, parfois désastreuses.

« Alors que la pandémie de Covid-19 entre dans sa deuxième année, l'impact sur la santé mentale et le bien-être psychosocial des enfants et des adolescents est alarmant. Un plus grand nombre d’enfants souffrent de troubles d'anxiété liés à la crise sanitaire. A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, il est urgent de se demander comment soigner leurs âmes. Plus que jamais, nous devons aider les enfants et les jeunes à gagner leur estime de soi, leur confiance en eux, à développer leur empathie, le respect de l’autre, l’art de vivre. Nous devons donner la priorité aux services de santé mentale et apporter à notre jeunesse le soutien, la protection et l’accompagnement dont elle a besoin. »

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre

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Rien n'arrêtera la connerie !

27 Février 2021, 10:26am

Publié par Bernardoc

Cette image, qui se veut politiquement correcte et inclusive, montre que le syndicat dans lequel j'ai milité jadis est tombé bien bas dans sa connaissance à la fois physiologique et grammaticale. Eh bien non, moi Bernard, je ne réclame pas de protections périodiques, je laisse cela à l'autre moitié de l'humanité.

Et ce n'est pas fini...

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Syndicalisme étudiant.

21 Février 2021, 10:07am

Publié par Bernardoc

Lorsque j'étais étudiant (vers la fin des années '60), l'Unef n'était déjà plus le seul syndicat, elle était concurrencée par la Fnef (droite), mais elle était encore majoritaire, ce qui n'est plus le cas. D'aucuns ont déploré qu'elle se fasse représenter par des étudiantes mettant en avant leurs convictions religieuses de façon ostentatoire. Les cathos du PSU étaient moins tapageurs à l'époque. Maintenant c'est la Fage qui est le syndicat majoritaire et qui, vu de l'extérieur, me paraît faire son boulot corporatiste. Quant à l'Unef, son avenir est aussi brillant que le fut celui de la Mnef.

Il y a environ deux ans, j'allais à une réunion à la Bourse du Travail et le hall était occupé par le congrès fondateur d'un nouveau syndicat, la Fédération Syndicale Etudiante. Je pensais qu'il s'agissait d'une scission de gauche d'anciens militants de l'Unef, lassés de ses compro/soumissions. Si l'on peut regretter l'émiettement syndical, si dommageable, faire revenir un syndicat de gauche au sein de l'université pouvait cependant être acceptable. Il aurait pu être universaliste et laisser de côté décolonialisme et fantasmes « racisés ». Or je viens de voir la composition du bureau élu (?) le mois dernier. Apparemment la secrétaire générale n'hésite pas à twitter ce genre de messages : « Je m'en fiche de notre Dame de Paris car je m'en fiche de l'histoire de France » ou bien « On devrait gazer tous les blancs cette sous race ». Une autre membre du bureau (avec deux membres masculins sur sept) est chargée des « oppressions systémiques ».

C'est bien que la CGT ait proposé son accueil à des étudiants, mais dommage qu'il en soit sorti des responsables avec lesquels il me semble que nous avons quand même nous, de la grande maison, quelques différences.

Si Campus Vox, média de la « conservatosphère » (donc pas encore de la fachosphère?) ment, je suis prêt à retirer ce billet.

Et ce n'est pas fini...

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